Le Royaume de Bretonnie
Bienvenue en Bretonnie, manant(e) ! N'oublie pas, avant toute chose, de te présenter selon le Sainct Patron de Présentation dans la section prévue à cet effet : http://labretonnie.forumactif.com/t1-presentation-voici-le-patron-que-vous-devez-suivre



 
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 Le bouseux tournoi de Géorgie

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MagnanXXIII
Parangon de vertu
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MessageSujet: Re: Le bouseux tournoi de Géorgie   Sam 12 Mar 2016 - 18:09

Sa monture avait depuis longtemps été abattue.
Le grouillement des ennemis autour de lui était assourdissant, mais lui-même était bien trop absorbé dans son affaire pour y prêter attention. Après avoir manqué une fois de crouler sous le nombre, il fit usage d'une tactique maintes fois prouvée : relever ses victimes en boucliers de chair. Le sillon de morts s'allongea sur son chemin, et déjà les skavens préféraient s'écarter de lui à bonne distance, et le vampire progressa rapidement à travers leurs rangs.
C'est avec une surprise non feinte qu'il se retrouva face à une autre foule de créatures piaillantes et poilues, mais reconnut immédiatement leurs marques et leurs haillons : des esclaves. Alors que lui, Von Essen, s'apprêtait à accomplir des exploits dignes d'être chantés, on lui envoyait dessus des esclaves. Plus hargneux que jamais, le chroniqueur trancha dans le vif et savoura chaque cri de mort que sa lame provoquait. Mais subitement, il se sentit traversé par un flot de douleur insoutenable, hurla et faillit perdre connaissance.

L'instant d'après, il reconnut l'odeur se sa propre chair calcinée, et vit les glyphes de son armure s'éteindre peu à peu : la mort venait de l'effleurer.
Poussant toujours plus de cris de rage, il fit couler des rivières de sang et mit les quelques esclaves restants en déroute.
Intense fut son dépit lorsque dans son emportement, il tomba nez-à-nez avec deux créatures aussi larges et musclées que des ours. La retraite était impensable, et il encaissa de plein fouet deux pattes griffues qui auraient tranché un humain en deux. Une fois de plus, la lueur malsaine de son armure témoigna du péril dans lequel il se trouvait.

Ses mouvements ralentis par son état désastreux, il plongea néanmoins avec adresse sous les jambes des deux colosses, visant les tendons. Le manque de réaction des créatures l'étonna, mais ne ralentit pas son coup : l'un des rats ogres tomba à la renverse. Von Essen se retrouva face à deux hommes-rats vêtus de masques et de toges barbelées, portant chacun un redoutable trident ; il réagit à l'instant ; tous deux d'effondrèrent, l'un avec la dague, l'autre avec l'épée du vampire dans le corps.
Il récupéra ses armes et se retourna, pour comprendre enfin sa chance : le rat-ogre se débattait contre deux grands oiseaux noirs qui s'attaquaient à sa vue. Sans réfléchir davantage, le vampire bondit sur huit coudées de hauteur, et planta ses deux armes dans la gorge de l'abomination. Les deux corbeaux cessèrent immédiatement leur harcèlement, et reprirent de l'altitude en croassant.

Von Essen acheva rapidement le mutant qui ne pouvait se lever, et balaya du regard le champ de bataille : il aperçut immédiatement deux immenses machines de guerre qui projetaient des jets d'énergie verte au loin. L'une d'elles avait manqué de l'incinérer. Et l'ancien bourgmestre ne laissait jamais de crimes impunis.


_____________________________________________________


- TroiaaaaAAAAAAAAH...
- Ce véhicule est à MOI ! QUATRE degrés OUEST ! ET NON EST !
Ayant promptement et cruellement disposé des infortunés canonniers skavens, Von Essen s'assit dans le siège qui commandait l'engin. Ayant déjà manipulé un canon à malepierre en Sylvanie (authentique !), le vampire n'eut aucun mal à diriger l'énorme fut vers une masse grouillante où il voyait plus de créatures poilues que de zombies. Au moment de la mise à feu, toutefois, il eut tort de ne guère accorder d'attention aux tremblements qui commençaient à secouer la machine de guerre. Souriant, il abaissa le dernier levier.
Quelques secondes après, il vit une curieuse glyphe s'illuminer puis déclencher une légère détonation. Puis, une glyphe voisine subit le même effet, et il en fût de même pour onze autres glyphes dans la seconde suivante.
- Oh...
Les tremblements s'intensifièrent, et Von Essen fut subitement trop épuisé par la bataille pour réagir. Déjà le métal du fut virait au rouge écarlate et commençait à fumer. Le vampire pria pour que son armure tienne le coup cette fois encore.
Une immédiate noirceur recouvrit alors son champ de vision, et le tumulte ambiant disparut, tel le feu d'une bougie que l'on venait de souffler.
La lumière revint ; Von Essen fut stupéfait de voir à deux pas devant lui son amante, dont l'attitude annonçait la réprobation.
- Si vous ne savez pas éviter les risques inutiles, très cher, je ne vois pas votre place sur un champ de bataille !
Et elle croisa les bras sur sa poitrine, à la fois belle et courroucée.
Mais il ne fallut pas longtemps au vampire pour retrouver le don de la parole.
- J'avais tant envie de vous rejoindre, mon aimée, qu'aucun risque ne m'a paru superflu dans ce but. Votre sauvetage s'accorde parfaitement avec la passion qui brûle en moi en ce moment, - il s'approcha d'elle, lui prit la main et la baisa, - si vous voyez ce que je veux dire, sublime Arken.
- In - cor - ri - gible !
Et ils partagèrent un baiser.


