Le Royaume de Bretonnie
Bienvenue en Bretonnie, manant(e) ! N'oublie pas, avant toute chose, de te présenter selon le Sainct Patron de Présentation dans la section prévue à cet effet : http://labretonnie.forumactif.com/t1-presentation-voici-le-patron-que-vous-devez-suivre



 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Pour une poignée de Malepierre !

Aller en bas 
AuteurMessage
Maxence de Longueville
Saint vivant
avatar

Nombre de messages : 1333
Age : 41
Localisation : Paris, mais chut, c'est un secret
Date d'inscription : 12/01/2011

MessageSujet: Pour une poignée de Malepierre !   Lun 1 Oct 2012 - 23:57

Voici la suite des aventures des braves chevaliers de Longueville.
Je sais que ça fait longtemps mais j'étais pas mal pris entre les tournois et le fait que je me rodais avec mes rois des tombes. de plus, le peu de partie amicale que je faisais en bretonnien, j'oubliai régulièrement de prendre des photos. Mais voilà enfin le retour du marquis et de sa clique.
Pour ceux qui n'aurait pas connu, voici les épisodes antérieurs :
un jour comme les autres
Le retour des ogres
Les machinations du rat


Et sans plus tarder, le nouvel épisode :

Il était tard et l'obscurité était oppressante. A l'orée du bosquet, non loin du bourg de Longueville, se tenait une sombre silhouette. Pour être de sortie seul à cette heure hors des rassurantes murailles de la ville, il fallait être soit fou, soit extrêmement brave, deux qualités qui se nourrissent souvent l'une de l'autre. Comme pour corroborer cette vérité, un cadavre d'homme-bête gisait aux pieds de la silhouette ; le malheureux gor crût là avoir une cible facile, un quelconque paysan qui se serait égaré, et s'était jeté donc sur l'humain sans plus de précaution ; hélas pour lui, Louis de Hauteterres n'avait rien d'un paysan ni même d'un égaré. Il n'était d'ailleurs pas fou et bien qu'il ne soit pas un lâche, il n'était pas du genre à prendre des risques inconsidérés ; s'il était dehors, c'est qu'une excellente raison l'y avait poussé : il devait retrouver celui qu'il avait chargé d'enquêter sur les récents évènements. Même si l'homme était un chevalier, ces actes passées l'avaient condamné à ne pouvoir fréquenter de nouveau la société longuevilloise, et Louis ne pouvait se permettre d'être vu avec lui sans risque de susciter des troubles au sein des bannerets du marquisat.

