Le Royaume de Bretonnie
Bienvenue en Bretonnie, manant(e) ! N'oublie pas, avant toute chose, de te présenter selon le Sainct Patron de Présentation dans la section prévue à cet effet : http://labretonnie.forumactif.com/t1-presentation-voici-le-patron-que-vous-devez-suivre



 
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 Demeure seigneuriale.

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Mictlantecuhtli
Chevalier de la Quête
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Localisation : Belgique, province de Liège
Date d'inscription : 16/06/2016

MessageSujet: Demeure seigneuriale.   Sam 17 Juin 2017 - 1:47

AVIS A NOTRE AIMABLE LECTORAT : Ce sujet a été classé "monstre de longueur et de complexité apte à trucider Zola" par les autorités compétentes (moi-même, en bref). Avant de vous lancer dans ce qui suit, il est important que vous disposiez de votre soirée ainsi que d'un esprit reposé. Une pipe à opium savamment dosée est une aide non négligeable à envisager ...

Vous voila prévenus ... Place à la prose.

Sur un vieux sentier de la forêt d'Arden à moitié envahi de ronces, une petite troupe progressait péniblement. A sa tête, le seigneur Mictlantecuhtli se tenait droit et impassible sur son destrier, l'oeil vigilant au moindre signe d'embuscade. Depuis une semaine déjà, laissant derrière lui les tours du grand château d'Artenois, il avait mis le cap au sud-est, vers le fief que le duc Chilfroy lui avait accordé en l'adoubant chevalier du royaume. Dans son sillage avançaient à pied les porteurs de ses bagages, protégés par une dizaine d'hommes d'armes.

Très versé dans l'art de la guerre, le duc avait pour habitude de mettre à l'épreuve ses nouveaux chevaliers en leur attribuant des terres presque sauvages, sans cesse disputées aux tribus d'hommes bêtes, d'orques et de gobelins. Son suzerain n'avait pas fait entorse à ce fier principe en le nommant seigneur d'Aurevallis, un domaine situé au coeur de la forêt dont personne à la cour n'avait entendu parler. Ce n'est qu'au fil des haltes dans les rares villages qui parsemaient sa route que le chevalier était parvenu à glaner quelques informations. Il apprit ainsi que, dans d'obscures et très archaïques dialectes bretonniens antérieurs à l'unification du royaume, Aurevallis signifiait littéralement "val d'or". Si cette terre méritait incontestablement cette appellation - du fait de l'abondance de ses ressources naturelles -, elle avait sans cesse subit les assauts des hordes sauvages hantant les recoins les plus sombres de la forêt. Ceux qui en connaissaient l'existence considéraient l'endroit comme particulièrement néfaste. Plusieurs fois dévasté et abandonné au fil des siècles, le domaine avait vu passer de nombreux seigneurs. Tous sans distinction partageaient à présent les obscures frondaisons comme ultime lieu de repos, avec les feuilles mortes pour seul linceul. Les terres étaient dépeuplées à des lieues à la ronde et les rares pâtures avaient été réclamées par une forêt dense où des loups avides se substituaient aux moutons.  

Le seigneur Mictlantecuhtli commençait à redouter une machination ourdie par le duc. L'assigner à un territoire aussi dangereux avec pour toute aide quelques hommes mal équipés, ça ne ressemblait que trop à une condamnation à mort grossièrement déguisée. Cependant, il s'abstint de manifester ouvertement la moindre appréhension. Une chose au moins contribuait à le rassurer : dans une région à ce point tourmentée, il pouvait espérer trouver une véritable place forte ainsi qu'un bon réseau de défenses.  

Alors qu'il méditait sur ce point, le chemin déboucha soudainement sur un espace dégagé où quelques tentes avaient été plantées et parmi lesquelles une cinquantaine de gueux crasseux allaient et venaient. Le voyage était terminé. L'intendant du duc Chilfroy l'avait avisé lors de son départ qu'un groupe de paysans le précédait de quelques semaines, avec la charge de rénover sa demeure. Dès qu'ils le virent, ses gens interrompirent leurs tâches et mirent genou à terre. Son regard passa de l'un à l'autre, avant de s'arrêter sur l'objet de leur affairement. Au prix d'un immense effort, il parvint à rester de marbre face à la vision qui s'offrait à lui, soulevant tout juste un sourcil de perplexité.

Ayant identifié le responsable du chantier à ses oripeaux moins crasseux que la moyenne, il le convoqua d'un geste sec. Avec révérence, et les mains tremblantes, l'architecte présenta ses plans sans oser croiser le regard peu amène de son maître.

Le nouveau seigneur des lieux s'attela alors à l'analyse des fournitures et des schémas de construction ...


Première partie : le donjon.

Matériel :

Pour la maçonnerie :

- une surface rigide pour la base (carton fort, plastique, fine plaque de bois, etc.).
- des blocs de polystyrène d'isolation (pour une épaisseur standard de 4 cm, prévoyez l'équivalent d'une surface carrée de 16 cm de côté et quelques chutes d'un centimètre d'épaisseur en sus).
- du ciment de rejointoiement (du ciment ordinaire ou tout autre produit approchant peut faire l'affaire)
- du sable blanc très fin.
- quelques gouttes de peintures (dans des tons bruns ou ocres).
- quatre petites chevilles de bois ou de métal.

- de la colle à bois PVA.

Pour la menuiserie :

- du carton fort (type dos de bloc de cours).
- une soixantaine de touillettes à café en bois.
- des languettes de bois de 5 mm de large sur 1 mm d'épaisseur et de longueurs variées (suffisamment pour recouvrir une surface de plus ou moins 500 cm², soit 5/6e d'une feuille A4).
- nonante centimètres de bois à section ronde de 4 ou 5 mm de diamètre (les rejets de pommiers et poiriers font généralement l'affaire).
- seize bois à section carrée (5 mm) de 5 cm de long.
- huit bois à section carrée (3 mm) de 9 cm de long.
- quarante-cinq allumettes de 55 mm de long.

- de la colle à bois PVA.
- de la colle forte à prise rapide (facultative).

Outillage :

- scalpel / couteaux de modélisme.
- latte, équerre et rapporteur.
- du matériel de pyrogravure (à défaut, un poinçon et une bougie).
- une foreuse.
- pinceaux (dont usagés pour l'encollage).
- papier abrasif.

NB : Les proportions prises par ce sujet ne pouvant être qualifiées que de gargantuesques, les différentes photos ont été dissimulées derrière des spoilers afin de rendre votre navigation plus fluide.

ETAPE 1

Dans vos blocs de polystyrène, découpez des octogones réguliers faisant 8 cm de large (d'un côté à son opposé, et non d'angle à angle). Si vous disposez de plaques de 4 cm d'épaisseur, répétez l'opération quatre fois. Ces éléments s'empileront afin de former la partie maçonnée de la tour. Si vos plaques sont plus fines ou plus épaisses que les miennes, adaptez le nombre d'octogones pour atteindre une hauteur totale d'environ 16 cm.

Chutez l'intérieur de chaque bloc de façon à ne conserver que des parois de plus ou moins un centimètre d'épaisseur. Collez ensuite les octogones deux à deux avec de la colle blanche. Une paire formera le rez-de-chaussée et l'autre le premier étage.

Spoiler:
 

ETAPE 2

Passez à présent à la découpe des ouvertures. Au rez-de-chaussée, aménagez une porte d'environ deux centimètres de large et trois fenêtres/meurtrières en laissant à chaque fois un mur plein entre elles. Sur ces murs libres viendront ultérieurement s'appliquer des contreforts.

Au premier étage, découpez simplement une fenêtre/meurtrière par mur. Vous pouvez réduire leur nombre si vous le souhaitez, mais vous sacrifierez alors des angles de tir potentiels.

Enfin, insérez vos chevilles de bois ou de métal dans le sommet des murs du rez-de-chaussée. Pour ce faire, mieux vaut pré forer délicatement et déposer une goutte de colle blanche au fond de chaque trou.

Installez le premier étage sur le dépassant des chevilles et - après vous être assuré que vos murs se trouvent parfaitement dans le prolongement les uns des autres, appliquez une pression modérée ; juste assez pour emboutir le polystyrène. Vous aurez ainsi repéré les endroits à forer afin d'accueillir le dépassant des chevilles.

Astuce : Afin de retrouver plus facilement le sens d'emboîtement de vos deux étages, répartissez les chevilles selon un motif asymétrique. Vous pouvez par exemple en disposer trois au centre des murs et une dans un angle.    

Spoiler:
 


ETAPE 3

Au centre de chacune des faces du premier étage, tracez un petit trait horizontal au crayon, deux centimètres sous le sommet des murs.

Directement sous ce trait, découpez des petites niches rectangulaires de 5 mm de haut sur 1 cm de large en prenant soin de bien les centrer. Ne traversez surtout pas toute l'épaisseur du mur : une profondeur de quelques millimètres sera amplement suffisante.

Spoiler:
 

Enfin, au centre de chaque mur du rez-de-chaussée qui ne comporte ni porte ni fenêtre, délimitez une bande d'un centimètre de large allant de la base jusqu'au sommet. Ces espaces doivent demeurer vierges, car c'est là qu'il faudra coller les contreforts.