_____________________________________________________


« SssssSs... Cheeeeeeeeeeeeeef ! Cheeeeeeeeef ! On a un sSsSs...prrrrroblème ! »

Couina un commandant Skaven en entrant dans la galerie de la litière royale où Scapophax commandait l'assaut bien à l’abri 50 pas sous terres. Le commandant résuma la situation, un Vampire avait détruit tout le train d'artillerie sud et avait décimé une dizaine de régiments de guerriers des clans ainsi qu'une poignée de rats-monstres, il est précédé par une armée de morts-vivants qui a envahit l'Ouest de la région. Scapophax réagit :

« SssssSsss... Qwaaaaaaaa ?! Maudits choses-hommes ! Ils utilisent les malédict-sssssSSs-ions du satané Nagas-SSSSssSs-h contre nous ! Par le Grand Rat Cornu, je vais devoir utiliser les ssSsssSss grands moyens. On va les exterminer avec leurs propres armes SsssssSs... »

S’ensuit un ricanement général de tous les rats de la galerie. Scapophax ordonna à une dizaine de Vermines de choc de le suivre, il parcourra rapidement les galeries pour arriver devant une grande porte où était amassé un groupement de skavens aux tenus étranges,  Scapophax s'adressa à eux :

« SsssssssS-C'est l'heure, artilleurs, ouvrez la réserve de Malviande !»

Les skavens ouvrirent rapidement la porte, pendant que Scapophax continuait de ricaner, mais le chef skaven s'arrêta net, il vit une flasque chuter du haut de la porte, cette dernière devait soutenir le récipient étant fermée. La flasque était marquée d'une grande lettre ''C''... ''C'' comme Connardos. Finalement elle s'écrasa dans un tonneau de Saucisse plus bas. Scapophax ne pu être témoin de la suite, sa dernière action fut de tourner le dos à la déflagration qui emporta sa misérable vie...

_____________________________________________________


Georges réussi à se frayer un chemin dans la masse de cadavres animés. Arrivé aux portes du château il se précipita sur les remparts pour avoir un aperçu de la région aux côtés des capitaines de la garnison. Un prévôt du nom de Gallam résuma la situation en montrant du doigt chaque événement.

« Messire, pour commencer, une armée de morts-vivants est partie de Paumé-sur-Village et saccage toute la partie Ouest de la baronnie, elle vient de rencontrer l'armée skaven à Paumé-sur-gueux au sud d'ici.

Les skavens viennent de l'Est et ont pris possession de la production de saucisses à Saucisse, ils prennent aussi d'assaut votre château.

Au centre de ce conflit, trois chevaliers se battent, le capitaine Gaston a prit l’initiative d'envoyer une partie de la garnison du château pour les aider. Bien qu'on pense que l'armée des morts soit gérables par nos troupe, on a peur que les hommes rats puisse nous submerger.

Au sein de Paumé-sur-Bourg, deux groupes de Sindique-cas se battent à coup de pancartes, le mouvement "À mort Louen croix-vé-bâton" et le mouvement "Géorgie indépendante".

Plus au nord, une force de zombies qui s'était détachée de l'armée principale saccage les villages de Paumé-sur-Puit, Paumé-sur-Paumé, Paumé-sur-chèvre et Paumé-sur-Loin.

Et finalement, une Waaagh d'orques, qui n'a strictement rien à voir avec le scénario, traverse tranquillement la région du nord en y massacrant tous les habitants.


Spoiler:
 

- Très bien, soupira Georges, je vais chercher mon hippogriffe et je remettrai de l'ordre dans la baronnie tout seul, comme toujours.

- Heu, messire, sans vouloir remettre en doute vos capacités de maintient de l'ordre, la situation ne serait-elle pas suffisamment désespérée pour nous forcer à employer les grands moyens ?

- À quoi pensez-vous prévôt ? Parlez ?

- La levée paysanne sire.

- Quoi ! Vous êtes fous ! Vous voulez tous nous tuer c'est ça ?! S'emporta le baron.

- Mais, messire, regardez autour de vous, que pourrait-il y arriver de pire à la baronnie ?

- La levée paysanne justement... »

Alors que Georges se rappela du désordre incommensurable qu’avait provoqué la première levée paysanne de Géorgie, la terre trembla à nouveau, une intense lumière aveugla le baron et de ses hommes et une terrifiante détonation leur fit temporairement perdre leurs capacités acoustiques. Quand ils retrouvèrent l'usage de leurs cinq sens, ils virent l’impensable, un gigantesque champion de flammes rouges et mauves l’élevait jusqu'au ciel recouvrant toute la région Est de la Géorgie.

Spoiler:
 

Quand le silence revint, on entendit un rire intense venant des remparts du château, c'était Connardos qui profita de la réussite de sa plus grosse blague, jamais le gag du sceau d'eau et de la porte n'avait eu de conséquence aussi importante...