Alors que Louis était encore en train de nettoyer sa lame du sang de la créature, il entendit clairement un pas assuré qui foulait les feuilles alentour, il se retourna et distingua une forme dans la nuit, mais ce n'était pas celle qu'il attendait.
''Déçu, sieur l'intendant ?'' dit une voix féminine à l'accent arabien prononcé.
''Aïcha ! J'eusse dû me douter qu'il ne viendrait pas lui-même.'' Louis avait un grain d'exaspération dans le ton : il n'avait jamais apprécié cette étrangère.
''Ne le prenez point ainsi, sieur, ne vaut-il pas mieux être vu en compagnie d'une exotique beauté plutôt que d'un paria ? De plus, vu ce que lui ont fait subir certains de vos amis, comprenez qu'il préfère se tenir à l'écart de vous et de vos semblables.''
''Je ne suis pas ici pour me lamenter sur les injustices de ce bas monde, qui qu'elles touchent. Allons droit au but : vous m'avez fait entendre que vous aviez mené à bien la quête, alors qu'as-tu à m'entretenir à ce sujet ?''
''Pragmatique, comme il sied à votre réputation ! Soit, venons-en aux faits : vous aviez raison, il existe d'infâmes et étranges créatures qui complotent à notre insu et travaillent à notre perte. Ces créatures se présentent sous l'aspect de rats géants bipèdes et se font nommer skavens.'' Aïcha marqua une pause dans son récit, comme si elle s'attendait à une réaction de son interlocuteur, mais celui-ci resta impassible.
''Je te prie de continuer,'' lui fit sèchement le sieur.
''Collecter des renseignements sur ces êtres ne fut point chose aisée, ils savent opérer dans l'ombre, et sont passés maîtres dans l'art de la discrétion et de la fuite. Quant à connaître leurs projets, il nous fallut du temps. Ils ont un plan à long terme et leur but final n'est rien d'autre que l'asservissement de l'entièreté des races du vieux monde. Ils vivent dans les entrailles de la terre et sont innombrables ; à vrai dire, la seule raison pour laquelle ils ne nous ont point encore submergé est qu'ils paraissent souvent bien plus occupés à s'entretuer qu'à parfaire leur conquête. Cependant, il semblerait qu'il souhaite se faire dresser les nations humaines les unes contre les autres. Ils connaissent la rivalité de votre royaume et de l'empire et ils l'attisent à force de coups montés plus ou moins bien ficelés, mais qui trompent le plus grand nombre.''
Louis baissa la tête quelques secondes, comme pour encaisser le poids de la nouvelle, puis reprit la parole :
''Tes dires confirment mes craintes, mais ne m'apportent point de solution. N'as-tu quelques indices pour contrer ces rats ? Ainsi, ne m'indiquerais-tu la localisation exacte de leur tanière ou une faiblesse de ces monstres ?''
Aïcha sourit, heureuse d'avoir réussi à perturber, même qu'un peu, le nonchalant intendant :
''J'y viens : l'habitat de ces êtres est profondément enfoui et le voyage s'est révélé impossible pour nous. Mais par contre, ils semblent avoir un attrait, qui confine souvent à la folie mystique, pour ces pierres verdâtres et lumineuse.'' Elle sortit d'une bourse une petite pierre lumineuse qui irradiait une lueur aux aspects malsains. ''Ils appellent cela Malepierre, et en ont diverses utilités. Ils sont prêts à tout pour en récupérer.''
''Intéressant, certes, mais en quoi cela va-t-il me servir à les arrêter ?''
''Je vous donne là la possibilité de prendre une avance sur ces skavens : le hameau qui a été attaqué tantôt n'a pas été choisi au hasard. Il semblerait qu'une importante quantité de malepierre y soit présente dans les sols. Ils voulaient faire d'une pierre deux coups : débarrasser le terrain des gêneurs et en profiter pour accroître les tensions. Une fois le tout calmé, ils ont prévu de revenir pour en extraire tranquillement leurs précieux minéraux. Une petite force est actuellement en marche vers le village, avançant aux faveurs des nuits, et ils ne devraient plus tarder.''
Aïcha s'attendait à une réaction plus vive que le simple haussement de sourcils dont fit preuve Louis.
''Il me faut donc renvoyer des braves périr en ce lieu ; j'espère, que cette fois-ci, ce ne sera pas en vain.'' Il commença à s'en retourner à la ville quand Aïcha l'interpela :
''Je sais bien que tu n'as point de considération à mon égard, et je ne m'attends guère à une expression de gratitude de ta part, mais Maxence a failli mourir pour obtenir ces informations. N'as-tu rien à lui transmettre ?''
''Encore une fois, je ne suis point ici pour m'émouvoir des injustices, même si elles concernent le frère de mon suzerain. Maxence a accepté ma mission en connaissance de cause, je ne vous ai jamais dit que ce serait simple, et j'ai déjà perdu beaucoup dans cette affaire. Il a fait ce qu'il devait faire pour préserver le bien de la Marche, et je suis persuadé qu'il n'attend pas de remerciements pour avoir fait ce qui est son obligation. Tu es une étrangère, je n'attends pas de toi de comprendre tous nos us, mais saches qu'un chevalier bretonnien se doit de tout faire pour sa contrée et mourir en le faisant est la meilleure chose qui puisse lui arriver, et ce même s'il est un banni.''
Aïcha commença à entrouvrir la bouche, mais elle ne savait que répondre. Elle savait que son aimé souhaitait en effet ne pas être remercié, mais cette fierté bretonnienne, qu'elle trouvait mal placée, l'énervait tout autant qu'avant, et elle aurait apprécié que l'un de ces deux hommes laissent tomber la carapace des apparences, mais son désir s'estompait tandis que s'éloignait d'un pas assuré le sieur de Hauteterres.