ETAPE 4  

Voici venir l'étape la plus hallucinante de ce projet. Je vous expose ici (et en avant-première mondiale, petits veinards) une méthode que j'ai mise au point pour l'habillage des murs. Etant son heureux père, je l'ai affectueusement baptisée "méthode DFFQAVDTAP" (Du Fou Furieux Qui A Vraiment Du Temps À Perdre). Explication ci-dessous :

Ce procédé n'est techniquement pas très compliqué, mais horriblement chronophage. Il s'étale sur plusieurs jours et ne comprend pas moins de sept étapes. Le résultat final me plaît tout particulièrement, car il tranche avec les habituels murs de pierres grises tracées au bic que l'on trouve presque partout. Si vous suivez cette proposition, vous aboutirez à des murs disposant d'un beau relief et d'un aspect imitant le grès.

Trêve de long discours, passons plutôt aux faits :

A) Sur vos murs encore nus et uniformes, tracez au crayon votre maçonnerie. Vous pouvez choisir un motif régulier et répétitif, tels que des lits de pierres rectangulaires. Pour ma part, même si cela prend beaucoup plus de temps, je recherche une certaine irrégularité qui rend les choses plus naturelles.

B) Avec une pointe à pyrograver, creusez les joints autour de chacune de vos pierres en suivant vos traits de crayon. Soyez toujours très attentifs à la chaleur dégagée, et n'hésitez pas à couper de temps en temps l'alimentation de l'appareil pour ne plus progresser qu'avec sa chaleur résiduelle. Une température excessive engendrerait des sillons très larges et irréguliers, chose à éviter.

Anecdote:
 


Astuce : ne commettez pas l'erreur d'employer un bic ou un feutre lors de votre dessin des pierres. L'encre n'est pas du tout détruite par la chaleur du pyrograveur : elle fond et reste dans les sillons, ce qui lui laisse toute latitude de teinter vos murs lors des étapes ultérieures. Ce menu détail a déjà ruiné mon travail par le passé. Je vous mets par conséquent chaudement en garde contre ce phénomène.    

C) Vos murs étant creusés, vous allez remplir ces sillons avec du mortier (surtout pas trop liquide, mais pas trop compact non plus, au risque d'avoir des difficultés à le faire entrer). Au diable la subtilité : tartinez généreusement toute la surface avec votre mélange et raclez en appuyant légèrement avec une petite palette ou une spatule en bois. Assurez-vous que tout soit bien comblé, puis patientez le temps que le mortier soit à moitié pris.
Avant qu'il ne soit complètement séché, nettoyez délicatement la surface avec une éponge légèrement mouillée, pour ainsi dire sans appuyer afin de ne pas creuser vos joints. Repassez plusieurs fois, jusqu'à ce que la surface de vos pierres soient à nouveau parfaitement visible.

Laissez à présent sécher totalement le mortier.

D) Préparez une petite quantité de colle blanche que vous allongerez d'un subtil trait d'eau. Le but est simplement d'assouplir la colle pour faciliter son application. Application ? Oui : sur la surface de chacune de vos pierres. Une à une et avec beaucoup de soin pour éviter le moindre débordement dans vos joints fraîchement réalisés.

Après avoir ainsi garni une bonne dizaine de pierres, versez dessus une généreuse quantité de sable blanc très fin. Appuyez légèrement si vous le souhaitez, mais ce n'est pas une obligation. Renversez ensuite le support pour vous débarrasser du sable excédentaire, puis reprenez votre progression avec la colle. En travaillant ainsi par petits groupes, vous éviterez de voir la colle sécher sur vos premières pierres avant d'avoir pu y appliquer le sable.

E) Laissez passer une nuit, puis préparez un second mélange colle/eau, cette fois plus allongé. Cette étape est quasiment identique à la précédente : il va falloir remettre de la colle sur toutes vos pierres, mais le fait qu'elles soient déjà "ensablées" facilitera grandement votre travail. Une colle suffisamment diluée se diffusera presque instantanément dans toute la masse de sable. Vous n'aurez par conséquent qu'à déposer une goutte et le tour sera joué. Comme précédemment, travaillez par groupes de quelques pierres, puis versez du sable avant de passer aux suivantes. Cette étape peut paraître redondante, mais c'est elle qui confère un réel volume à la maçonnerie. Avec cette seconde couche, les joints sont plus marqués et les pierres acquièrent du relief. Si vous le désirez, vous pouvez répéter le procédé une troisième fois en ne ciblant que quelques pierres éparses afin qu'elles ressortent d'avantage. A voir, selon vos goûts.

F) En l'état, le mur est terne et ne ressemble pas beaucoup à du grès. Cette pierre à l'aspect sableux (la nature est bien faite) existe en une grande variété de teintes. Munissez-vous de quelques pots de peintures dans des tons bruns/ocres. Prélevez-en quelques gouttes que vous disposerez séparément dans des soucoupes. Ajoutez-y de l'eau dans de larges proportions (une goutte de peinture pour dix d'eau est déjà amplement suffisant). Sélectionnez des pierres au hasard et déposez dessus une petite goutte de couleur diluée. Comme pour la colle, sa diffusion dans le sable sera très rapide et uniforme. Evitez de prendre de trop grosses gouttes, car, une fois le sable saturé, le liquide s'épancherait dans les joints, ce qui les teinterait. C'est une chose qui peut arriver de temps en temps, alors pas de panique : il vous suffira de repasser les zones affectées avec de petites touches de peinture grise. Colorez quelques pierres avec une teinte avant de passer à une autre. Laissez aller votre main au hasard afin que le motif soit varié et relativement homogène.

G) Une fois les couleurs sèches, réalisez un dernier mélange bien liquide de colle blanche et d'eau que vous appliquerez en travers de tout (joints et pierres). Son rôle est de garantir la cohésion du sable et des joints. Sans cela, vos pierres pourraient s'effriter à force de manipulations et des chocs risqueraient de déloger les joints les plus fragiles. Toute votre maçonnerie sera ainsi protégée et ne formera plus qu'un tout résistant aux agressions extérieures.

Les murs externes sont à présent terminés. Ci dessous, un photomontage du résultat des différentes étapes que nous venons d'aborder. Je tiens à préciser que le zoom et l'éclairage frontal ne sont pas les conditions optimales pour apprécier le rendu de cette méthode, bien au contraire. C'est justement sous une lumière oblique que se révèlera tout le relief de ce mur pas comme les autres. Je vous invite par conséquent à apprécier le résultat sur les photos générales en fin d'exposé.    

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Pour ce projet en particulier, j'ai souhaité que mes pierres soient plus sombres et patinées (la demeure étant supposée se trouver en pleine forêt). Afin d'obtenir ce rendu, j'ai exceptionnellement ajouté une étape supplémentaire juste avant l'encollage final. Elle consistait simplement à appliquer un produit assombrisseur dilué dans de l'huile de colza pour en atténuer l'effet. Cette phase est facultative si vous préférez des pierres claires et bien colorées.  

ETAPE 5

J'évoquais plus haut les contreforts des murs du rez-de-chaussée. Il est temps de les réaliser.

Il s'agit simplement de quatre blocs de polystyrène, dotés d'une section carrée d'un centimètre de côté. Ils sont longs de 8 centimètre et leur sommet est recassé à 45°. Une fois découpés, traitez-les de la même façon que les murs avant de les coller en place sur chaque espace prévu à cet effet.

Ci-dessous, ils sont prêts à recevoir le mortier.

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ETAPE 6

Après ces laborieuses étapes, nous passons à du plus léger avec la réalisation de la base, de la porte, du plancher et des murs intérieurs.

Sur votre base en carton ou en plastique, disposez le bloc du rez-de-chaussée. Centrez-le et tracez les limites au sol des murs intérieurs. Garnissez cette surface de petits morceaux de carton fort ou de plastique épais afin de simuler des dalles qu'il ne vous restera qu'à peindre. Vous pouvez aussi choisir de coller des lattes de bois pour obtenir un plancher.

La porte se réalise simplement en relevant le profil de votre ouverture sur une feuille de papier. Découpez ensuite quelques chutes de bois afin qu'elles s'y adaptent et assemblez-les avec des renforts transversaux. Pour la clinche, j'utilise simplement une grosse tête d'épingle.
Traitez la porte avec le produit de votre choix avant de déposer un fin trait de colle blanche sur son pourtour. Glissez là ensuite à sa place.

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Vous pouvez à présent coller le rez-de-chaussée sur la base et décorer le sol à l'extérieur du bâtiment comme bon vous semble.  

Le plancher du premier étage se réalise à peu près comme le sol du rez-de-chaussée. Relevez le tracé de l'intérieur du premier étage sur une feuille de papier. Ensuite, augmentez la taille de la forme obtenue d'un bon millimètre sur tous les bords. Découpez de fines lattes de bois et assemblez-les afin de réaliser une plateforme qui épousera parfaitement votre dessin.
Ceci étant fait, il ne vous reste qu'à aménager une rainure à la base du mur intérieur du premier étage. Votre plancher viendra s'y loger et n'engendrera ainsi aucune surépaisseur lorsque vous empilerez les étages. Par souci de réalisme, n'oubliez pas d'aménager une ouverture pour circuler d'un niveau à l'autre.

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Les murs ainsi que l'intérieur des fenêtres seront traités d'une manière très simple, mais en parfaite concordance avec les standards de l'époque : passez une ou deux couches de colle blanche pour protéger le polystyrène des chocs, puis peignez l'ensemble en blanc. Il est possible auparavant de texturer les murs. Par exemple, en additionnant un peu de sable grossier à la colle blanche.
Au final, vous obtenez des murs qui semblent avoir reçu une couche d'enduit avant d'être blanchis à la chaux. C'est un traitement que l'on retrouve fréquemment dans les demeures médiévales et qui a de plus l'avantage d'être aisé à reproduire dans cet espace exigu.