Les effets secondaires de l'explosion de Malviande commençaient à se faire sentir, une intense odeur de fiente remplissait les narines des Hommes et les gardes du château criaient partout « Aux démons, aux démons ! ». Georges regarda en contrebas des remparts et vit des êtres putrides, difformes et multicolores s'attaquer aux hommes d'arme, c'était des porte-pestes qui avaient traversé la barrière qui séparait le monde immatériel et  le monde matériel suite à l'explosion. De plus, une mystérieuse poudre brune et verte commençait à tomber du ciel comme de la neige. Gallam se retourna vers son seigneur et insista :

« Messire... La levée paysanne ! »

Au bord du désespoir, le baron ordonna d'une voix tremblante:

« F-f-faites donner la levée paysanne ! »

L'ordre fut transmis d'homme d'arme en homme d'arme dans tous les recoins du château et il ne fallu pas attendre longtemps pour entende les trompettes raisonner dans toute la baronnie. Le sol trembla de nouveau, des cris de mécontentement de foule se fit entendre dans toutes les directions, les champs et les rares villages encore debout commencèrent à brûler sans aucune raison. La manifestation à Paumé-sur-Bourg s'arrêta net et une marée infinie de populace avait envahit la campagne. En moins d'une heure la Waagh Orque fut anéantie, les morts-vivants avaient disparu et la totalité des skavens était en fuite. Une fois l'ennemi vaincu, les paysans se battirent entre eux un instant avant de se lasser et de retourner dans leurs villages en cendres. La paix revint en Géorgie mais la baronnie était décimée, le château était en parti effondré suite aux tremblements de terres répétés, plus aucun village n'était debout et il ne restait plus rien des domaines agricoles. Il ne restait plus qu'à la Géorgie ses habitants, étrangement toujours aussi nombreux, et son baron qui songeait sérieusement à une reconversion dans la vente de vodka à Kislev...

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MagnanXXIII
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MessageSujet: Re: Le bouseux tournoi de Géorgie   Sam 19 Mar 2016 - 16:51

Quelques instants avant la catastrophe:

Contrairement aux autres participants, l'elfe ne vint pas à la cérémonie. Tout d'abord, si tout ce que l'on disait sur le roi était vrai, il ne tarderait pas à deviner ce qui était arrivé à quelques personnages de sa cour qui chassaient. Ensuite, il connaissait déjà la récompense cachée sous la tente, ayant visité cette dernière quelques jours, ou plutôt nuits, plus tôt. Enfin, et surtout, il n'avait pas encore visité le château. Aussi, alors que les derniers chevaux quittaient la barbacane, l'elfe partit s'adonner à son jeu préféré: se perdre.

Ce fut facile.

Après être passé par les cuisines, guidé par un odieux fumet, et franchit une porte une pomme dans la main, il se retrouva dans une salle d'arme. Puis, en suivant un couloir, il traversa les cachot et débouchât au sommet d'une tour. Commençant à insulter l'architecte, il descendit une galerie pour sortir dans une chambre vide où ronflait le chef de la garde. Continuant sa visite, et maudissant désormais l'inventeur de ce labyrinthe, il arrivât enfin sur le chemin de ronde.
La vue était splendide, tant qu'on ne regardait pas en dessous de l'horizon.
L'elfe se dit finalement que, tant qu'à être arrivé là, autant en profiter. Il s'allongeât donc sur les inconfortables pierres du mur et regarda le ciel.

Il fut réveillé quelques instants plus tard pas un cri:

- CHARRRRRRRGEEEEEZ !
son premier reflex fut de crier "silence!"

- HOKUTO ! VANHEL DESU !
- VIGUEUR INFERNALE NO JUTSU !

son deuxième fut de se lever et d'encocher une flèche et d'abattre un garde qui passait par là, croyant que celui-ci était l'impondérable trouble-sommeil.

"SKUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUB !!! "

-heu… ça, je connais…
l'elfe regarda par dessus les créneaux et vit un spectacle absolument indescriptible pour conserver la santé mentale des lecteurs. Toujours est-il que l'elfe fit au milieu de ce foutoir deux chevaliers en armures, dont l'un semblait entouré d'un aura menaçant, charger contre une masse grouillante de petites créatures qui volèrent sur leur chemin, certaine eurent visiblement beaucoup de surprises quand leurs yeux se retrouvèrent face-à-face, le crâne coupé en deux.
- Bon, on s'amuse sans moi, je vois… CHARRRRRRRRRRRRRRGEZ!!!!!!!!!!
L'elfe avait sauté sans réfléchir par dessus les remparts et ne dut sa survie qu'à un geste désespéré pour s'accrocher à une pierre du mur. Grommelant des jurons nains appris à la taverne, il continua sa descente de pierre en pierre de manière bien moins épique et rapide qu'il ne l'aurait voulut. Enfin en bas, il reprit son souffle un instant.
-Bon… épée… ou arc… et comment… arriver là-bas?