Cette nuit-là, Philémon surprit la conversation entre son père, le marquis de Longueville, et l'intendant qui rentrait au château à une heure tardive. Ce dernier semblait tenir des propos alarmistes :
''Je n'ai malheureusement toujours point de preuves de mes dires, et je sais que si je cite ma source, vos baillis n'y apporteront nul crédit, surtout à la suite de la mort du sieur de Chastel. Mais les propos rapportés par votre frère...''
''C'est de mon oncle dont vous parlez.'' Le jeune homme s'avança d'un pas vif au milieu de la salle, tout en coupant la parole au seigneur de Hauteterres. ''De quels méfaits imaginaires le rend-on coupable cette fois ?''
''Jeune homme, je suis encore votre précepteur et vous n'êtes point encore mon seigneur, ne vous ai-je donc point appris à ne pas couper la parole de vos aînés. Et cette affaire ne vous concerne en rien.'' Le ton de l'intendant était sec, mais Philémon pouvait s'estimer heureux, il n'eût été l'héritier du marquis qu'il eût été retrouvé à devoir décrotter les écuries de la ville. Cependant, Gallerand prît la parole avec le ton qui lui coutumier, apaisant mais autoritaire :
''Je crois bien au contraire que cela ne le concerne.''
Louis parut surpris : ''Je vous demande pardon, mon sieur ?''
''Philémon, je vais te confier une mission de première importance.''
L'adolescent cacha mal sa surprise :''Réellement, père ?''
Avant qu'il n'eût pu répondre, Louis s'indigna :''Votre enfant à la tête d'une troupe, mais il est bien trop jeune, et la mission bien trop délicate.''
''Allons, mon ami,'' répondit calmement le marquis, ''cet ''enfant'' a déjà fait montre de courage sur de nombreux champs de bataille et s'est avéré un excellent commandant à l'époque où il menait les cadets. Il a 17 ans, n'en avais-je point 16 quand j'ai livré ma première bataille à la tête des troupes de la Marche ? De plus, comme tu l'as soulevé, qui d'autre prendra au sérieux des propos ramenés de mon frère ?''
Louis baissa les yeux un instant pour se perdre en réflexion, puis les leva et s'adressa à Philémon : ''Écoutes bien et ne t'étonnes de rien, mais aussi incroyables que mes paroles puissent te paraître, elles sont le vrai et annoncent de bien terribles desseins...'' Louis fit alors l'exposé de la situation à son pupille.
Le matin, dans une discrétion toute relative, une force modeste de chevaliers et d'archers quitta la ville à la rencontre de son destin.

Romanitus était quelque peu inquiet : certes, il avait vaincu les choses-hommes et les choses-naines, mais cette bataille avait laissé au chef skaven d'affreux doutes. Il comprenait que les nains les suivent, cela faisait bien longtemps que les deux races s'étaient découvertes et s'affrontaient. Mais les humains ? On lui avait garanti qu'aucune chose-homme ne soupçonnerait l'existence de lui ou de ses semblables, comment donc les nains les avaient convaincus de leur venir en aide ? Il balaya de son esprit ses doutes : les choses-hommes avaient tous péris. L'extraction de la malepierre allait être une promenade de santé.
''Chef-chef,'' hurla un des rats revenu de l'avant-garde. ''Un problème !''
''Quoi-quoi ?'' Romanitus regarda frénétiquement le rat et craignait de connaître déjà la teneur de ces propos.
'' Des choses-hommes avec plein-plein de choses-chevaux, ils viennent vers nous-nous !''
''Choses-hommes énervantes ! Eux-eux devoir laisser nous-nous ! Pourquoi eux ici-ici ? Préparez-vous au combat-combat !''
Romanitus regarda la machine qui extrayait les pierres et dit aux ingénieurs :''extracteur peut envoyer rayon loin-loin ?''
L'ingénieur lui répondit :''Machine comme canon ! Rayon allait loin-loin et faire mal-mal ! Et y avait la roue pour transport''
Romanitus eût un rictus infect que certains auraient qualifié de sourire : ''Venez-venez choses-hommes, on a surprise pour vous-vous !''


C'est une bataille à 1500 points, je présente une liste soumise à restriction (pas de doublette, pas d'unités trop nombreuses) mais assez solide pour ce genre de format.


Voici donc mon armée :
Devant les pégases vous voyez les 3 héros de mon armée : à gauche ma grande bannière, tenu par Baudouin de Monlay, l'un des compagnons de Philémon, Philémon lui-même au centre, général de mon armée, soutenu par damoiselle Aubépine, sorcière niveau de la bête qui utilisera les sorts incarnation de Wyssan et bête sauvage.
Autour d'eux se trouvent 4 pégases, 3 chevaliers du Graal, 6 chevaliers du royaume, 9 chevaliers errants, 5 sergents montés et 14 archers le tout avec état major complet sauf les sergents qui n'ont pas de champion.


Voilà les chefs skavens, de gauche à droite : Romanitus, un chef du clan Festus, le prêtre de la peste Graratus sur rat géant et Zapus le technomage.


Les unités skaven : 5 encenseurs de la peste, 19 vermines de choc avec une mitraillette ratling, 23 guerriers des clans avec un lance-globe, 6 rat-ogres avec 2 maîtres, des rats géants, 1 roue, 1 canon à malefoudre et 1 catapulte à peste.

Les deux armées se firent face dans les restes de l'hameau où la nature commençait à reprendre ses droits. Quelques demeures désertées parsemaient le futur champs de bataille, sur le côté droit des bretonniens, un touffu bosquet s'était épaissi depuis le massacre des habitants. Quelques constructions diverses en plus des maisons restaient au centre du village, inébranlables et inamovibles, témoins muets des tragiques évènements qui se tramaient sur ce lieu.
Le terrain était composé de deux maisons d'un étage réparties de part et d'autre de la table, une dans chaque camp. Il y a deux infranchissables sur ma gauche et une forêt sur la droite.