La partie "maçonnée" s'achève ici. Vous entrez à présent de plein pied dans la menuiserie.    

ETAPE 7

Sur du carton fort, tracez un octogone régulier avec une largeur de 12 cm. A l'intérieur, dessinez un second octogone concentrique de 7 cm de large et découpez-le soigneusement au scalpel. Conservez cette pièce, car elle n'est en aucun cas à jeter.

Sur le grand octogone, délimitez une bande de 5 mm de large sur tout le pourtour de l'orifice central.

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ETAPE 8

Dans vos languettes de bois de 5 mm de large sur 1 d'épaisseur, découpez des sections aux extrémités biseautées à 45°. Comptez-en huit de 5 cm, huit de 4,5 cm, huit de 4 cm et enfin huit de 3,5 cm (la mesure étant toujours prise sur le grand côté du bois et non celui raccourci par la découpe).

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Remarque valable pour toutes les étapes ultérieures de "charpenterie - menuiserie" : à si petite échelle, les différents bois se confondent vite une fois collés côte à côte. Afin de renforcer visuellement leur individualité, je vous recommande vivement de "casser" toutes les arrêtes apparentes à l'aide de papier abrasif. Après assemblage, les jointures sont ainsi soulignées et le motif des bois s'apprécie mieux.    

ETAPE 9

Collez à présent ces différentes pièces sur le grand octogone, de façon à garnir toute sa surface, hormis la bande réservée lors de l'étape 7.

Vous parviendrez normalement au résultat ci-dessous. Si à l'instar de ma personne vous avez eu la main un peu lourde lors de la découpe, n'ayez crainte : les éventuels joints imparfaits seront masqués par la suite.  

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ETAPE 10

Nous abordons l'une des étapes les plus longues : la pose du parquet.

Pour commencer en légèreté, munissez-vous du petit octogone et délimitez une bande de 5 mm de large sur tout son pourtour. Comme pour le grand octogone, elle devra être laissée vierge. Recouvrez à présent tout le reste de languettes de bois parallèles, mais en prenant soin de ménager une ouverture de 2 centimètres sur 2 au contact de la bande que vous venez de réserver.

A ce stade, je m'abstiendrai de vous fournir des mesures qui ne feraient qu'alourdir inutilement le texte. A vrai dire, il est très simple de tracer les découpes de vos bois en les disposant sur le support en carton. Procédez pièce par pièce et vous n'aurez aucun mal à délimiter les lignes de découpe d'un bois une fois que son prédécesseur aura été collé en place. Avancez pas à pas et avec régularité. Il n'y a rien de compliqué, ce n'est qu'un petit travail de patience.

Pour l'heure, vous devriez avoir ceci entre les mains une fois les octogones emboîtés :

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Sous cet angle, vous n'observez pas votre plancher. Le grand octogone correspond en fait au dépassant des hourds, en porte-à-faux du sommet de la tour. Le petit octogone est quant à lui le plafond du premier étage, avec son ouverture pour accéder au sommet de l'édifice. Les deux bandes de 5 mm de large vous apparaissent à présent jointives. C'est là que viendra s'insérer la structure en polystyrène représentant la partie maçonnée. Seule la bande du grand octogone sera collée tandis que celle du petit restera libre, de façon à pouvoir le soulever et avoir accès au premier étage.

Retournez à présent l'ensemble pour travailler sur l'autre face. Vous allez la recouvrir également de lattes de bois. J'ai cette fois choisi un motif en quinconce, pour des raisons esthétiques mais aussi pour que les bois de cette face supérieure soient disposés perpendiculairement à ceux de la face inférieure. Ce point contribue à renforcer la solidité de l'ensemble, mais vous êtes totalement libres d'adopter le motif qui vous plaît.

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Attention cependant : il ne s'agit pas de coller n'importe quoi n'importe comment. Disposez tout d'abord une latte de bois à l'emplacement que vous lui destinez. Ensuite, décidez d'un endroit où vous la couperez en deux. La seule contrainte à ce stade est que le point de coupe doit toujours se situer sur la surface (ou juste sur la limite intérieure) du grand octogone. Vous vous retrouvez donc avec deux moitié - égales ou non - qu'il va falloir coller. Celle qui partira du bord extérieur du grand octogone et ne reposera que sur ce dernier peut être encollée sur toute sa surface et mise en place. En revanche, celle qui reposera à cheval sur le grand et le petit doit être enduite uniquement au niveau de la surface de contact avec le petit. Faute de respecter ce point, votre ouverture se retrouvera scellée. Cette remarque à bau être logique, elle est assez difficile à transmettre textuellement. Les photos suivantes illustreront bien mieux le principe :

Vue supérieure:
 

Vue inférieure:
 

Les dépassants du petit octogone n'étant pas collés sur le grand, l'ouverture s'opère sans problème. Par un choix personnel - auquel vous n'êtes pas tenus d'adhérer -, j'ai décidé de varier la longueur de mes bois afin de ne pas obtenir une ligne de coupe continue. J'estime que le résultat est ainsi plus naturel, mais ce n'est qu'une question de goût et vous êtes libres de couper vos lattes suivant le bord du petit octogone pour plus de facilité.  

Si vous adoptez ma méthode, histoire de peaufiner vous pouvez peindre en noir la surface en carton se trouvant sous les dépassants. C'est plus propre, mais nullement obligatoire.    

ETAPE 11

Retournez une nouvelle fois votre travail. Le moment est venu de cacher les éventuels défauts de jointures sur la face inférieure.

Dans les petits bois de section ronde (4-5 mm de diamètre), découpez quatre tronçons de deux centimètres et demi.

Recoupez chacun dans le sens de la longueur et égalisez les surfaces ainsi créées à l'aide de papier abrasif afin qu'elles soient bien planes.

Il ne vous reste plus qu'à les coller sur chaque jonction, ce qui simule la présence de poutres destinées à soutenir la plateforme.

Les dimensions sont normalement calculées pour que vous disposiez d'un léger excédent. Arrangez-vous pour qu'il se trouve tout entier vers l'extérieur de la plateforme.    

Spoiler:
 

ETAPE 12

La plateforme étant achevée, nous passons aux montants.

Munissez-vous de huit bois de section carrée (5 mm) de 5 cm de long. Sur deux grands côtés opposés, aménagez des rainures d'un mm de profondeur sur autant de large. Vous pouvez en évaser un peu les bords pour plus de facilité durant l'étape suivante.

Collez leur base dans chaque angle externe du grand octogone, sur la face supérieure et sans en dépasser. Les rainures doivent être disposées en vis-à-vis d'un bois à l'autre. Soignez la verticalité des pièces (dans les deux axes).

Astuce : procédez sans vous presser, un bois à la fois. Pour faciliter votre travail, placez sur la plateforme un objet dont vous vous être assuré qu'un flanc est parfaitement perpendiculaire à la base. Servez-vous en comme d'une butée contre laquelle appuyer votre bois. Sa verticalité est ainsi garantie dans un axe. Pour le second, corrigez à l'aide d'une équerre puis bloquez le tout en position le temps que la colle fasse sa prise.

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ETAPE 13

Ces montants bien nus peuvent à présent accueillir des planches.

Des lattes de 4,6 cm de long sur 5 mm de large et 1 mm d'épaisseur sont normalement adaptées pour ce travail. Cependant, mieux vaut toujours vérifier l'espacement d'un montant à un autre pour éviter les mauvaises surprises, car une petite différence a vite fait de s'installer malgré vos précautions.

Réalisez le tour de votre structure, lit de planches après lit de planches, en glissant délicatement chaque élément en place dans les rainures avec un point de colle aux extrémités. Si vous utilisez comme moi des bois de 5 mm de large, vous arriverez à hauteur des yeux d'un piéton standard juste après le cinquième lit. Disposez alors de petites calles de la même épaisseur que vos planches dans les rainures avant de reprendre votre progression jusqu'au sommet. Vous obtenez ainsi un sixième lit vide qui permet l'observation et le tir.

Pour mon travail, j'ai choisi d'introduire quelques "raffinements" qui sont absolument facultatifs. Tout d'abord, j'ai taillé mes planches dans des plaques de deux essences de bois différentes. En les alternant, j'obtiens un effet de rayures qui brise la monotonie des parois. Ensuite, j'ai pratiqué une découpe au centre de chaque bois situé au dessus et en dessous du lit vide. Cet élément donne une forme de croix aux ouvertures, que je trouve plus originale. Du point de vue d'un archer, cela crée une sorte de meurtrière qui lui offre d'autres angles de tir.

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Pour finir cette étape, poncez bien les petites cales placées afin de maintenir votre ouverture dans les planches de telle sorte qu'elles ne dépassent pas.

En guise de finitions, collez huit planches réduites à 4mm de large sur le pourtour du grand octogone. Vous cachez ainsi la tranche inesthétique de la plateforme où le carton demeurait visible. Au sommet de vos murs nouvellement créés, collez également huit planches à plat et aux extrémités biseautées à 22,5° pour un résultat propre et net.

Spoiler:
 
   

ETAPE 14

La pièce étant finie, il convient de lui donner un toit. Pour ce faire, la méthode la plus simple que j'aie envisagée consiste à disposer un petit pilier temporaire au centre. Sa hauteur est calculée en fonction de la pente souhaitée pour le toit. Dans le cas présent, 10 centimètres. Cet élément n'est pas collé au sol. Il est juste maintenu en place grâce à un bloc de pâte à modeler, après s'être assuré qu'il était parfaitement centré et droit.