C'est alors qu'il avisa une charrette posée sur le bord de la route. S'il avait discuté avec les paysans, il eût su que c'était la charrette à roues demi-carrées. Son créateur, un Syndic-cas peu doué, avait pensé pallier avec celle-ci les défaut de la charrette -rouler en bas des pentes toute seule- tout en gardant tout les intérêts :porter plus de gens devant le château avec leurs pancartes.
Mais l'elfe n'avait pas parlé aux paysans. Ni regardé les roues. Aussi fut-il surprit lorsque, ayant sauté dans la charrette qui était déjà en haut de la colline, celle-ci se mit à rouler pas à-coups irréguliers, voire aléatoires (les paysans ayants relativement peu de notions de géométrie).
Le "CHAAAAAAAAARRRRRRRRRGEZ!!" glorieux devint un "ÀÀÀÀÀÀÀÀÀ MOOOOOOIIIIIIIII!!!!!! " désespéré qui ne prit fin que quant la charrette rentra dans la foule de morts-vivants qui arrivaient par le sud dans un grand "SPROTCH".

Quelques instants pus tard, l'elfe se releva, encore à moitié étourdit, juste à temps pour parer un coup d'épée venu d'un cadavre peu frai. Les Choses sérieuses commençaient.


Après avoir redonné la mort à une pogné de... morts, l'elfe fut violemment secoué par une terrible explosion. La déflagration emporta quelques skavens qui atterrirent violemment sur l'elfe... "RESPROTCH". Quand l'habitant de la forêt revint à lui, et après s'être dégagé de la pile de cadavres de rats, il découvrit un environnement désolé et stérile dont les rares arbres encore debout étaient calcinés. Sa première pensé à la vue de ce spectacle fut: "Par les flèches d'Ithinuel ! Je me suis encore perdu !".


_____________________________________________________


La bataille était finie, depuis les remparts du château, Georges était effondré en voyant ce qui restait de sa chère Baronnie. Il entendit une voix pleine de colère à quelques mètres d'ici :

« Où est Georges ?! »

Un homme d'arme répondit  :

« Par là messire. »

C'était le Roy, accompagné de trois chevaliers dont le comte Henry. Georges se retourna, il vit que l'armure de Louen était pleine de sang, de liquides multicolores et pleine des restes d'organes. Georges répondit :

« Que me voulez vous ? Et pourquoi portez-vous autant de boyaux sur vos habits ?

- Je me suis battu contre un grand immonde, dans votre propre château ! Répondit le Roy qui avait du mal à garder son calme.

- Et vous l'avez vaincu ?

- Non. Et c'est bien cela le problème ! Une horde de gueux est venue de nul part et s'en est occupée de lui.

- C'est plutôt une bonne nouvelle pour vous messire…

- Georges, soupira Louen, il n'y a plus l'ombre d'un doute, votre baronnie est un rebut du Royaume, elle ne vaut pas mieux que Moussillon. »

Georges resta sans voix, le Roy reprit :

- Je crois qu'il est temps pour vous de partir en quête du Graal, vous avez grand besoin de vous repentir et de retrouver les véritables valeurs de la chevalerie.

- Messire, j'ai toujours voulu partir en quête, mais je ne peux pas laisser la baronnie sans dirigeant, la région est beaucoup trop instable. Le but de ce tournoi était justement de promouvoir un...

- Quelle baronnie ? Coupa Louen en montrant la région dévastée depuis les remparts. »

Georges fit une grimace. Puis il rétorqua :

- Mais ses habitants sont toujours là, on ne peut pas les laisser s'autogérer, ils en sont incapables.

- Votre fils, donnez lui la baronnie.

- Mon fils ? Il est aussi retissant que sa mère à vivre dans la bouseuse Géorgie, j'ai beau les convaincre de me rejoindre, ils insistent pour rester à Couronne…

- J'arriverais à les convaincre, lança Louen en dégainant son épée. Et vous, vous avez quitter ces terres et partir en quête !

- Son altesse est trop bonne, répondit Georges.

- Ah, et avant de partir en quête, j'aimerais que vous rendiez un petit service à machin d'Armorique. Prenez avec vous ce qu'il reste de votre armée et marchez en Lyonesse, il y aurait quelques problèmes avec Moussillon là bas à ce qu'il paraît. Et demandez aussi à l'idiot de chevalier qui est venu participé au tournoi de vous suivre, il s'est fait éliminé aux épreuves éliminatoires du premier jour à ce qu'on m'a dit, un certains comte d'Alsacie. Il est inexplicablement venu avec une armée qui campe actuellement au Nord, j'ai l'impression qu'il aime les gueux tout autant que vous. Je pense que vous vous entendrez bien.

Sur ces mots, le Roy tourna les talons et alla nettoyer son armure encore imprégnée d'immondices.


_____________________________________________________


L'heure était aux adieux, les participants du tournoi retournèrent dans leurs appartements pour récupérer leurs affaires. Gérald se perdit dans les couloirs, à force de changer de chambre tous les jours, il ne savait plus quelle chambre il avait passé sa dernière nuit, et sa carte magique ne semblait pas coopérer. Albéric remercia le Roy de l'avoir écouté et rejoignit Georges pour préparer leur départ vers l'Armorique, Gontran rassembla ses affaires pour son départ à la guerre et Léonard dit adieu à tout le monde, même aux hommes d'arme du château, ce qui lui prit un certain temps…

Pendant ce temps, Von Essen chantait :

Tour du château en ruines, crin-crin et flûte traversière

C’est décidé ! Je m’en irai !
J’en assez de ce pays taré !
C’est décidé ! Je m’en irai !
J’en assez de ce pays taré !
J’entends les gueux, les skavens et les squelettes, j’entends les gueux et les skavens chanter !
J’entends les gueux, les skavens et les squelettes, j’entends les gueux et les skavens chanter !