Les pégases accompagnés des miliciens montés avancèrent en première ligne, sur le flanc gauche, les cadets, anciens corps de Philémon, se tenait sur le flanc gauche, au centre, Philémon accompagné de quelques braves Lions de la Marche ainsi que de son frère d'arme Baudouin de Monlay. Quelques oints de la Marche, dépêché par le marquis pour guider son fils, marchaient au près des Lions. Les archers quant à eux se préparer à enter se mettre à l'abri dans les ruines d'une des bâtisses du village.

Les sergents sont derrière la maison et comme les pégases, ils n'ont pas encore fait leur avant-garde.

Les rats s'installèrent rapidement mais avec la sagacité qui leur était caractéristique. La roue fut excentrée, placée en face des cadets, près des vermines accompagnées par Romanitus, entre les deux se tenait Graratus. Sur l'extrême droite, se trouvent les guerriers du clan festus accompagné par les rats-ogres, ils couvraient les machines de guerre. Au centre se trouvaient les encenseurs et les rats géants.


La suite tantôt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maxence de Longueville
Saint vivant
avatar

Nombre de messages : 1333
Age : 41
Localisation : Paris, mais chut, c'est un secret
Date d'inscription : 12/01/2011

MessageSujet: Re: Pour une poignée de Malepierre !   Mer 3 Oct 2012 - 1:37

Philémon baissa la tête dans une position de recueillement et toute l'armée suivit le geste de son meneur. Les skavens, trop heureux d'avoir la main, ouvrirent une hostilité. La roue avança rapidement sur le flanc, les chevaliers errants s’apprêtaient à la charger mais alors que le technicien à l'intérieur tentait une manœuvre, un violent courant électrique parcourut la machine lui donnant une impulsion nouvelle qui accéléra encore son mouvement, lui permettant de passer dans le dos des chevaliers errants laissés coi par la vitesse de l'engin.

La roue avança en deux temps :

Dans un premier, le mouvement normal qui la mettait à portée de charge de mon fer de errants...


Mais c'était sans compter l'incident de tir qui allait se révéler très avantageux pour mon adversaire...


Ainsi, il a le droit à un mouvement supplémentaire, aléatoire mais qui se passe le mieux du monde pour lui, puisqu'il passe dans le dos de mes chevaliers avec un mouvement de 18 pas !

Le reste des forces skavens s'ébranla et avança assez vite, les guerriers du clan se précipitèrent dans le bosquet, là où leur sorcier s'activa.



A la fin de son incantation impie, le ciel se noircit soudainement et un vent magique et violent s'abattit dans le village, interdisant aux pégases toute tentative de vol et amenaient de grandes difficultés aux archers.


Comme habilement suggéré dans mon récit, mon adversaire arrive à lancer le sort tempête warp, je pensai que ça ne serait être trop gênant vu que mes pégases avaient un mouvement de 8 même au sol et que je ne comptais pas trop sur mes archers, mais la suite va me donner tort.

Alors que les bretonniens s'agitaient enfin, tandis que damoiselle Aubépine contrait les autres incantations des sorciers rats, Romanitus profita des derniers moments de recueillement des bretonnniens pour ordonner à ses terribles machines de tirer. Si la catapulte s'avéra approximative dans ses tirs, le canon qui avait pris pour cible les cadets, se montra d'une redoutable efficacité : dans un bruit de foudroiement un éclair vert parcourut le champs de bataille pour atterrir au milieu de la formation des jeunes chevaliers. Là, l'énergie contenue dans le rayon se libéra sous la forme d'une déflagration électrique contre laquelle les lourdes armures bretonniennes étaient inefficaces. En un tir, l'unité de braves voyaient l'immense majorité des siens à terre, soit morts soit dans une atroce agonie, tandis que les enfants du rat cornu exultait leur joie dans un concert de couinements ignobles.


Mes pauvres chevaliers : 7 tués en un coup ! force 4 sans armure : mon ennemi réussi tous ses blessés et je n'arrive même pas à sortir un petit 6 avec mes invulnérables !


L'engin de mon malheur !

Ce terrible coup du sort marqua le réveil des forces bretonniennes qui s'élancèrent, mais les vents de la magie impie skaven allait considérablement gêner l'avance des servants de la Dame : ainsi, même si les pégases et les chevaliers errants n'étaient pas trop éloignés de Graratus, prêtre de la peste, qui était isolé, ils avancèrent trop lentement à travers le vent pour éviter que ce soit le skaven qui ne prenne l'initiative. Seul point positif, craignant de se faire charger par les chevaliers les rats géants avaient pris la poudre d'escampette pour ne plus revenir.