Une fois cet étai correctement disposé, appliquez une légère couche de colle blanche à son sommet. N'ayez pas la main trop lourde, car il faudra par la suite détacher les bois que vous poserez dessus.

Munissez-vous des huit bois de 9 cm et de section carrée (3 mm). En veillant à ce que chacun repose sur un angle du mur, posez son extrémité sur le pilier. La colle à bois pouvant être insuffisante quant il s'agit de lutter contre la gravité, prévoyez quelques objets aptes à servir de reposoir à chacune de vos poutres pour les empêcher de glisser. Une fois toutes les pièces en place, insérez par le dessus une goutte de colle à bois entre chaque point de contact du sommet du toit (de la colle forte si vous préférez la rapidité). Laissez sécher.

A ce stade, l'assemblage est encore extrêmement fragile ; aussi devez-vous procéder avec délicatesse. Sur le sommet des murs, vous allez intercaler une pièce de renfort entre chaque poutre. Mesurez toujours précisément l'espace à remplir et ajustez les huit bois de 5 cm qu'il vous reste en conséquence. N'oubliez pas de les biseauter chaque extrémité à 22,5°.

Ils rempliront deux fonctions :

a) consolider l'ensemble.
b) empêcher que votre toit ne glisse dans tous les sens, à défaut d'une surface plane pour reposer au sommet des murs.

Il ne vous reste plus qu'à passer à la pose des rayons sur lesquels se fixeront les bardeaux. Sortez votre boite d'allumettes et grattez leur bout inflammable au scalpel (vous aurez besoin de toute la longueur). Si vous travaillez proprement et réutilisez vos chutes quand c'est possible, vous aurez besoin de plus ou moins 45 allumettes. Depuis le bas de vos poutre, tracez un trait à 5 mm, puis tous les centimètres. C'est là que les différents rayons devront prendre place. En cours de montage, il peut arriver qu'un repère ne soit finalement pas parfaitement calculé. Avant tout, veillez à ce que tous les rayons d'un même lit soient le plus possible au même niveau et à ce que tous les rayons d'un même pan de toit soient bien parallèles.

Vous aurez ainsi finalisé votre charpente. Il ne reste qu'à retirer délicatement le pilier temporaire. Si vous n'avez pas été trop généreux dans votre dosage de la colle, quelques légères oscillations auront tôt fait de le déloger.

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ETAPE 15

Recouvrons tout ça.

Découpez des bardeaux dans les touillettes à café*. En la matière, il n'y a aucune règle. Extrémité ronde, droite, irrégulière, angles cassés, etc. Vous pouvez même envisager des bardeaux de couleurs différentes afin de créer des motifs. Les exemples de ce type abondent en Bourgogne. Une simple recherche de photos pour l'Hôtel-Dieu de Beaune vous donnera une idée des possibilités.    

*Merci à Toison de m'avoir recommandé ce matériel dans le sujet Tonnellerie. Je suis finalement parvenu à en trouver dans un magasin spécialisé, et c'est la base idéale pour ce genre de travail.

Bien que les véritables bardeaux soient beaucoup plus longs, je les traiterai ici comme de simples tuiles en ne les faisant se chevaucher que légèrement. Pour suivre mon exemple, prévoyez par conséquent des pièces de 15 mm de long sur 5 de large.

Avant de commencer à assembler la toiture, coupez huit fines languettes de la même épaisseur qu'un bardeau et de la même longueur que les grands rayons à la base de votre toit. Collez-les sur ces derniers. Comme les ultimes bardeaux reposeront directement dessus - et non sur une autre rangée -, il est nécessaire de compenser la différence de niveau par l'ajout de cette épaisseur. Si vous omettez ce détail, votre toit présentera une rupture de pente peu esthétique sur tout son pourtour.  

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ETAPE 16

Pour parachever cette toiture, il ne vous reste plus qu'à placer une flèche et quelques tuiles un peu spéciales sur les arrêtes.

Ces dernières prendront la forme de rectangles de 0,25 cm de large (la moitié d'une touillette) sur plus ou moins 1,5 cm de long. Prévoyez-en 64 en tout (8 par arrête). Après découpe, collez-les simplement avec le même chevauchement que pour les bardeaux.

Comme de juste, la flèche vient couronner votre oeuvre. Elle est réalisée dans un simple morceau de plastique fin et rigide, plié et collé sous la forme d'un cône ou d'une pointe à huit faces qui épousera mieux la forme du toit. A vous de voir, suivant vos goûts. Au sommet, un élément quelconque en bois ou en plastique servira de hampe où hisser vos couleurs, si vous le désirez.

Appliquez à présent les traitements qui vous intéressent sur le toit et le reste de votre structure en bois (lasure, vernis, etc.). Dans cet exemple, je me suis servi d'un mélange à ma sauce : une base d'huile de colza additionnée d'une petite quantité de produit assombrisseur, du même genre que celui employé sur les murs. En pénétrant la fibre, il en fait ressortir les dessins et confère une patine à la structure.  

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ETAPE 17    

La fin est proche ! Il ne vous reste qu'à assembler les différents étages de l'édifice.

Le rez-de-chaussée est dors et déjà collé sur sa base et dispose des plots d'alignements nécessaires pour recevoir le premier étage.

Sous la plateforme du deuxième étage (structure en bois), encollez la bande de carton du grand hexagone - mais surtout pas celle du petit ! - avant d'y appliquer le sommet des murs du premier étage. Laissez sécher.    

Une fois l'assemblage consolidé, la dernière étape consiste à disposer les renforts. Il y en a deux pour chaque face de l'octogone. Travaillez à nouveau avec des bois de section ronde ne dépassant pas 4-5 mm de diamètre. Il vous faudra en tailler 16, de plus ou moins 4,5 cm de long. Vous en disposerez deux dans chaque niche aménagée dans les murs du premier étage avant de leur faire rejoindre les angles correspondants du second étage.

Si vous êtes perfectionniste, il ne vous reste plus qu'à combler délicatement leur point d'insertion dans le mur avec du mortier.

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Bien que ce détail soit facultatif, vous pouvez également fabriquez deux échelles pour permettre la circulation entre les différents niveaux du bâtiment. Afin de ne pas encombrer l'espace déjà restreint du rez-de-chaussée et du premier étage, le mieux est encore de les coller aux murs.

Le donjon est à présent terminé. (Qui a dit "ouf" ?)

Seconde partie : les palissades.

Matériel :

Pour une portion rectiligne de palissade :

- dix bois de huit centimètres de long. Leur section doit être plus ou moins ronde et faire environ 12 mm de diamètre.
- un morceau touillette à café de 10 cm de long.
- un bois de 10 cm de long à section rectangulaire (3 mm sur 5).
- deux bois de 3 cm de long de même section que le précédent.
- un bois de 8 cm de long de même section que les précédents.
- trois bâtonnets de glaces (sans les glaces).
- une base rectangulaire en plastique ou carton fort de 10 cm sur 6 cm.

Pour une section de redirection à 45° :

- neuf bois de huit centimètres de long. Leur section doit être plus ou moins ronde et faire environ 12 mm de diamètre.
- deux morceaux de touillette à café de 3,5 cm de long.
- deux bois de 2,5 cm de long à section rectangulaire (3 mm sur 5).
- deux bois de 3 cm de long de même section que les précédents.
- un bois de 4 cm de long de même section que les précédents.
- deux bâtonnets de glaces (toujours sans les glaces).
- une base en plastique ou carton fort adoptant la forme suivante :

Spoiler:
 

Pour une section de redirection à 90° :

- dix bois de huit centimètres de long. Leur section doit être plus ou moins ronde et faire environ 12 mm de diamètre.
- deux morceaux de touillette à café de 6 cm de long.
- trois bois de 4,5 cm de long à section rectangulaire (3 mm sur 5).
- deux bois de 3 cm de long de même section que les précédents.
- deux bâtonnets de glaces (encore et toujours sans les glaces).
- une base carrée en plastique ou carton fort de 6 cm de côté.  

ETAPE 1

Taillez en pointe une extrémité des bois de huit centimètres. Inutile de former une pointe trop acérée, car elle risquerait d'occasionner des blessures. Songez à la sécurité des utilisateurs et adoucissez l'extrémité avec un coup de papier abrasif. Le résultat final n'en sera pas moins convainquant.

Suggestion : lors de la découpe de vos bois, introduisez de légères variations de hauteur. 7,9 cm / 8 cm / 8,1 cm / 8,2 cm par exemple. Lors de l'assemblage des éléments côte à côte, cette différence suffira à briser l'uniformité de l'ensemble, à nouveau dans l'optique d'un rendu plus réaliste.  

Traitez dès à présent vos bois si vous le souhaitez, car leur assemblage rendra certaines parties difficiles d'accès.

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ETAPE 2  

Pour l'assemblage de la palissade, le plus simple est de travailler sur une feuille quadrillée. Formez un angle par dessus avec des éléments aux parois bien droites et rigides (des boites de CD par exemple). L'un servira de butée à la base des poteaux, l'autre pour le flanc. Dans cette disposition, vous êtes assuré de travailler avec une parfaite perpendicularité.

Déposez la section de touillette à café sur la feuille quadrillée, en vous assurant qu'elle soit bien parallèle à la butée de base. Son bord inférieur doit se trouver à 5 cm de cette limite. Appliquez ensuite une goutte de colle à l'extrémité la plus proche de la butée latérale avant de mettre en place le premier poteau. Poursuivez ensuite pièce après pièce jusqu'à atteindre l'autre extrémité.  