Ma douce amie, je m’en irai !
J’entends les gueux et les skavens chanter !
Ma douce amie, je m’en irai !
J’entends les gueux et les skavens chanter !
Les gueux et les skavens, on les confond de loin,
Ont fait une levée et ravagé le coin !
Les gueux et les skavens, on les confond de loin,
Ont fait une levée et ravagé le coin !
J’entends les gueux, les skavens et les squelettes, j’entends les gueux et les skavens chanter !
J’entends les gueux, les skavens et les squelettes, j’entends les gueux et les skavens chanter !

C’est aujourd’hui que j’m’en irai !
Mais comme tout grand méchant je reviendrai !
C’est aujourd’hui que j’m’en irai !
Mais comme tout grand méchant je reviendrai !
Mais comme tout grand méchant, je viendrai me venger,
Sauf que pour le moment, il y a trop de danger !
Mais comme tout grand méchant, je viendrai me venger,
Sauf que pour le moment, il y a trop de danger !
Je reviendrai, oh oui je reviendrai, mais si je n’pars pas, j’m’en repentirai !
Je reviendrai, oh oui je reviendrai, mais si je n’pars pas, j’m’en repentirai !
J’entends les gueux, les skavens et les squelettes, j’entends les gueux et les skavens chanter !
J’entends les gueux, les skavens et les squelettes, j’entends les gueux et les skavens chanter !

Je reviendrai, oh oui je reviendrai, mais si je n’pars pas, j’m’en repentirai !
Je reviendrai, oh oui je reviendrai, mais si je n’pars pas, j’m’en repentiraaaaai !

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MessageSujet: Re: Le bouseux tournoi de Géorgie   Jeu 24 Mar 2016 - 19:01

S’étant enfin remis de son fou rire incontrôlable, Connardos de Connardie put enfin se relever. Titubant sur le chemin de ronde, car encore agité par des spasmes d’hilarité, le Connardien arriva dans sa chambre quand la bataille s’était terminée.
Il prit quelques minutes supplémentaires pour s’allonger sur sa couche avant que la réalité ne s’impose à nouveau à lui : La baronnie était en ruines et les habitants n’allaient pas trop apprécier de savoir qu’il était l’auteur de sa destruction. Surtout que maintenant que le tournoi venait de se terminer, la « protection » dont il disposait en tant que participant prenait fin ce soir.

Connardos se renfrogna en pensant à cela, car son séjour en Géorgie allait devoir se terminer. Non pas qu’il soit réellement dérangé à l’idée de partir de ce trou infâme, mais il s’y trouvait bien finalement et il y avait tant de possibilités d’humilier des continentaux en ces lieux. C’est donc avec un léger pincement au cœur que le Connardien fit son paquetage.

En passant devant les cuisines, Connardos s’arrêta un instant. Il venait de se rappeler un léger détail. Une toute petite chose qu’il devait pourtant faire à tout prix : se venger. Depuis son combat avec Fulbert, cette idée avait germée dans un recoin de sa tête et il venait de trouver une occasion en or. S’assurant que le cuisinier n’était pas présent, Connardos s’infiltra dans la cantine à la recherche des provisions d’Estienne d’Ajol pour y verser un peu de poudre de saucisse locale qu’il avait gardé pour ses besoins personnels. Il en connaissait les effets depuis la phase éliminatoire, il était donc essentiel qu’il en emmène un peu…. S’éclipsant en vitesse, le Connardien reprit sa route tranquillement, un sourire radieux aux lèvres tandis qu’il s’imaginait les évènements à venir.

En sortant dans la cour après être passé aux écuries, Connardos entendit le baron Georges discuter avec le Roy qui lui criait dessus sur les remparts. En voyant le Roy descendre des remparts, Connardos eu une autre idée et partit immédiatement vers le souverain.
« Ah, vous êtes un des participants je crois, s’exclama le roy en voyant Connardos arriver.
-Effectivement, je l’étais. D’ailleurs vous avez les salutations de la baronnie de Connardie !
-De Connar… Quoi ? fit le Roy, interloqué.
-Et au fait, j’ai volé mon armure et mon cheval à un chevalier du coin !
-Vous... ! »
Mais avant de pouvoir continuer sa phrase, le Roy reçut un crachat parfaitement placé sur son front.

Connardos s’enfuit à bride abattue en ricanant après s’être moqué ouvertement du personnage le plus puissant du royaume. Et ce dernier, furieux de s’être fait insulté de la sorte, demandait la tête de l’odieux personnage en hurlant, rouge de colère. Tant et si bien que la voix puissante du Roy fit résonner un mot dans toute la région. Un mot que les Géorgiens avaient fini par connaître par cœur :

« Connard ! »

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MessageSujet: Re: Le bouseux tournoi de Géorgie   Dim 3 Avr 2016 - 13:28

Lorsque la marée de gueux avait déferlée, le nécromancien s'était retrouvé enseveli sous les cadavres de ses propres zombie, ce qui lui avait sauvé la vie. Il avait attendu la nuit et le retour au calme pour sortir de sa cachette et tenter de sortir de ce duché de "taré".