On va l'avoir ! on va l'avoir ! Ou pas...
Double coup de malchance pour ma double charge contre le rat de la peste : un 5 eût été suffisant sur mon jet de dés pour l'impacter avec mes pégases, je ne fis qu'un malheureux 3... Comble d'ironie, s'ils avaient été toujours volants, c'eût été suffisant ! Les errants devaient faire un score plus élevé mais normalement faisable mais ratent lamentablement. A ce moment de la partie, je me sens clairement en déveine et subodore le pire, mais un évènement va me rendre l'espoir.

Philémon remarqua à sa droite les skavens qui émergeaient de la zone boisée, or il remarque que leur formation était lâche et desserrée afin de passer entre les arbres et les buis. Cette manœuvre, nécessaire pour traverser ce genre de terrain accidenté, avait le gros défaut de laisser l'unité dans une relative désorganisation dont il fallait profiter. Ces vétérans qu'étaient les chevaliers du Graal avaient constatés également cette erreur dans les mouvements skavens, aussi ne furent-ils nullement surpris quand l'héritier leur ordonna de charger les guerriers, car malgré le petit nombre, profitant de la confusion que serait un combat dans les bois, les Oints avaient toutes leurs chances. En outre, Damoiselle Héloïse envoya un salve d'énergie magique bienveillante sur les saints cavaliers qui leur donna encore plus de force. Ils impactèrent violemment l'unité des rats et s'enfoncèrent profondément. Grâce à leur nombre imposant, les rats réussirent à mettre à bât un chevalier, mais pas avant qu'ils n'eussent fait de sévères pertes. Ses deux compagnons vengèrent sa mort, apportant horions et fractures à leurs ennemis. Le technomage Zapus, qui dirigeait l'unité voyant les dégâts incroyables que faisait une poignée de braves commença à penser qu'ils risquaient gros à rester : il fuit, et les rats, voyant leur supérieur tourner talon, ne tardèrent pas à faire de même. En un instant l'escouade se dispersa au loin sous les hourras bretonniens, y compris ceux des gueux archers qui avaient investis une ruine d'où ils dominaient le terrain.


Détail technique qui a son importance : une unité ne peut bénéficier de la règle indomptable si elle est en forêt, ce qui a permis à 3 chevaliers du Graal de mettre en déroute l'unité de guerriers des clans, le technomage avec et le mortier qui panique dans la foulée ! Voilà qui rétablit l'équilibre du match ! Comme sous-entendu, mes chevaliers bénéficiaient de l'incarnation de Wyssan, mais ceci ne m'a pas empêché de perdre un de mes précieux chevaliers dans l'affaire.

Mais les skavens ont encore de la ressource, et alors que les chevaliers pégases cloués par le vent néfaste, qui commençait juste à se dissiper, avançaient maladroitement vers lui, graratus s'élança vers le chef de l'unité des chevaliers pégases et lui tint ses termes : ''défi-défi''
Sous le regard sévère de ses compères et invisible de la Dame, le champion savait qu'il ne pouvait se défiler. Avec son puissant encensoir qu'il utilisait comme un fléau, le skaven fit preuve d'une habilité que sa boursouflure et son obésité dissimulait jusque là. Il projeta la masse vers la tête du fier destrier qui craqua dans un bruit horrible. La monture s'écroula à terre entraînant son cavalier qui ne put esquiver l'attaque du monstre. En voyant leur chef vaincu aussi aisément, les survivants de l'unité préfèrent fuir, et ce malgré les ordres de Philémon.



J'espérais que mon champion tiendrait mieux le coup, mais un prêtre de la peste a des statistiques surprenantes et avec l'encenseur/fléau, mon pauvre champion s'est fait violenté sans pouvoir répliquer, et là c'est le drame : échec de mon test de moral et fuite de mes pégases qui sont rattrapés et détruits. Heureusement que mes graaleux viennent de remporter une brillante victoire sinon le tableau s'annonçait bien sombre.

Sur le flanc gauche, la roue se retourne vivement vers les derniers chevaliers errants encore sous le choc de l'éclair de malepierre, elle leur fonce dessus, ne leur laissant aucun répit et écrase les derniers chevaliers valide tout en leur envoyant des chocs de malepierre. Au centre, les chevaliers commencent à douter voyant leurs amis tomber ci et là autour d'eux, Philémon sait qu'il doit vite agir pour retourner la situation, surtout que mitraillette ennemie, qui s'était réfugié dans un des bâtiments, canardait les chevaliers et en avait déjà fauché quelques-uns.


La fin de mes chers chevaliers errants, et ce avant même qu'ils ne puissent combattre qui que ce soit...