Sur la face exposée à votre regard, collez à présent votre bois de 10 cm à section rectangulaire ; à nouveau à cinq centimètres de la base de vos poteaux. Si vous procédez comme je le suggère ici, vous n'aurez pas à retourner votre assemblage. C'est préférable, car il est encore assez fragile.

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ETAPE 3

Collez cette section de palissade sur le bord de la base en carton/plastique. Laissez tout de même un petit espace libre entre le pied des poteaux et la limite du socle afin d'aménager ultérieurement un léger talus.  

Dans les deux angles restés libres, collez un poteau de 8 cm en veillant à ce qu'il soit bien à angle droit dans toutes les directions. Entre eux, insérez et fixez le bois de 8 cm de section rectangulaire, de façon à ce qu'il se trouve à 5 cm du sol. Reliez ensuite les poteaux d'angles à la palissade au moyen des deux bois de 3 cm, qui doivent se trouver au même niveau que le précédent.

Durant cette étape, vous aurez très certainement à retailler les bois de jonction. Leur longueur est calculée pour que vous n'ayez jamais la mauvaise surprise d'un élément trop court et que vous puissiez les adapter à la distance entre vos différentes pièces. Chaque cas étant unique (c'est la rançon du travail artisanal), vous devrez vérifier vos écarts avant de gratifier les madriers miniatures du coup de scalpel approprié.

Le cadre du chemin de ronde est à présent terminé.

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ETAPE 4

Chutez les extrémités arrondies des bâtonnets de glaces pour ne conserver que des sections rectilignes que vous débiterez en sept morceaux de 4,5 cm de long et deux de 3,5. Ces derniers prennent place entre les poteaux d'angles et la palissade. Les autres servent à garnir le reste du cadre en les répartissant équitablement. Vous obtiendrez ainsi des interstices entre les différentes planches, ce qui contribue à donner à la structure un aspect plus frustre et purement fonctionnel.

Comme lors de l'étape précédente, vous devrez sans doute retoucher la longueur de certaines planches ; tout particulièrement les deux de 3,5 cm.

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ETAPE 5

C'est déjà l'étape des finitions. Vous pouvez texturer le sol sous le chemin de ronde et le peindre selon vos goûts. N'oubliez pas de taluter légèrement devant et derrière la palissade ainsi qu'autour des poteaux d'angle pour un résultat plus naturel.

Les sections de redirection :

La façon de travailler est presque la même que pour une rectiligne, à ceci près que vous fabriquerez deux moitiés de palissade avant de les assembler sur le socle adapté selon l'angle souhaité (45° ou 90°).

Collez ensuite le(s) poteau(x) permettant de fabriquer le cadre de la plateforme. Il n'y en a qu'un pour les sections à 90° et deux pour celles à 45°. Ceci fait, reliez-les au reste de la palissade au moyen des bois de 3 cm. Disposez enfin un dernier bois qui devra faire le lien entre le creux de la section de la palissade et Le(s) poteau(x) (4 cm pour les 45° et 4,5 cm pour les 90°)

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Pour l'habillage, découpez vos bâtonnet de glaces pour obtenir six planches dont vous biseauterez systématiquement une des extrémité (à 45° pour les section de 90° et à 22,5° pour celles de 45°). L'extrémité biseautée reposera sur le bois central du cadre. Pour des raisons de commodité, ces planches ne sont donc plus perpendiculaires à la palissade mais parallèles.

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La section de porte :
   
Il ne s'agit que d'une section rectiligne un peu modifiée. Vous aurez donc besoin du même matériel, auquel s'ajouteront simplement quelques chutes de bois de 5 mm d'épaisseur et quatre touillettes à café.

Sur la dizaine de bois qui constitue la palissade, réservez-en quatre. Coupez tous les autres à 5 cm de la base et ne conservez que les têtes. Assemblez ensuite la section en disposant un poteau entier à chaque extrémité. Votre ouverture prend ainsi forme et doit faire grossièrement 7,5 cm de large sur 5 cm de haut. Sur base de ces mesures, fabriquez vos deux battants de porte à l'aide de vos chutes de bois et des touillettes. Visez un peu plus petit que l'ouverture afin d'avoir l'aisance nécessaire à l'ouverture et à la fermeture.

Au dessus et en dessous d'une extrémité de chaque battant, forez un petit trou qui accueillera un fin clou devant servir d'axe de rotation. Il faut à ces trous des homologues dans le socle et dans les bois supérieurs. Pour le sommet des battants, étêtez deux clous et insérez-les dans les battants avec un point de colle. Deux autres clous avec têtes seront enfilés par dessous le socle et fixés à nouveau avec un peu de colle.

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A ce stade, tout est prêt. Il ne vous reste qu'à faire entrer les axes supérieurs dans leurs emplacements puis de dresser la section sur son socle en veillant à bien enfiler les battants sur les clous qui le traversent. Ils seront ainsi capables de s'ouvrir et de se fermer sans la moindre difficulté.      

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Parachevez la porte de la même manière qu'une autre section rectiligne en aménageant le chemin de ronde.

Si vous souhaitez réaliser une copie d'Aurevallis (fous que vous êtes), comptez treize sections rectilignes, une section de porte, quatre sections à 45° et deux sections à 90°.

Troisième partie : le corps de logis.

Matériel :

Pour la maçonnerie :

- une plaque de polystyrène de 18 cm de long sur 8 cm de haut pour 1 cm d'épaisseur.
- deux plaques de polystyrène de 12 cm de long sur 8 cm de haut pour 1 cm d'épaisseur.
- deux plaques de polystyrène de 7 cm de long sur 8 cm de haut pour 1 cm d'épaisseur.
- un bloc de polystyrène rectangulaire à base carrée (4 sur 4 cm) de 14 cm de haut.
- douze blocs de polystyrène rectangulaires à base carrée (1 sur 1 cm) de 6 cm de haut.
- deux blocs de polystyrène rectangulaire de 1 cm d'épaisseur, 2 cm de large et 6 cm de haut.  
- du ciment de rejointoiement (du ciment ordinaire ou tout autre produit approchant peut faire l'affaire)
- du sable blanc très fin.
- quelques gouttes de peintures (dans des tons bruns ou ocres).
- un socle rectangulaire en carton fort ou en plastique de 21 cm sur 15 cm.
- des chutes de carton ou de plastique de plus ou moins 1 mm d'épaisseur.  

- de la colle à bois PVA.

Pour la menuiserie :

- un bois de 10 cm de long à section carrée de 5 mm.
- deux bois de 7,5 cm de long à section carrée de 5 mm.
- treize bois de 9 cm de long à section carrée de 5 mm.
- un bois de 6 cm de long à section carrée de 5 mm.
- un bois de 4 cm de long à section carrée de 5 mm.
- un bois de 18 cm de long sur 1 cm de large et quelques millimètres d'épaisseur.
- deux bois de 12 cm de long sur 1 cm de large et quelques millimètres d'épaisseur.
- deux bois de 7 cm de long sur 1 cm de large et quelques millimètres d'épaisseur.
- neuf bois de 3,5 cm de long à section carrée de 5 mm.
- quatre bois de 4 cm de long à section carrée de 5 mm.
- deux bois de 2,8 cm de long à section carrée de 5 mm.
- un très grand paquet d'allumettes.
- 660 bardeaux de 15 mm de long sur 5 de large (soit environ 74 touillettes à café).
- 350 bardeaux de 13 mm de long sur 5 de large (soit environ 35 touillettes à café).
- six touillettes à café pour les finitions  

- de la colle à bois PVA.
- de la colle forte à prise rapide (facultative).

Dans cette partie, nous ne ferons que survoler les points principaux, car toutes les grandes étapes ont déjà été exposées dans la section consacrée au donjon. Il serait par conséquent inutile de les répéter.

ETAPE 1 :

Biseautez à 45° les deux extrémités des plaques de polystyrène de 18 et 12 cm de long et une seule extrémité de celles de 7 cm. Ces éléments assemblés bout à bout forment les murs. Cependant, avant de les coller ensemble, il faut encore façonner la cheminée dans le bloc de 14 cm de haut.

Marquez dessus la hauteur de 8 cm (limite supérieure des murs) et, à partir de là, poncez les quatre faces afin d'amincir le bloc de manière à ne plus conserver au sommet qu'une surface carrée de 2 cm de côté. Tant que vous êtes au sommet, découpez-y l'ouverture d'un centimètre carré. A la base de la cheminée, sculptez l'âtre selon vos envies. Dans le cas présent, je n'ai aménagé qu'une ouverture très simple de 25 mm de haut et dotée d'un petit linteau de bois.

Pour finir les préparatifs avant assemblage, biseautez à 45° le sommet des douze blocs 1*1*6 et des deux blocs 1*2*6. Il s'agit des contreforts.

Il ne vous reste plus qu'à assembler tous ces éléments selon le schéma ci-dessous (échelle 1:2). Il vous renseigne par la même occasion l'emplacement de la porte et des fenêtres. Ces dernières débutent à 1,5 cm du sol et font 4,5 cm de haut. La porte quant à elle fait 4 cm de haut.  

NB : Pour plus de facilité lors de l'étape suivante, il peut être préférable de ne pas coller la cheminée immédiatement.