Cela faisait déjà une bonne journée qu'il marchait prestement vers le sud.
Il s'appuya à un grand chêne pour reprendre son souffle. C'est alors qu'il entendit une voix grave lui susurrer à l'oreille "Ton nom est tombé !". Le nécromancien n'eut pas le temps de crier car sa tête effectua un vol parabolique sans que le reste du corps ne la suive.

Gérald attendit quelques minutes avant d'essuyer son épée sur la tunique du nécromancien et de la rengainer. Avec les cultistes de Nagash, la frontière entre la vie et la mort est si incertaine qu'il est préférable d'appliquer le vieux dicton Orques "Toi taper si encore bouger !" ; dans le cas présent plus rien ne bougeait.


Le baron de Port-petit sortit son parchemin magique de quête :

"Tuer le chef Skavens : quête échouée (tué par Connardos).
Tuer le nécromancien : quête terminée."

Le chevalier de la quête rangea son parchemin, vexé. Cet enfoiré de Connardos avait réussi à lui pourrir une quête. Gérald remonta en selle, maussade. Il avait besoin de passer sa frustration sur quelque chose, et cela tombait bien, il avait un dragon à tuer.

_____________________________________________________


elfe marchait dans la plaine recouverte de corps piétinés par des milliers de gueux, s'amusant quand, dans la chaire des démons de nurgle, il arrivait à distinguer une empreinte de pied. Puis, au détour d'un tas de boue qui était peut-être une maison, il croisa un groupe d'elfes qui soignaient leurs blessés. L'un d'eux se tourna alors vers Ethgri-Wyrda, avec le regard et la voix de ceux qui n'ont rien compris de ce qui vient d'arriver:
-Où étiez-vous, seigneur? voilà des heures que nous vous cherchons
-J'étais… par là, je crois, à coté de…
Il regarda en arrière, mais il fut incapable de décrire quoi que ce soit du paysage
- … à coté de par là.
- que fait-on?
- Combien de pertes?
- Cinq archers ont été blessés par l'explosion, deux ont été tués par les rats, et trois autres ont été mordus par des gueux, l'infection est fulgurant, hélas, impossible de les sauver…
- Par Loec et Ladrielle! Mais qui est le fils d'ungor qui a déclenché tout…

À ce moment là, un cavalier passa à toute allure devant le groupe sans s'arrêter, suivit quasiment aussitôt par une troupe de chevaliers hurlants au milieu duquel chevauchait le roi, dont le langage tranchait avec l'armure et la couronne:

-Je vais t'échancrer le bas du dos! Connard! Fils de porc incestueux! connard! je te râperais les tripes! connard! Revient, chien des îles! connard! tes parties orneront mon trône! connard! kuujjuaraapimmiuq! connard! tes cotes gratteront le dessous de tes dents! connard! translawrencien! connard…

Le roi bavait visiblement de rage. la vitesse de son cheval semblait inspirée par la terreur qu'il avait de son cavalier que le stupide animal n'arrivait pas à fuir. L'étrange cortège poursuivit sa route au galop sans se soucier des elfes. Ceux-ci suivirent la poursuite pendant de longues minutes avant que quelqu'un ne sache que dire.

- Messire Ethgri-Wyrda, devons-nous rentrer? ce pays est par trop étrange et maléfique pour moi…
- Oui, allons-y. Je suis passé par la norsca, le catay et la sylvanie, mais c'est bien chez nos voisins que se trouvent les choses les plus étranges du monde extérieur. Sais-tu quand la chasse sauvage est passée en Géorgie pour la dernière fois?



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20 minutes avant l'explosion :

Alors que la cohue était totale et que les chevaliers entourant le Roi lui frayait un chemin, le Lord del Insula, fidèle à ses principes ancestraux, avait chargé droit devant comme un imbécile. Il se retrouvait à présent au cœur de la mêlée, en compagnie de plusieurs de ses chevaliers, dont Silvère de Castagne et Gaëlec de Soudé. LA situation été fort critique et il fallait tous le talent de ses nobles combattants pour réussir à repousser les flots innombrables de vermines mutantes et de zombies putrides.

- My Lord, il serait temps de réfléchir à un stratagème pour trouver un noble échappatoire à cette inconfortable situation ! Ainsi s'exclamait Silvère alors qu'il tranchait les zoneilles d'un rat qui lui faisait face.

- Je ne voudrais pas mieux, rétorqua le Lord qui était en train de tirer les moustaches à un autre rat, mais ces vils faquins ne me laissent nul répits pour réfléchir !

- Peut-être que l'on pourrait créer une diversion afin de pouvoir nous échapper subretive... suvrebite... sutrevibe... de manière dérobée, suggéra Gaëlec qui pour ça part s'obstinait à tuer pour la quinzième fois le même squelette constamment réanimé !