Les énormes skavens, que leurs pairs appelaient rats-ogres, avaient été attirés par les sergents, ces derniers, une fois les monstres détournés du reste de la troupe, s'en allèrent de peur que leur destin ne ressemble à celui des malheureux cadets qui avaient rejoint la bataille. Qu'importe, les rats-ogres étaient à portée de Philémon et de son unité, il hurla alors le cri de guerre :
"Pour le roy, pour la Dame, pour la Bretonnie, CHARGEZ !"
N' y tenant plus, les chevaliers s'élancèrent vers les monstres ; à ce moment, Aubépine posa ses mains sur le jeune commandant et elle psalmodia : "Que la force de l'ours et la vivacité du serpent deviennent tien !" A ses mots, Philémon se sentit devenir plus fort. L'impact des chevaliers fut terrible : Philémon fit tomber deux monstres à lui seul, Baudouin en vainquit un autre, les monstres ne réussirent pas à défaire les fiers chevaliers et ils détalèrent pour éviter l'ire des chevaliers, ouvrant ainsi le chemin vers le canon : il était temps de venger la mort des jeunes cadets. Au loin, les archers tiraient sur Graratus qui décida de fuir pour éviter de passer de l'état de rat vivant à celui de porc-épic décédé. Quant aux chevaliers du Graal, ils approchèrent de la catapulte. Le sort semblait enfin sourire aux servants de la Dame.



la combinaison de la vertu de témérité plus du sort de la bête sauvage sur mon héros en fait une arme de destruction massive : 7 frappes de force 9 avec relance des touches et des blessures ratés donc 7 blessures à lui seul ! Rajoutez à ça le reste du régiment, et le fait que les rats-ogres n'enlèvent que péniblement qu'un point de vie à ma grande bannière, résultat immédiat : les rats ogres fuient et sont rattrapés.



Les ingénieurs skavens paniquent et tentent un dernier coup d'éclat, mais peu efficients dans la pression, le canon manque son coup et la catapulte en vient à tirer sur ses propres troupes, mais sans grandes conséquences. Seule la mitraillette continue son œuvre de mort parmi les chevaliers, blessant même la pauvre Aubépine.



Oh le bel incident qui me permet d'en rediriger le tir, malheureusement, rien que 2 blessures...

Malgré une résistance acharnée des gardiens de la catapulte qui arrivent à mettre à bât l'un des derniers chevaliers du Graal, cette dernière se fait détruire, de même le canon ne peut rien faire contre l'ire des Lions et de Philémon. Les skavens ont perdu leur artillerie et leurs ogres. désormais, rien ne semble plus pouvoir contrer les chevaliers.


Je foire lamentablement mes attaques avec mes graaleux, comble de malheur, les servants tuent un chevalier, il me faudra deux phases pour m'en débarrasser !


Par contre, le canon n'a pas fait un pli !

Les moines de la peste, armés d'encensoirs lâchant des vapeurs nauséabondes et toxiques et d'une haine folle, se précipitèrent vers les chevaliers qui venaient juste de se reformer après avoir détruit l'extracteur devenu canon. Les violentes volutes de malepierre pouvait tuer un homme à sa simple odeur, mais les chevaliers, encore sous l'effet des sorts bénéfiques d'Aubépine qui leur confèraient une vigueur surnaturelle qui les aident à supporter ce poison, exterminèrent proprement les moines de la peste avant qu'ils ne fissent le moindre mal.



Il ne reste plus grand monde sur le champ de bataille : du côté skaven, les vermines escortant un Romanitus furieux d'avoir vu la victoire lui échapper, une roue, encore éloignée de tout, la mitraillette, qui était encore potentiellement redoutable et Graratus qui peinait à contenir la puissante magie d'Aubépine ; Chez les bretonniens, Philémon était entouré d'un dernier carré de braves chevaliers du royaume, un chevaliers du Graal encore vaillant malgré sa solitude et les archers qui peinent à avoir un poids dans la bataille.

La bataille est bientôt finie mais je fatigue, je vous donne le dénouement dès demain !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maxence de Longueville
Saint vivant
avatar

Nombre de messages : 1333
Age : 41
Localisation : Paris, mais chut, c'est un secret
Date d'inscription : 12/01/2011

MessageSujet: Re: Pour une poignée de Malepierre !   Mer 3 Oct 2012 - 16:34

C'était l'instant de la dernière charge, celle qui allait décidé du final de cette bataille. Les vermines de choc était considéré chez les skavens comme l'élite, les meilleurs et les plus forts. Seuls les rats les plus puissants, mais également plus vicieux et fourbes, pouvaient prétendre à faire partie de cette unité crainte par tous les autres enfants du Rat Cornu, ils étaient de parfaits gardes du corps pour Romanitus, tant que leur loyauté vacillante n'avait pas trouvé de chef qui leur confère plus d'avantages. Cependant, si ces skavens étaient parmi les meilleurs des leurs, ils arrivaient à peine au niveau d'un chevalier classique de Bretonnie, le combat fut donc à sens unique.