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ETAPE 2 :

Habillez tous les murs extérieurs et la cheminée avec la même technique que celle décrite pour le donjon. Si vous n'avez pas collé votre cheminée lors de l'étape précédente, vous aurez bien plus de facilité à graver, encoller et teinter vos pierres. Procédez alors à l'assemblage une fois terminé.

Tout comme pour le donjon, les murs intérieurs sont traités à la colle blanche avant d'être peints en blanc. Ainsi, seule la cheminée restera en pierres apparentes pour un résultat plus esthétique.  

ETAPE 3 :

Munissez vous du socle et posez-y votre bâtiment en le centrant au mieux. Tracez ensuite la limite des murs intérieurs et garnissez la surface ainsi délimitée avec des pavés découpés dans les chutes de plastique ou de cartons épais. Réalisez le motif selon votre inspiration, mais n'oubliez pas le sol de l'âtre.

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ETAPE 4 :  

Nous passons à la charpente, seul élément qui exige des explications un peu plus détaillées.

Pour commencer, réalisez le support de la toiture grâce aux bois de 1 cm de large sur quelques millimètres d'épaisseur. Ils disposent des mêmes dimensions que les plaques de polystyrène. Il suffit par conséquent de réaliser les mêmes découpes en biseaux avant de les assembler au sommet de vos murs (mais sans les coller avec ces derniers !). La toiture doit être amovible. L'assemblage en place n'a pour but que de s'assurer d'une concordance parfaite.

Ce cadre ouvert (pour laisser passer la cheminée), vous allez à présent délicatement le poser sur une surface plane. En son centre, disposez un objet quelconque de 7 cm de haut sur lequel poser le bois de 10 cm de long. Pour ma part, je me suis servi de blocs lego, facilement réglables. Vérifiez que cette poutre - puisque c'est bien de cela qu'il s'agit - soit bien parallèle aux deux grands côtés du cadre, tout en étant bien centrée, à la fois par rapport aux grands et aux petits côtés.

Il est temps de passer à l'assemblage des éléments principaux du toit. Commencez par quatre bois de 9 cm de long. Il vont tout d'abord relier les angles du cadre aux extrémités de la poutre. Leur arête qui repose sur le cadre doit se trouver juste à ras de l'angle intérieur. Leur sommet devrait de la sorte se poser tout juste à hauteur de la poutre. Une fois ces pièces collées (colle forte de préférence), vous pouvez passer aux neuf autres bois similaires restants. Cinq doivent être équitablement répartis sur le grand côté entier et quatre sur celui coupé par la cheminée. Pour tous ces bois, l'arête qui repose sur le cadre doit être collée à ras de son bord interne. Veillez à en coller un à la limite de l'interruption de la cheminée, et ce de chaque côté. Il ne reste qu'à coller les deux bois de 7,5 cm au centre de chaque petit côté, toujours à ras du bord interne.

A partir de là, votre montage devrait être assez solide que pour supporter quelques manipulations. Installez le en place au sommet des murs et insérez le bois de 4 cm entre ceux précédemment installés qui encadrent la cheminée. Collez le en l'amenant presque au contact de cette dernière. Ceci fait, il ne vous reste qu'à fixer en son centre le bois de 6 cm qui part ensuite rejoindre le faîte du toit.

Depuis le sommet de tous vos bois, mesurez et placez un repère à 7,5 cm. C'est juste au niveau de ce trait que vont devoir arriver les bois plus petits qui constituent une seconde pente du toit. Les neuf bois de 3,5 cm doivent s'appuyer contre les neuf des deux grands côtés, les quatre de 4 cm sur les quatre angles et les deux de 2,8 cm sur ceux au centre des petits côtés.    

Pour réaliser une découpe parfaitement adaptée à votre montage, maintenez chaque bois à côté de celui sur lequel il devra se coller. Réglez sa position afin que son arête supérieur arrive pile au niveau de votre trait de crayon, tandis que la pièce repose sur le bord externe du cadre. Tracez le profil puis procédez à la découpe et au collage.

Me doutant que ces recommandations ne sont pas toujours parfaitement intelligibles, voici le résultat auquel vous devez aboutir :

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ETAPE 5 :

Il est temps de rayonner. En partant du sommet, et en travaillant d'abord sur les grands côtés, collez des rayons en bois d'allumettes tous les centimètres jusqu'à arriver 5 mm au dessus de la seconde pente. Recommencez alors à disposer vos rayons en partant du sommet des petits bois. Le schéma suivant peut vous aider.

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Quand vous arriverez aux alentours de la cheminée, replacez le toit en position afin de calculer correctement la longueur de vos rayons. Dans l'idéal, ils doivent frôler la maçonnerie de la cheminée en ne laissant un espace que d'un millimètre.

Vous pouvez à présent relier les rayons des deux grands côtés via les petits. Vous constaterez cette fois que l'écart est moindre, de l'ordre de 8 mm au lieu de 10. Cela est dû au fait que l'inclinaison des petits versants n'est pas la même que celle des grands. Etant plus raide - et puisqu'il vous faut rester dans le prolongement de vos rayons précédents -, l'écart se réduit logiquement.

Quand vous aurez achevé votre tour, ne manquez pas de coller une languette de l'épaisseur d'un bardeau sur le dernier rayon à la base de chaque pente (cf. schéma ci-dessus).

L'ossature est à présent terminée.

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ETAPE 6 :

C'est l'heure de couvrir la charpente à l'aide de vos bardeaux. Au vu du nombre nécessaire, je vous recommande vivement d'en tailler quelques uns tous les jours, avant même d'entamer la construction du toit.

Ceux de 15 mm sont destinés aux grands côtés, ceux de 13 mm aux petits. Cette différence est la conséquence directe du moindre espacement des rayons à cet endroit. Des bardeaux plus courts de 2 mm permettent de conserver l'alignement de leur extrémité d'un versant à l'autre.

Quand tous vos rayons seront couverts, il sera nécessaire de coller un dernier rang de bardeaux au sommet. Ils ne reposeront donc que par leur base dans un premier temps, mais vous pouvez coller un bois d'allumette à leur extrémité supérieur, bois sur lequel les bardeaux des deux grands côtés viendront se rejoindre. Le sommet du toit sera ainsi bien plus solide.

Pour finaliser ce travail, couvrez le faîte du toit au moyen de deux touillettes. Les jonctions de versants seront dissimulées par des petits caches de 2 mm de large, exactement comme pour le toit du donjon. Vous pouvez également les employer pour le pourtour de la cheminée.

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ETAPE 7 :  

C'est le montage final. Réalisez une petite porte et glissez la à sa place avant de coller les murs sur le socle. Décorez sa surface extérieure selon vos goûts et votre inspiration. Couronnez finalement l'édifice avec votre toit à double pente.

Ici s'achève le grand chantier.

Mesdames et Messieurs, la demeure seigneuriale d'Aurevallis :

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D'un geste brusque, le seigneur Mictlantecuhtli plaqua les parchemins sur la poitrine du maître d'oeuvre qui ne les rattrapa que de justesse. Comprenant qu'on lui donnait implicitement congé, il retourna à sa table au pas de course après s'être fendu d'une ultime révérence. Son maître ne le remarqua même pas. Déjà, il avançait vers le corps de logis et pénétrait dans l'unique pièce du bâtiment. Selon toute vraisemblance, c'est depuis cette misérable bâtisse qu'il devrait pour l'heure administrer son domaine. Comment pouvait-il espérer défendre sa terre s'il devait compter sur des murs aussi risibles pour résister aux assauts ennemis ?

Resté seul après que ses serviteurs eurent déposé les coffres contenant ses affaires, il s'assit dans un siège près d'une table bancale et laissa échapper un long soupir de frustration. Après s'être accordé un bref moment d'affliction, il se remit d'un bond sur ses pieds et commença à réfléchir aux améliorations qu'il allait devoir apporter à cet ersatz de château. Qu'importe le temps nécessaire, le siège de son pouvoir serait un jour renommé dans tout le duché.

Ouvrant un des coffres à la volée, il en sorti un trophée et, le sourire aux lèvres, l'accrocha à un clou du mur. Reculant de quelques pas, il contempla la tête empaillée de l'abominable créature aux traits déformés par la malice. C'est après l'avoir terrassée qu'il avait été adoubé par le duc ; ayant fait ses preuves en tant que chevalier errant. Il se remémorait fréquemment cet épisode, non sans fierté.

Reprenant place dans son siège, il s'abandonna à un sentiment de contentement : le royaume comptait désormais une princesse de moins ; une qui n'importunerait plus jamais un innocent dragon. Terrasser ce genre de monstre procurait décidément une satisfaction sans pareille et redonnait confiance en l'avenir ...
 

Le mot de la fin :

J'espère que vous aurez à coeur de pardonner la longueur extrême abominable de ce sujet, ainsi que son style un peu atypique. Depuis plusieurs semaines, je songeais à "marquer le coup" pour mon 150e poste, le passage au rang de chevalier du royaume qui va avec (c'est idiot, mais ces grades m'amusent beaucoup  king ) et du même coup l'anniversaire de mon inscription sur le forum (16 juin 2016). Suivant le principe qu'un jeune chevalier de Bretonnie doit recevoir une terre après avoir été adoubé, j'ai poursuivi ma réflexion en ce sens et j'ai débuté la construction de ma première résidence.

L'idée - comme le suggère la digression narrative - serait de faire évoluer cette modeste place forte au fil du temps. Tout comme les véritables châteaux ont connu de nombreuses phases de construction ainsi que des remaniements, j'aimerais considérer celui-ci comme un noyau sur base duquel agrandir et améliorer. En bref, faire vivre cet embryon de demeure seigneuriale. Par conséquent - et dès que j'en aurai le loisir -, j'espère pouvoir partager avec vous les prochaines étapes de l'histoire du (futur) château d'Aurevallis.