- Fort bien. Et comment comptez-vous divertir cette horde diabolique ? Ne voyez-vous pas que nous sommes encerclés ?

- J'y ai pensé my Lord, Il suffit de jeter un caillou sur la tête du Nécromancien et d'imiter le cri du rat. Celui-ci sera alors persuadé que le responsable de ce jet est un de ces horribles Hommes-rats !

Le Lord s'arrêta interdit devant ce plan qui était à la foi ingénieux et totalement débile. Il se demanda si ce plan ne valait pas le coup d'être tenter.

Quelques minutes après, un cercle protecteur s'était fait autour de Gaëlec qui fut désigné comme le lanceur de cailloux officiel du Lord, ce qui le gonflait d'orgueil. Malheureusement, son premier lancer ne fut pas très heureux et toucha un chef skaven, ce qui attira son attention, ainsi que sa rancœur.

- Bowdel ! Mais qu'est-ce que vous foutez bougre d'andouille ! Vous allez nous faire repérer !

- Ce n'est rien Sire ! Je vais imiter le cri d'un fantôme pour lui faire croire que c'est un fantôme qui lui a lancé la pierre !

- Andouille ! Depuis quand les fantômes lancent-ils des cailloux ! Vous êtes vraiment irrécupérable !

Cet à cet instant que Von Essen déclencha ses infâmes pouvoirs, annihilant les skavens devant les yeux étonnés du Lord et de ses chevaliers.

- Vous voyez, my Lord, clama Gaëlec, mon plan a marché !
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10 minutes avant l'explosion

Pendant ce temps, Fulbert émergeait de son inconscience. Il mit un certain temps pour se remémorer son combat, et pour repérer le lieu où il se trouvait. Visiblement, il ne se trouvait pas chez les prêtresses chargées des soins, mais dans sa chambre.

- Que fais-je ici ? Qui m'a transporté ? Demanda-t-il à haute voix.

- Vous avez été amené dans votre chambre sur ordre de la sœur supérieur, lui répondit une douce voix féminine. Elle estime que votre cas demande un traitement au calme. Je serai votre infirmière pendant votre convalescence.

La femme qui lui parlait lui tourné le dos, mais sa voix et sa silhouette donnèrent à Fulbert un regain d'énergie. Quelle chance j'ai, pensa-t-il, me voilà en tête à tête avec une charmante donzelle. Mon attente est enfin récompensée, je vais pouvoir prendre du bon temps. Et s'adressant à sa soigneuse :

- Ma belle, votre présence me comble de réconfort. Je sens en effet mon cœur meurtri et j'ai grand besoin de vos soins pour retrouver toute ma vigueur. Venez donc sentir comme mon corps est fébrile.

- Beau et noble chevalier, votre santé m'inquiète et se sera pour moi un plaisir que de prendre soin de vous, lui répondit-elle en se retournant.

C'est alors qu le visage de la jeune prêtresse se dévoila aux yeux de Fulbert qui devant ce spectacle perdit toute ardeur. En effet, la malheureuse portait tous les stigmates de sa consommation excessive de saucissons, dont les effets secondaires sont redoutables sur le visage.

- Ah ! Ma Dame ! Ne vous donnez pas cette peine ! Je me sens soudainement beaucoup mieux ! S'écria-t-il en bondissant de son lit ! D'autant plus que je me rappelle soudain que j'ai une chose extrêmement urgente à faire là tout de suite comme ça !

Et de sortir de la chambre précipitamment devant l'incompréhension de la soigneuse.
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5 minutes avant l'explosion

Après cette mésaventure, Fulbert avait constaté le chaos qui régnait dans la Région. Se rappelant le passage que des skavens avaient creusé dans la nuit, il pris le partie de l'emprunter, avec dans l'idée de tenter quelques coups d'éclats.

Cependant, la plupart des combats se déroulait en surface, et le peu de skavens qu'il rencontrait étaient soit des fuyards soit des pilleurs. Enfin, lorsqu'il rencontra enfin un groupe de guerrier hommes-rats semblant prêt pour le combat, quelle ne fut pas sa surprise de les voir détaller comme des lapins, ce qui est curieux de la part de rats mutants.

- Vite vite ! Repli ! Le terrible chose homme est revenu détruire nos terriers !

Tous semblait dans l'expectative, et la vue d'un bretonnien dans leur tunnel semblait les terroriser plus que de raison. Fulbert se gossa de la situation, et s'arrêta devant l'échelle que ces vermines allaient employer.

- Voyons ce qu'il y a là-haut, se dit-il !
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Quelques secondes avant l'explosion

Silvère semblait omnibulé par Von Essen, ce qui inquiétait le Lord.

- Que vous arrive-t-il Silvère ? Ressaisissez-vous !

- My Lord, vous connaissez mon passée. Vous savez que je ne peux tolérer telle engeance plus longtemps ! Au bûcher ! Hérétique ! Hurla-t-il en direction du vampire qui l'ignora totalement.

- Je le sais, et moi aussi je maudis ces créatures maléfiques mais réfléchissez ! C'est un des participants du tournois. Il est donc pour l'instant protéger par son statut. Ce serez vous mettre la Couronne à dos que d'abattre celui-là. À compter que vous y parveniez...