Philémon hurlait au milieu de la mélée pour obtenir l'attention de ses ennemis : ''Lequel est votre chef, bande de rongeurs galeux, que je lui fasse apprécier le bon goût de l'acier de Bretonnie ?'' Romanitus poussa son officier en second, le plus grand de ses vermines de choc, en couinant : ''c'est lui-lui !'' Le pauvre skaven n'eût pas le temps de protester qu'il se fit trancher en deux par un Philémon désireux d'en découdre au plus vite.
Cependant, les rats étaient encore nombreux, et de leur nombre naissait leur courage, ou du moins ce qui y ressemblait le plus chez les skavens, ils ne fuiraient pas si aisément, et même si leurs hallebardes peinaient à trouver le défaut des cuirasses bretonniennes, ils savaient que non loin la roue infernale et Graratus allaient revenir et cela risquait changer la donne de cette mêlée.
A l'arrière, le dernier chevalier du Graal arrivait le plus vite qu'il pût pour intervenir, Graratus, se rapprochait alors aussi et décida d'intercepter le saint vivant. Il en appela à ses pouvoirs immondes pour souffler un mélange funeste sur le noble sire. Ce faisant, Graratus sembla pris de convulsion, bien que son sort fut d'une efficacité redoutable et parvint à tuer sa cible, le prêtre ne contrôlait plus la magie et dans un gargouillis abject, il se mit à vomir tripes et boyaux, entraînant une mort bien sale, même selon les critères skavens.



Je ne souviens plus du nom exact du sort (je crois que c'est souffle pestilentiel), mais c'en est fini de mes graaleux, au prix d'un fiasco certes qui s'avéra fatal à Graratus !

Il faut faire vite, la roue s'approchait et envoya même un éclair qui touche Aubépine. Cette dernière s'effondra, bien qu'elle y survit, elle tomba dans l'inconscience. Il falaitt détruire ses rats avant que la roue n'impacte les chevaliers, sinon elle risquait achever ces derniers déjà bien éreintés. Philémon se jeta de toutes ses forces dans la bataille, inspirant ceux qui l'entouraient. Les rats devant la tornade qui s'abattit sur eux, craquèrent. Romanitus lui-même sut que tout était perdu, et dans leur fuite éperdue, les vermines se font exterminer par les nobles bretonniens. Les ingénieurs de la roue et les rats portant la mitraillette comprennent que la victoire leur avait échappé et filèrent le plus rapidement possible tandis que les guerriers de la Dame achevèrent leurs guerriers d'élite.


VICTOIRE ! Difficile victoire, mais victoire quand même : le craquage sur le test de moral de mon adversaire le fait abandonner, à sa décharge, il est probable que la roue seule n'aurait pas pu achever un Philémon au mieux de sa forme. La bataille s'est joué à peu de chose et très franchement, je ne voyais pas vainqueur au début des hostilités.

La soirée était tombée, et Philémon regardait les monceaux de cadavres éparpillés ci et là. Baudouin, à qui on avait fait un bandeau pour contenir la plaie à son épaule, interrompit ses funestes pensées : "Quels estres étranges avons nous affrontés là ! On eusse dist quelsques hommes bêtes, mais je ne crois point connaistre telle espèce. En outre, ils usaient d'un attirail, ma foi, fort peu commun. Je croyais les hommes bêtes incapable de telles ingéniosités ; serait-il possible qu'une nation ennemi leur en ait fourni ?''
Philémon pesa l'ensemble des mots qu'il allait répondre, lui-même étant encore incrédule de ce qu'ils venaient de voir :''Maistre Louis avait raison : même si je n'entends point tout à ceste histoire, je doute que ces rats géants ne soient nouvelle mutance des hommes bêtes. J'ai là preuve d'un nouveau danger qui oeuvre à la perte estres de bien. Mais pour l'heure, nous avons trop de blessés pour nous permettre de rester, nous reviendrons ci dès les matines avec sieur de Hauteterres, il pourra ainsi enquester plus avant de cette menace nouvelle.''
Alors que chevaliers et gueux survivants devinrent des ombres au lointain, un des cadavres s'anima. Romanitus jeta le corps de la vermine dont il s'était servi pour se cacher et simuler sa mort. Il se leva, rageur de sa défaite et commençait à ruminer sur l'ampleur des dégâts. c'est alors qu'une voix se fit entendre :"Chef-chef, toi pas mort-mort ?'' C'était Zapus, le technomage, qui était revenu après s'être caché en attendant que les choses-hommes partent. ''Toi avoir subi grosse-grosse défaite. Tu vas avoir gros-gros problème,'' rajouta le technomage avec un sourire insidieux. Mais Romanitus contra vite cette accusation :''C'est toi-toi cause de la défaite ! tu as fui-fui avec plein-plein de guerriers. Si eux-eux restés, on aurait gagné !'' Zapus se sentant acculé désigna du doigt la carcasse putride de Graratus :''Lui-lui en fait être responsable ! Lui-lui avoir causé défaite.'' Romanitus réfléchit vite : l'un des avantages des morts, c'est qu'ils pouvaient subir tous les reproches sans protester. ''Oui-oui ! Gros rat incompétent, lui avoir tout fait raté-raté,'' confirma Romanitus, avant de se retourner vers Zapus :''Toi-toi avoir encore troupe ?''
''Oui-oui ! Guerriers tous vivants et cachés pas loin-loin!''
''Bien-bien ! Fais-les venir-venir : il faut qu'il ne reste pas de trace de nous-nous."