Dernière édition par Mictlantecuhtli le Dim 18 Juin 2017 - 0:42, édité 1 fois
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Le ménestrel enrhumé
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MessageSujet: Re: Demeure seigneuriale.   Sam 17 Juin 2017 - 12:02

Un message épique...à l'image de son objet ! cheers
Mais j'ai tout de même tout lu !study

Ton fort est impressionnant et de toute beauté. J'ai particulièrement apprécié l'incipit de fort bon aloi. Ce qui est amusant c'est que le fort colle parfaitement au récit.

Tu rentres dans les détails mais c'est une véritable mine d'informations pour ceux désireux de se lancer dans des projets similaires.

Enfin, si je comprends bien pour devenir chevalier du royaume, il faut sauver des dragons en péril et dégommer de viles princesses...J'ai dû rater quelque chose à l'école bretonienne. scratch

Que Messire Mic' profite désormais de la chaleur de son nouveau foyer. salut
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Kaops
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MessageSujet: Re: Demeure seigneuriale.   Sam 17 Juin 2017 - 13:23

Vindiou que voilà une sacrée description Shocked J'applaudis autant le résultat que la description détaillée du processus qui devient ainsi un tutoriel fort appréciable pour ceux qui veulent se lancer dans l'architecture miniature !


Pour ce qui est de l'histoire avec la princesse :
Spoiler:
 

Plus sérieusement, j'adore l'idée de ce seigneur un peu dérangé aux mœurs bien à lui. Réussir à donner vie à un tel personnage avec un texte aussi sobre, c'est bien joué et il n'a pas à pâlir devant certains personnages développés aux tournois thumright J'attends donc impatiemment les futures aventures du seigneur Miclantecuhtli et de son domaine en expansion. cheers
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Demeure seigneuriale.   Sam 17 Juin 2017 - 17:09

Je... Je...


Je sais à présent qui a été l'architecte de la cathédrale de Strasbourg ! Shocked C'était un bretonnien ! Shocked Shocked

Grand merci pour ce tutoriel si détaillé et si adroitement présenté. Chapeau bas, ça donne vraiment envie de se lancer dans la confection de décors Shocked Chevalier thumleft
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MagnanXXIII
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MessageSujet: Re: Demeure seigneuriale.   Sam 17 Juin 2017 - 17:40

Ben ça alors. Tu fais de la concurrence à Lapin Rouge avec ce décors Shocked Chevalier

Beau travail ! Très beau travail ! drapeau

_________________
Au revoir, au revoir, Gros Wilains !
Chez Mantic nous irons,
Au Neuvième âge nous jouerons,
Dans tous les cas nous resterons bretonniens !


Les batailles au Moyen Âge étaient si simples...:
 
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Toison d'or
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MessageSujet: Re: Demeure seigneuriale.   Dim 18 Juin 2017 - 0:37

Je crois que rarement l'expression "travail de malade" aura été aussi justifiée ... geek  Laughing Laughing Laughing
Devant tes multiples petits décors et la minutie dont tu y faisait preuve, je me suis parfois demandé quand tu oserais t'attaquer à un "grand truc". Franchement, j'osais pas imaginer quelque chose d'aussi démesuré ... affraid
Le soin apporté au moindre détail et la précision documentaire de la description sont hallucinants. Mon passage préféré ?
Citation :
- 660 bardeaux de 15 mm de long sur 5 de large (soit environ 74 touillettes à café).
- 350 bardeaux de 13 mm de long sur 5 de large (soit environ 35 touillettes à café).
Je t'imaginais en train de conter les touillettes ou, encore plus hilarant, j'imaginais le pauvre garçon qui tentait de copier ton grand'oeuvre essayant de rassembler son pactole de touillettes en taxant celles de ses collègues de travail ... Bref, ça m'a bien fait rire ! Razz

Et comme je ne peux jamais m’empêcher de soulever des "améliorations possibles" (c'est le terme politiquement correct pour dissimuler mes "remarques désobligeantes" ... Wink ), je trouve le diamètre des "bois" utilisés pour la palissade un poil élevé. Il me semble qu'on obtient l'équivalent de véritables troncs d'arbres vénérables qui sont rarement utilisés dans ce but (manipuler de gros troncs est forcément plus compliqué que de jeunes branches).
Je trouve également que les toitures sont trop régulières. Quelques tavaillons cassés ou même manquants auraient été bienvenus (à mon sens ... Wink ).
Enfin une dernière remarque sur les couleurs : le bois a visiblement pris différemment la teinture, d'où une diversité de teinte assez agréable au regard. Par contre, les couleurs sont très chaudes et il me semble que c'est un peu différent dans la réalité. Ma seule source de documentation se situe en Bourgogne : le château de Guédelon est une mine d'information sur les différentes toitures et leur évolution face aux intempéries :



Tu devrais peut être essayer de passer un jus de peinture verte (très, très diluée donc) à certains endroits de ta maçonnerie (ça marche sur le bois et les pierres) Je trouve le rendu final toujours nettement amélioré. Twisted Evil

En tout cas, voici une belle façon d'accéder au grade de chevalier du royaume (du même coup, je tiens à saluer ici ta gentillesse et ta disponibilité en toutes circonstances : pour moi, tu appartenais au foroume depuis bieeeeeennn plus d'un an Twisted Evil ). thumleft

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Mictlantecuhtli
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MessageSujet: Re: Demeure seigneuriale.   Dim 18 Juin 2017 - 3:11

Le Ménestrel a écrit:
Ce qui est amusant c'est que le fort colle parfaitement au récit.

En fait c'est le récit qui colle parfaitement au domaine !  Laughing  Pour être exact, ils ont évolué de concert. À mesure que je travaillais à mes constructions, je peaufinais ma petite introduction. Il fut même un temps où je pensais la modifier, car je craignais de ne pas pouvoir finir à temps le corps de logis. Hors de question dès lors de le mentionner dans le texte. Heureusement, tout s'est bien terminé, même si les ultimes touches sur les socles n'ont été réalisées que le jour même de la publication.

Le Ménestrel a écrit:
[...] mais c'est une véritable mine d'informations pour ceux désireux de se lancer dans des projets similaires.

Kaops a écrit:
[...] processus qui devient ainsi un tutoriel fort appréciable pour ceux qui veulent se lancer dans l'architecture miniature !

Von Essen a écrit:
ça donne vraiment envie de se lancer dans la confection de décors.


Bien que je n'aie nullement la prétention de servir de modèle ou de référence à autrui (je me borne à décrire et expliquer la façon dont je travaille), c'est en effet une belle récompense que d'aider ceux qui ont besoin de recommandations.

Sur divers sites, il m'est déjà arrivé de lire que certaines personnes n'osaient pas se lancer dans la réalisation de décors, faute de savoir comment s'y prendre. Si mon sujet peut les aider, ça mérite amplement tout le temps que j'ai passé à le rédiger.

Kaops a écrit:
[...] ce seigneur un peu dérangé aux mœurs bien à lui.


Mais messire je proteste avec la dernière énergie ! Il n'est nullement question d'affection déplacée ! Juste de débarrasser une innocente créature d'une monstruosité chevelue qui le tanne tous les jours pour passer le balais dans sa grotte. Cette pauvre petite chose au regard de braise, aux écailles luisantes sous la douce lumière de la lune, son port racé et ses griffes délicatement manucurées, son sourire ravageur, ses ... hum ... je m'égare ...

Bref, je nie tout en bloc.

Von Essen a écrit:
Je sais à présent qui a été l'architecte de la cathédrale de Strasbourg !


Eh beh ! Le jour où je parviendrai à reproduire un tel chef-d'oeuvre ... Notez, c'est bien parti : ma demeure aussi n'a qu'une seule flèche.

Von Essen a écrit:
Chapeau bas

A défaut d'un endroit plus adapté, on ne m'empêchera pas de détourner mon propre sujet pour te féliciter à mon tour de cet énorme investissement pour le grand tournois. Etant très très très éloigné de 9e âge (aux antipodes quoi), n'y connaissant presque plus rien et ayant de plus été très pris par le travail exposé plus haut, je ne pouvais participer à cet évènement. Ca ne m'empêche pas de le surveiller et d'applaudir la grande inventivité dont tu fais preuve dans tes rédactions. Bravo.

-----------

Et maintenant, passons aux récriminations de l'odieux, de l'infâme, de l'ignoble Toison, qui ne manquera pas d'être navré aux fourches de mon nouveau domaine pour son impudence envers mon auguste (et très susceptible) personne.

Blague à part, les suggestions et conseils d'amélioration sont les parties des commentaires que j'attends avec le plus d'impatience, même si je tiens à remercier chacun pour ces beaux compliments.

Toison a écrit:
je me suis parfois demandé quand tu oserais t'attaquer à un "grand truc".

N'ai-je point dit dans le sujet sur la roue de carrier :

Mictlantecuhtli a écrit:
Il est un fait universellement reconnu : c'est à l'aune de son château que l'on juge un seigneur de Bretonnie. Tout naturellement, vous souhaiterez en mettre plein la vue à vos voisins et vassaux en faisant bâtir une place forte majestueuse dont les tours altières tutoieront la voûte céleste.

Toison a écrit:
Euuuuh à quand la fabrication d'un tel castel ?
Mictlantecuhtli a écrit:
Et bien c'est au programme ! Mais attention : selon les rangs assignés sur ce forum en fonction du nombre de messages postés, je ne suis encore qu'un humble prévôt. Il est par conséquent logique que je ne possède pas de château.

Mais j'y travaille. Ce ne sera pas une structure immense cependant. Les plans sont tracés et les fondations sont déjà posées. Ma méthode de fabrication des murs demande malheureusement beaucoup de temps. Ne vous attendez donc pas à ce que ma future demeure de chevalier vous soit présentée dans les prochains jours.

C'était le 7 novembre dernier. Il ne m'aura donc fallu que sept mois et demi pour concrétiser cette promesse.
Entre-temps, j'ai tout de même rencontré quelques écueils, car le projet initial dont j'ai tracé les plans ne s'est finalement pas révélé très satisfaisant passées les premières étapes de fabrication.

Mais une telle entreprise constitue en effet un travail de longue haleine. Comme je suis particulièrement exigeant, ce n'est pas une chose dans laquelle je me lance tous les jours.

Toison a écrit:
[...] je trouve le diamètre des "bois" utilisés pour la palissade un poil élevé.
 

Tout à fait exact. Ca ne m'avait pas particulièrement frappé, mais pour une échelle 1:60 on tourne là autour des 70 cm de diamètre. C'est beaucoup.

Sur certains sites archéologiques que j'ai fouillés, il est arrivé que l'on retrouve des tranchées de fondation de palissades directement taillées dans le rocher, car le socle rocheux affleurait. Dans ces conditions, on taille généralement juste ce qu'il faut pour loger les poteaux, ce qui a permis de déduire une taille moyenne de 40 cm. Ce sont là des beaux arbres, mais tout de même nettement plus petits que ceux suggérés ici.

Ce détail m'avait échappé. Aller, on casse tout et on recommence !

Histoire de justifier cette liberté prise dans les proportions, je vais sortir un argument béton : PITIÉÉÉÉÉÉÉ POUR MES PAUVRES MAINS QUI ONT DÉJÁ DÛ TAILLER 186 POTEAUX RONDS SUR BASE DE PIECES CARREES, SANS COMPTER PLUS DE 1000 BARDEAUX !  Sad

Toison a écrit:
Je trouve également que les toitures sont trop régulières. Quelques tavaillons cassés ou même manquants auraient été bienvenus

Pour une structure qui aurait un certain âge, ce serait en effet le bienvenu. N'oublions pas cependant que ces bâtiments sont supposés fraîchement rénovés. On va dire que ça explique la régularité de la toiture et sa parfaite propreté. Mais je prends bonne note pour un futur projet. La question sera de trouver une méthode pour vieillir les bois (peut-être avec un bain de peinture grise très diluée dans de l'eau pour leur donner l'aspect de la photo ?). À voir.

Toison a écrit:
Tu devrais peut être essayer de passer un jus de peinture verte (très, très diluée donc) à certains endroits de ta maçonnerie [...]

L'idée est bonne et je la retiens, mais je me méfie des réactions sur un tel support. Le sable "buvant" les liquides qu'on y dépose, il y a risque que la pierre toute entière devienne verte, de même que le mortier des joints. Ca demande un test préalable sur une portion de mur fabriquée pour l'occasion.

Dans le cas présent, je crains qu'il ne soit trop tard. Les surfaces étant traitées avec de la colle PVA - et surtout de l'huile -, tout ajout de peinture fort diluée ne ferait que perler dessus et tacher le soclage. Il faudra bien se résoudre à accepter ces bâtiments tels qu'ils sont en ce moment. Dommage, car pour une demeure forestière, j'aurais apprécié un peu de mousse.

Voila pour répondre à vos différents commentaires et suggestions. Merci d'avoir eu la patience de traverser ce pavé monstrueux (21 pages sous Word quand même ...). Mes excuses aux premiers lecteurs qui ont dû croiser une vingtaine de fautes de frappe et d'inattention à présent corrigées. A ma décharge, il a fallu que je m'y reprenne par trois fois pour publier ce texte. Le site a coupé une première fois ma connexion alors que la mise en page était à moitié effectuée et une seconde fois après avoir tout recommencé et terminé ! Autant dire que j'étais dans un état de rage me rendant peu apte à chasser les dernières fautes lors de la troisième et dernière tentative.

Sur ce, je retourne à mes pinceaux pour avancer un peu sur mes figurines, tristement abandonnées depuis plusieurs mois.

Bye-bye.

NB : A l'instar de Toison, je me suis fendu d'une petite signature apte à jeter mon nouveau titre à la figure de tout le monde lors de mes prochaines interventions. Nierk Nierk Nierk.
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MessageSujet: Re: Demeure seigneuriale.   Dim 18 Juin 2017 - 11:03

Mic' a écrit:
Sur certains sites archéologiques que j'ai fouillés ...
Voilà toute la différence entre le couillon moyen (en l’occurrence : moi  Mr.Red  ) et quelqu'un qui sait de quoi il parle ... Laughing Laughing
Aller, j'avoue humblement que l'évocation de ton castel il y a sept mois était passée complètement à la trappe : Alzheimer me guette ... Wink
Pour tenter de me faire pardonner cet oubli inexcusable, j'ai cherché dans mes archives une photo de Guédelon avec un poseur de tavaillon. Elle est intéressante parce qu'on y voit la reprise d'un ouvrage plus ancien. De mémoire il s'agissait d'agrandir un bâtiment (la forge, je crois) en ajoutant un morceau de charpente. Le coté irrégulier du matériaux est assez visible, même si cela semble difficile à imiter en modélisme ...  scratch


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Von Essen
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MessageSujet: Re: Demeure seigneuriale.   Dim 18 Juin 2017 - 13:48

Un petit manoir pour Von Essen, avec une architecture alsacienne qui va bien... Mmm.. scratch

Le seigneur d'Aurevallis a écrit:
Ca ne m'empêche pas de le surveiller et d'applaudir la grande inventivité dont tu fais preuve dans tes rédactions.
Merci ! On pourrait dire que c'est mon dada Le cheval qui chie lol!
Pour la V9, ton avis confirme mon impression... qui sera exprimée ultérieurement dans le bon topic study
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Mictlantecuhtli
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MessageSujet: Re: Demeure seigneuriale.   Mar 20 Juin 2017 - 0:39

Toison a écrit:
[...] quelqu'un qui sait de quoi il parle

Tu serais étonné de la méconnaissance qu'on peut avoir de certains aspects d'un domaine que l'on croit pourtant maîtriser !  Laughing  L'astuce, c'est de ne jamais partir du principe qu'on a fait le tour d'une question et qu'on est devenu un expert. L'orgueil précède la chute.  Cool

Toison a écrit:
Le coté irrégulier du matériaux est assez visible, même si cela semble difficile à imiter en modélisme ...

Voila l'exemple parfait pour exposer les limites en matière de modélisme (du moins à notre échelle 1/60e). Les bardeaux sont clairement petits et en rangs très serrés. A vue de nez, je leur donne 30 ou 40 cm de long sur cette photo. Proportionnellement, ceux que j'ai fabriqués mesureraient 90 cm. Idem pour le recouvrement : des bardeaux sont recouverts par plus que le seul lit supérieur afin d'assurer l'étanchéité de la toiture. Même avec des bois d'un millimètre d'épaisseur, il est impossible de réaliser la même chose sans obtenir un ouvrage terriblement épais. C'est la raison qui m'a poussé à les disposer comme des tuiles ... et qui garanti une bonne douche à quiconque se trouve en dessous en cas d'averse Mr. Green.

Personnellement, ce petit côté "naïf", non conforme à 100% à la réalité, ne me déplaît pas du tout, car l'aspect final m'importe plus qu'une stricte observance du modèle.

Pourtant les toitures de ces deux photos sont vraiment belles. Afin d'atteindre un résultat approchant, il faudrait peut-être que je me tourne vers le carton. J'ai juste des réticences à employer une base dont je doute de la durabilité.

Von Essen a écrit:
Un petit manoir pour Von Essen, avec une architecture alsacienne qui va bien... Mmm..

Le gant est jeté cher collègue. Vous avez à votre tour 7 mois et demi pour nous éblouir avec un nid à chauve-souris. rambo
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DeMalpeste
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MessageSujet: Re: Demeure seigneuriale.   Mar 10 Oct 2017 - 15:56

Morbleu ! Voilà un moment que j'ai délaissé mes bretonniens pour finir mes autres armées, et je passe sur le forum après une bonne absence et que vois je ? !

C'est magnifique, et ça me donne envie de me remettre à peindre mes chers chevaliers et leur faire de vrais décors dignes de ce nom ! Bravo, voilà que je ne vais plus savoir à quelle armée me vouer en priorité maintenant !!
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Mictlantecuhtli
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MessageSujet: Re: Demeure seigneuriale.   Mar 10 Oct 2017 - 18:54

Merci pour ce compliment. Wink (ENCOOOOOOORE ! PLUUUUUUUUS !)

C'est pour moi une belle récompense que d'inciter des lecteurs à se lancer dans leurs propres projets. On se focalise si souvent sur les figurines qu'on en oublie que les décors sont une part importante d'une belle table de jeu.

DeMalpeste a écrit:
[...] je ne vais plus savoir à quelle armée me vouer en priorité maintenant !

Les bretonniens. Toujours les bretonniens. Question suivante ? Mr. Green

Au plaisir de voir tes propres créations. salut
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