- My Lord, je ne peux m'y résoudre. Rien ne peut m'empêcher de pourfendre ce...

Il fut interrompu dans son élan par l'apparition à même le sol de la tête de Fulbert qui demanda :

- Ai-je raté quelque chose ?

Et tout explosa !
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Épilogue

Après cette bataille, le Lord décida de quitter au plus vite la Baronnie. Aucuns de ses chevaliers n'y voyait d'inconvénients, à l'exception de Silvère qui souhaiter enquêter sur la destination prise par Von Essen. Fulbert pour sa part se ventait de l'adresse dont il avait fait preuve.

Alors que l'équipé s’apprêtait à prendre le départ, un terrible cri retentit :

CONNARD !!!!!!!!!

Fulbert s'exclama alors :

- My Lord, je vous jure que je n'y suis pour rien !


_____________________________________________________



Jehan de Maislanchon, sire de Frontegôche, était heureux. De retour en sa baronnie, il chevauchait paisiblement vers son castel en compagnie de son fidèle Troussenard. Certes il avait remporté le tournoi, mais surtout sa mission était accomplie car nul gueux ne fut annobli. La tâche n'avait pas été de tout repos. La saucisse nauséabonde et le fléau d'armes sur son occiput demeuraient de bien mauvais souvenirs mais c'était peu de choses comparé au sentiment du devoir accompli. Ce soir il dormirait du sommeil du juste.

Troussenard quant à lui était moins bien loti. Surchargé par les effets personnels de son seigneur, il progressait à grand peine derrière le baron Jehan. Son calvaire touchait cependant à sa fin alors qu'ils arrivèrent au pont-levis.

A peine le baron avait-il traversé la herse qu'il trouva son intendant, Hubert-Antoine de Saillyères, en proie à une vive agitation. Ce dernier, dès qu'il aperçut le Sire de Maislanchon se précipita à sa rencontre.

- Messire, Messire !!! C'est terrible et lacrimable !!!

- La paix intendant ! Que se trame t'il ?

- Une horde de gobelins hirsutes se dirige droit sur nous par le nord !

- Hé bien couard, fais sonner le tocsin, convoque mes vassaux et bannerets pour guerroyer ! Nous allons estriller sans peine ces chiabrenas de peaux-vertes.

- C'est que Messire tous vos nobles gens sont partis !
- Partis !

- Oui, sous l'impulsion de votre nièce Damoiselle Isolde, tous se sont croisés il y a trois jours pour aller guerroyer dans les terres frontalières. Il ne reste plus aucun chevalier...

- Mortecouille !

- Comme vous dites Monseigneur !

- Baste. Peu me chaut ! Convoque prestement nos gueux. Ce ne sont que des gobelins. Les manants suffiront pour les bouter hors de Frontegôche. Autant ce vaut.

- Ils refusent Messire !

- Comment ?!

- Sauf à recevoir sous serment de la dame leurs doléances ils préfèrent quitter vostre fief.

- Leurs doléances ! Tudieu ! Mais je vais réprimer cette jacquerie séance tenante.

- Tristeusement nous n'avons guère le choix Monseigneur. Ils se sont organisés en "sindique-cas" selon les dires de leur "délégué" affirment t'ils...

- Qui est cette chiure de merde ?

- Un certain Olivier la besance, un manant qui officie en tant que garçon d'écurie dans le relais de poste du bourg Nellis. Il attend ici dans la basse cour Messire et se tient prêt...


L'intendant Hubert-Antoine de Saillyères n'eut pas le temps de finir sa phrase. Le dit Olivier la besance se dirigea résolument en direction des deux nobles et clama haut et fort :

- Nous, Olivier la Besance, délégué du Sindique cas de Frontegôche, garantissons assistance militaire au Baron de Maislanchon à la condition expresse qu'il reconnaisse séant sous serment de la Dame les acquis suivants. Primo, accès au statut de vilains au bout de ving-cinq ans de servage. Secundo, gratuité des cachots. Tertio, durée hebdomadaire de travail de soixante-quinze heures avec une journée de repos garanti. Quarto, organisation d'une table ronde avec les chevaliers s'agissant du droit de cuissage...

Le sire de Maislanchon était sidéré. En d'autres temps une telle impudence aurait valu à ce rustre le gibet sur le champ. Alors que la litanie des exigences de ces gueux se poursuivait, le baron Jehan réfléchit en son for intérieur. Il n'avait plus le choix, il fallait négocier. Ah si seulement il ne s'était pas absenté si longtemps au bouseux tournoi de Géorgie, tout cela ne serait pas arrivé ! Il avait voulu rabrouer les prétentions scandaleuses de la roture et voilà qu'il était désormais contraint et forcé sous serment de la Dame de reconnaître des droits à ses propres gueux en son domaine ancestral. Quelle ironie !

Troussenard, en retrait, n'avait rien perdu des évènements. Espiègle, il sourit largement en prenant bien soin de ne pas être aperçu de son seigneur.




*FIN*

_________________
Au revoir, au revoir, Gros Wilains !
Chez Mantic nous irons,
Au Neuvième âge nous jouerons,
Dans tous les cas nous resterons bretonniens !


Les batailles au Moyen Âge étaient si simples...:
 
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