Quand les chevaliers revinrent aux premières heures de l'aube, toute trace des hommes-rats s'était volatilisée, comme s'ils n'avaient jamais existé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Toison d'or
Chevalier à l'épée de bois
Chevalier à l'épée de bois
avatar

Nombre de messages : 2684
Age : 55
Localisation : Lutèce-est
Date d'inscription : 13/02/2010

MessageSujet: Re: Pour une poignée de Malepierre !   Mer 3 Oct 2012 - 23:12

Juste, j'adore !!

Particulièrement lorsque
Maxence a écrit:
Philémon hurlait au milieu de la mélée pour obtenir l'attention de ses ennemis : ''Lequel est votre chef, bande de rongeurs galeux, que je lui fasse apprécier le bon goût de l'acier de Bretonnie ?'' Romanitus poussa son officier en second, le plus grand de ses vermines de choc, en couinant : ''c'est lui-lui !'' Le pauvre skaven n'eût pas le temps de protester qu'il se fit trancher en deux par un Philémon désireux d'en découdre au plus vite.
Razz Razz

_________________
Mes titres : Toison d'or, chevalier à l'épée de bois, roi d'armes du Très-Noble et Respectable Ordre Chevaleresque des Gros Glands Incapables de Terminer leurs Figs à Temps pour les Concours du Foroume ; chevalier du slip sur la tête ; également connu comme Très-Haut et Très-Saint Prince des Barbouilleurs de Figs ou comme "Toison de Vinci" ; admis à siéger parmi les illustrissimes et révérendissimes membres du conseil de cet auguste forum, porteur enfin de super pouvoirs d'administrateur  ...mais, s'il vous plait, continuez de m’appeler "Toison".
N'hésitez pas à visiter mon site :

une armée médiévale bourguignonne à partir de figurines gw converties et peintes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://toison.d.or.free.fr
Adamus
Saint vivant
avatar

Nombre de messages : 1224
Date d'inscription : 01/05/2009

MessageSujet: Re: Pour une poignée de Malepierre !   Jeu 4 Oct 2012 - 12:22

Eh ben, quel pavé !

Je n'ai que 2 mots à dire : Bravo et Bravo !

Un 1er Bravo pour cette victoire, bien sûr, contre un adversaire souvent difficile à gérér. Et un 2ème bravo pour ton récit. Une belle bataille, du fluff (avec un réel travail sur les éléments de langage) et des photos, ça c'est un rapport de bataille !

Question :

Citation :
Détail technique qui a son importance : une unité ne peut bénéficier de la règle indomptable si elle est en forêt

C'est une règle générale ou convenue pour votre bataille ? Ma mémoire me joue peut-être des tours et je n'ai pas le bouquin de règles sous la main pour me la rafraichir mais j'avoue que ça ne me dit rien ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maxence de Longueville
Saint vivant
avatar

Nombre de messages : 1333
Age : 41
Localisation : Paris, mais chut, c'est un secret
Date d'inscription : 12/01/2011

MessageSujet: Re: Pour une poignée de Malepierre !   Jeu 4 Oct 2012 - 13:14

Je suis content que ça vous plaise, et j'espère que ce soit autant que moi ça m'a plu de l'écrire Very Happy

Sinon, pour le point de règle soulevé par Adamus, c'est dans le livre de règles page 119 dans le paragraphe "Forêts et corps à corps" :
Citation :
Une unité dont la majorité des figurines combattent dans une forêt ne peut donc jamais être indomptable (...). D'autre part, les unités de tirailleurs (et les personnages d'infanterie isolés) sont toujours tenaces si elles sont majoritairement situées dans une forêt.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Pour une poignée de Malepierre !   

Revenir en haut Aller en bas
 
Pour une poignée de Malepierre !
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Royaume de Bretonnie :: Les Armées du Royaume :: Les batailles d'un lointain passé (WHB V8 et antérieures) :: Rapports de bataille-
Sauter vers: