Le Royaume de Bretonnie
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 Récit Empiro-Bretonnien.

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Eudes de Lyonesse
Chevalier du royaume


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MessageSujet: Récit Empiro-Bretonnien.   Jeu 3 Avr 2008 - 0:50

Voilà...
Eum,bon,niveau fluff,c'est pas ça,mais...
C'est long...je sais.


Je m'apelle Ludvan Von Kersher. Je suis le fils du Bien,le défenseur de la veuve et de l'orphelin, du pauvre et de l'oprimé, en quête du mutant et de l'hérétique. Je suis Maître Inquisiteur, fidel serviteur de la véritable Foi, celle du marteau et de l'airain, la foi Sigmarite. Je suis diplomé du COllège de Magie et de l'Ecole Inquisoriale d'Aldtorf, possesseur de l'Epée Tumultueuse, qui m'a été remise il y a trois années, par l'Empereur lui même..

Je me suis établis à Nuln, il y a cinq ans de cela. Je vis dans l'une de ces immenses villa qui surplombe la ville sur la colline, et qui donne sur le Reik sur presque toute son envergure, du pont vieux à la forêt du Nord. Ma maison est immense, une ancienne villa d'une quelconque sorte de préfet, un vieillard sénile et digne. Je n'en ai pourtant pas l'utilité : je n'ai plus que quelques serviteurs acariâtres, comme visites, je me contente de la venue de quelques poètes mysogines et mélancoliques venus philosohper des heures durant sur la vie devant un verre d'un Bordeleaux simplet.

Ma mère, Eleanor de Bordeleaux était la fille du Seigneur Messire le Duc Aldénoïc. Elle vécut dans la retraite de campagne de son père jusqu'à sa disgrâce, et elle fuit pour retrouver Aldtorf ou elle rencontra mon père, Edenrik Von Kersher, un riche lettré, propriétaire de la Bibliothèque Secondaire des Milieux Sociaux et Politiques de Nuln et d'Averheim. Ils se marrièrent bien vite. Je fut l'ainé des Von Kersher; exellent bretteur, poète avisé, peintre de génie, amateur de réthorique, de droit et de magie, je fit bien vite le sujet de toute la fierté paternelle. Etudiant brillant, j'entrais sans problème au Collège de Magie. J'y commençais de longues études très sérieuses qui comblèrent mon père, à ma plus grande satisfaction. Mon examen remporté, je partis vers le Comté de Lyonesse, ou regnait l'opulent Eudes. J'y rencontrait le maître des lieux et des liens forts nous tenirent, nous fûments bons amis.

Je rentrais ensuite bien vite à Nuln pour continuer mes études. En mon époque, les étudiants n'étaient pas les jeunes dandys hautains et désagraéables que l'on rencontre désormais partout. Non, de mon temps, ils étaient disciplinés et agréables, cultivés et avide de savoir. Je continuais alors des études de Droit. Mais bien vite je m'orientais vers les Pouvoirs Inquisitoriaux, la chasse aux sorcières et aux mutants. Mon père toujours me repetta que de splendides études d'avocat, de magistrat, de mage, m'attendait, et pourtant, je préférais la précaire vie d'un Inquisiteur de la Foi Sigmarite. Rien n'y fit, tel destin m'attendait, et je m'y attendais et désormais ma situation ne me désole point. J'entrais alors au Collège Inquisitorial de Nuln, et ressortais, après d'houleuses études de cinq ans, avec un diplôme et l'autorisation Imperiale d'utilisé ma magie contre ceux qui me paraissent dangereux pour ma vie et celle d'autrui.



J'ai désormais vingt huit ans, exerce mon pouvoir dans toutes les Provinces Imperiales,tenancier des pouvoirs Imperiaux. Mais laisser moi pour l'instant vous contez l'une de mes histoires....

C'était dans le domaine bienheureux de Lyonesse, prospère et chaleureux, riche et où la boiserie et le vin font l'honneur local. J'y est rencontré Maître Yvan, grand lettré Bretonnien s'il en ai. Il avait écrit il y a quelques années de cela, les "Regards" parut chez les presses d'Altdorf tout récemment. Il s'agissaient de points de vues posés sur sa douce Lyonesse, dont voici un extrait qui m'a semblé fort juste et touchant :

""Lyonesse est une contrée florissante, l'une des plus belles et fertiles de toutes nos terres! Le sol y est fort riche et les hommes plus vigoureux et moins rustres. Les Dames sont belles et les Seigneurs ne guerroient plus entre eux depuis des décennies. De nobles figures y vécurent, plus particulièrement la belle Jeanne.
En ses terres vis un jeune homme,prénommé Eudes. Il n'à que dix sept ans,mais il est déjà puissant et influent. Oui,il s'agit d'Eudes de Lyonesse, questeur du Graal et fervent défenseur de la Dame, époux de la fille de Messire Théoric,qui défend sa belle terre avec avidité.
Je suis fier que ce soit Messire de Lyonesse qui me prélève chaque fois qu'il le souhaite,les neuf dixième de mon labeur, et je suis heureux que mes impôts lui reviennent,pour qu'il puisse guerroyer ou bon lui semblera. Je suis fier de mon Maître et fier de ma Patrie."


Maître Yvan, Regards, livre premier, chapitre 5, page 34, ligne 23.

Maître Yvan était un ami cher d'Eudes, tout comme le sire de Huronçard, un homme de bien, agréable et cultivé. J'y fis la rencontre d'une fort joli damoiselle, la belle Evanne.

Lors des soirées de Lyonesse, dans le château des Lyons d'Or, le vin coulait à flot et bien vite, les langues réservées se déliaient. J'appris bien vite que le Sire Huronçard était l'amant de la femme de messire de Lyonesse et Maître Yvan celui d'Evanne. J'appris également qu'on avait tenté de mettre Eudes à mort par trois fois, mais que de féaux sujets avaient empêchés ces actes funestes...Comment homme s'y agréable, représentant du roi dans sa comté, aimé de ses sujets, avait-il pu être la victime de telles vilenies? C'est ainsi que commencèrent réelement mes investigations...

Je fut logé au niveau superieur de l'aile orientale, près de Maître Yvan. Je laissais mon âme philosopher des heures avec lui, nous parlions de la société et de la vie, de la mort...Jusqu'au jour où j'en vint à parler de Messire Eudes...

C'était une douce après midi, le soleil tapait contre le rebord de ma fenètre et j'avais profiter de quelques heures de repos pour laisser mon esprit vagabonder...et ce poser tout comme par hasard sur Damoiselle Amaryllis qui poétait avec Huronçard. Elle portait se jour là, je me souviens, une fine robe bleue qui suivait ses courbes délicieuses. Lorsque son regard se posa sur le mien, je fut tenté de détourner les yeux, mais, bien jeune et arrogant que j'étais, je plongeais mon attention dans le vert profond de ses pupilles. La surprise se refleta un instant sur son visage, puis elle retourna à ses odes et ses poèmes, les joues roses et la face un peu hésitante.

Messire de Lyonesse était partit pour une chasse avec son cousin et son frère, Messires Jean et Ulondric, dans la forêt toute proche, escortés d'une demi douzaine d'hommes, la garde que j'avais imposé à Eudes depuis que, deux semaines auparavant, il m'est rattaché à sa garde personelle. Je ne m'était pas joint à eux et pour cause : je souhaitais prendre un peu de repos, et Sigmar me pardonne! J'avais plus d'interet pour la Dame que pour le seigneur!...

Je laissais quelques instants mon regard traîner sur la femme que j'aimais, puis levait la tête en direction des champs. Le château était construit sur une énorme butte, un large pli du vallon des Lyons d'Or, et de l'aile orientale, je pouvais avoir une large vue sur toutes les fenetres du castel si je me penchais un tant soit peu. Je vis Maître Huronçard quitter ma douce Amaryllis pour se rendre chez sa maîtresse, tandis que son élève se pencha par la fenêtre pour tenter, je crois, de m'apercevoir. Je me penchais à mon tour et lui adressait un sourire. Elle rentra prestement dans son appartement en rosissant. Je restais béât d'admiration.

Damoiselle Amaryllis n'avait pas plus de dix sept ans, j'en avais vingt cinq. Elle était brune, si brune, intensément brune, belle, si belle... Je l'avais rencontré pour la première fois un mois auparavant, période suffisante pour m'éprendre d'elle. J'appris beaucoup d'elle en peu de temps. Elle était nièce d'Yvan et surement trop amie du Comte d'Odrelon, et je pensais à le tuer un jour, par un quelconque duel, mais son assassinat n'était que futil, car ma Dame m'aimait, c'était certain...!

Trois coups furtifs frappés à ma porte me tirèrent durement de ma rêverie. C'était Maître Yvan qui venait m'aider dans mes investigations qui n'avaient pas tellement avancer, il faut l'avouer. Il m'apprenait quelques histoires sur Eudes, ces problèmes, ses ennemis, ses connaissances, ses amours, sa femme.

"Voyez vous, Monseigneur, me dit-il, Eudes n'est pas époux fidel, ni ami éternel non plus, d'ailleurs. Si aujourd'hui il vous est paru agréable, c'est que demain il sera votre ennemi. Ma tête pourrait s'en aller finir sur le billot pour ces mots, mais Monseigneur, je dois vous avertir..."

J'hésitais un instant, il était bien rare qu'Yvan me parle de la sorte. Je tentais de fixer son regard, qui s'évada bien vite faire ma fenêtre. Je regardais un instant le sol, puis hochait la tête.

"Faites, Maître,ne craigniez rien, tant qu'il s'agit de délits mineurs, et non de complots de sorcellerie ou d'une quelconque histoire de mutants."

Yvan me regarda et prit un air désolé.

"Je crains de vous décevoir, Monseigneur, seulement, j'aimerais que jusqu'à ce que vous réveliez la vérité sans failles, preuves et témoigagnes à l'appui, vous ne parliez point de ce que j'ai à vous réveler."

"Il en sera ainsi s'il ne s'agit de choses trop urgentes, dangereuses ou inquiétantes."

Yvan hésita de nouveau, il eut un petit sourire de dépit. Nul ne peut lutter contre un Inquisiteur Imperial.


"C'était il y a quatres années...ô Monseigneur! Pardonnez-le,il était si jeune! Tout juste treize ans! A cet âge, le pouvoir et la guerre ne sont que des jeux! La violence, la tuerie, ne sont que des paroles! Eudes à dû tuer, mais il le regrette,et c'était pour une bien noble cause,je..."

"La violence est nécessaire, mais certainement pas justifiable, Yvan. Sachez-le."

"Je le sais, Monseigneur! Mais ne blâmez point cet adolescent impulsif! Seulement treize années! A cet âge, l'on ne gouverne pas..."

Je me servit un large verre de Bordeleaux, puis regardait Yvan dans les yeux.

"Treize ans! En voilà un âge! Ah! Vous rendez vous comptes de l'étendue de Lyonesse? Treize ans! Un comté! Administré par un enfant : ah, la bonne plaisanterie! Comment cela ce fait-il?"

"Messire Odolnic est mort l'année des douze ans de son fils, Monseigneur. Eudes à dû gouverner seul par la suite. Oh! Monseigneur, pardonnez-le, je vous en prie! Si jeune, si innocent..!

Je lançais un regard dur à Yvan, puis vers la fenêtre, d'où j'aperçu ma dame avec Odelron. Ma main se posa sur la garde de mon épée. Je me calmais, puis jetais :

"Cessez vos jérémiades pitoyables, Yvan. Quoi qu'il en soit,remettons cette discution à plus tard. J'ai à faire. Pendant ce temps, calmez vous, buvez du vin, pensez. A tantôt."

J'avalais d'une traite mon Bordeleaux et partit de la pièce en claquant la porte. Je devais faire vite. Odelron était avec la femme que j'aimais. Je traversait l'aile rapidement, et ouvrit la porte d'Amaryllis. Elle y était bien, en compagnie du nobliau qui la regardait de travers, accoudé à la fenêtre. Je vie mon aimée rosir en me voyant arriver. Quand à lui, Odelron se renfrogna, sans pour autant être menaçant : un Inquisiteur Imperial sait ce montrer assez violent.

"Comte, quelle surprise que de vous voir ici? Poetez vous également?"

"Non, non. Je ne faisais qu'entretenir mademoiselle de choses et d'autres."

"Ah! Et bien. J'en suis fort aise. Vous allez bien rire, mais ma réflexion m'avait poussé à croire que vous fussiez en train de courtisez cette demoiselle. Voilà qui aurait été se méprendre, n'est-ce pas?"

Le comte devint blanc, et, tout confondu dans des paroles insensées, des excuses, des cris, il prit congé et partit en fermant la porte. Me laissant seul, avec l'objet de tout mon désir.

"Mademoiselle, pardonnez moi. Je n'ai guère été poli, j'ai du passer pour un rustre! Laissez moi me présenter. Je suis Inquisiteur Imperial chargé par messire Eudes de m'occuper de sa sécurité. Je me nomme Ludvan von Kersher, de Nuln. "

"Ne vous excusez point,Monseigneur, vous n'avez rien à vous faire pardonner. Et puis! Qui aux Lyons d'Ors n'a pas entendu l'integralité de vos faits? Lyonesse vit avec vos récits. Les plus rustres des gueux connaissent votre nom..."

L'après midi était belle, le soleil éclairait la butte d'une lueur pâle.

"Par Sigmar,non! Croyez moi, les trois quarts des histoires que vous pouvez entendre ne sont que des fables, des racontards de vieilles femmes, des légendes. Je ne suis pas un héros, Mademoiselle."

Un éclair de déception passa dans ses yeux, puis levant la tête pour plonger son intense regard dans le mien, son regard si naïf, si innocent. Cette femme me rendait fou.

"Mais alors, Monseigneur, qui êtes vous?"

La question touchait juste. Qui étais-je? Un homme perdu, perdu dans l'amour, un amour impossible. Qui étais-je? Un homme de Dieu, le défenseur de la foi véritable. Qui étais-je? Un tueur, un criminel, un assassin sans scrupules. Qui étais-je? Un mage, un sorcier, l'enfant d'une nation en déclin. Je n'étais rien.

"Je suis le fils de l'airain."

Elle parut surprise, ne sut que répondre. Elle resta un instant muette.

"Je vous remerci d'avoir fait fuir Gaëtan, Monseigneur."

"Gaëtan?"

"Oui, Monseigneur. Gaëtan d'Odelron. Il est abject. Il m'écoeurs."

"Que vous a-t-il fait?"

"Rien, rien! Oh: par la Dame! Rassurez vous. Mais ses avances se font préssentes. J'allais en parlez à mon oncle."

"Je le pourfendrais si tel est votre désir, Mademoiselle."

Elle esquissa un sourire.

"Je ne vous en demande pas tant, Monseigneur."

A cet instant, je pris consience de ma jeunesse, de ma chance, de mon rang, de mon titre.Je savais que pour m'attirer les faveurs de ma dame, il fallait que je fasse avancer les choses. Je lui souris, et annonçait :

"Je vous en prie, appellez moi Ludvan."
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Eudes de Lyonesse
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MessageSujet: Re: Récit Empiro-Bretonnien.   Jeu 3 Avr 2008 - 0:51

Elle releva les yeux vers moi, et mon regard se posa sur le sien, le vert et le bleu se téléscopairent. A cet instant, le soleil vint se poser sur son visage et sur le mien, et tout me parut si simple. Nous deux, la vie, Eudes. Rien n'était un problème pour un Inquisiteur Sigmarite. Pas même l'amour de nos deux êtres. Et pourtant, l'on n'y pouvait rien. Amaryllis et moi étions deux personnes que le monde opposait. Mais cela m'était égal, car l'Amour nous joignait. C'était certain, j'étais aimé d'Amaryllis. Puis une prise de conscience, j'étais plus vieux, elle était nièce d'un homme opulent. Je n'y pouvais rien, je n'étais qu'un homme. Sigmar me pardonne! J'avançais d'un pas, et me penchait, pour embrasser, enfin, celle que j'aimais tant ardamment.


-----------

Trois semaines, trois semaines pleines, qu'Amaryllis et moi étions reliés par le pêché. Mais leur Dame et Sigmar nous pardonne! Aujourd'hui, je m'en allais parler à Eudes. Lui demander la main de sa nièce. Il ne pouvait refuser après tout. J'étais Inquisiteur, de Nuln! De l'Empire! La plus grande et la plus puissante nation humaine. Et j'étais amoureux. Ma force de persuation en serait doublée.

J'avais mis du temps, durant la matinée, à m'en décider. J'en avais longuement parler avec Amaryllis qui souhaitait réelement cette union. En partant, je l'avais embrassée, et dans ses yeux se reflétait tout l'espoir de sa jeune vie. Je me retrouvais ainsi devant la porte d'Eudes, qui se trouvait dans sa chambre à lire.

Le couloir était vide, je fis le signe du marteau derrière mon épaule et frappait. Trois fois, tout autant que de semaines. J'étais coupable. Je le reconnaissais par ces trois coups. Rien, aucun bruit. Puis un livre que l'on fermait précipitamment, le grincement d'un placard aux gonds en mauvais état, un bruit de verrou, puis un second, et la porte s'ouvrit sur Eudes, l'oeil méfiant.

"Ah. Ludvan. Que voulez-vous?"

J'hésitais. Je ne pouvais lui répondre "votre nièce". C'était ridicule.

"Vous parlez."

"Et bien faites."

"Je préfererais être dans un endroit plus tranquille."

Il me fit entrer à contrecoeur dans sa chambre, me fit immédiatement asseoir et me servit un large verre de vin de Brionne. Il prit place en face de moi et but une longue gorgée.

"Que puis-je pour vous, Ludvan?"

"Je...Je...Je ne suis pas du genre à passer par quatre chemins, je préfère dire les choses telles qu'elles sont, Messire. C'est pourquoi j'aimerais que durant le moment ou je vais parler j'aimerais que vous ne m'interompiez pas...Je...j'éspère que vous comprenez."

"Ah! J'en étais sûr, Ludvan! J'en étais persuadé. Vous souhaitez partir? Et bien soit, faites ce qui vous plaira. Ce n'est pas de bon coeur que je vous laisse allez, croyez moi! Mais si telle est votre décision..."

"Non...enfin...je...Je ne souhaite pas partir,mais..."

"A la bonne heure! Et bien qu'y a-t-il, Ludvan?"

"J'aimerais...Enfin...Je...J'aimerais prendre votre nièce...pour femme."

-----
Le visage d'Eudes se glaça, son mouvement se stopa rapidement et il reposa machinalement la bouteille qu'il avait dans la main. Il eut une sourire incrédule, puis je lu l'effroie sur son visage. Les yeux monstrueusements ouverts, les traits comme gravés dans un rictus d'horreur. Tremblant, il se reservit rapidement du vin, le but et se resservit de nouveau. Il avala sa salive bruyamment et tourna la tête vers moi. Il tenta de me parler, mais seul un hoquet infâme pu me répondre.
J'aggripais le buffet de hêtre et m'y cramponais de toutes mes forces. Je reposais mon verre. Je m'attendais à tout. A un refus hillard de sa part, un sourire goguenard, une réflexion désobligente, un interrogatoire. Non, je m'attendais à tout, mais pas à ça. Que faire dans pareille situation?Je respirais un grand coup, pour parler, expliquer, implorer, menacer, mais il m'interrompit brutallement en m'attrapant par la manche.

"Que me voulez vous, Ludvan?! Que me voulez vous?! Vous vous infiltrez dans ma vie, vous m'espionnez, vous me mettez à votre merci, et maintenant vous voulez vous mariez à ma nièce?! Vous souhaitez me tuer,Ludvan?Et bien tuez moi."

Il sortit brusquement une dague d'un fourreau à sa ceinture et me la tendit. La démence était visible dans ses yeux. Tellement visible.

"Tuez moi, vous dis-je! Tuez-moi!"

J'attrapais prestement la dague pour la balancer dans un coin de la pièce. Les yeux injectés de sang, la face blème, tremblant de folie, de haine, de rage, de jalousie peut-être, Eudes me regardait. Je m'approchais et lui attrapais les bras pour le bloquer.

"Que vous arrive-t-il, Messire? Vous avez bu?"

Mais il avait tôt fait de se dégager et d'aller prendre la dague dans le fond de la pièce, de me la poser sur le cou. Les yeux luisants de démence.

"Je dois te tuer...vite...tu en sais trop..."

Je me dégageais également en reculant et lui donnait un grand coup dans la nuque. Il tomba sur les genoux et je du le rattraper pour l'asseoir sur un fauteuil. Je jetais un coup d'oeil à la chambre. A gauche de la porte, il y avait un petit buffet qui attira mon attention. Je m'en approchais et tentait de l'ouvrir. Il était bloqué par une serrure compliquée, que je n'aurais pu crocheter. Je m'en approchait de nouveau, mais je ne savais comment faire. Je me relevais et fouillait le pardessus d'Eudes. Vide,évidemment. Puis je vis qu'il portait une chaine en collier qui soutenait une clef, que j'arrachais. J'ouvris le buffet, et en sortit d'épais volumes et des dossiers volumineux. Intrigué, j'ouvris le premier livre, un ensemble de parchemins reliés.

Ce que je pu y lire me glaça d'effroie.

-----

"A la garde!! Menez cet homme à une geôle!"

Sans savoir comment, je me retrouvais dans le couloir, avec dix soldats. Cinq d'entres eux avaient saisit leur maître, et l'emmenait de force vers les étages inferieurs. Je me passais la main sur le visage, soupirait bruyamment,les épais volumes et les dossiers sous le bras. Yvan et Huronçard arrivèrent déjà en courant.

"Mais par la Dame,Monseigneur! Par la Dame!... Que faites vous?"

"Mon devoir."

Je me détournais des deux gentilshommes pour lancer à cinq gardes :

"Fouillez la chambre. Je veux que vous trouviez."

"Trouvez quoi,Monseigneur?"

"Une preuve."

J'entrais dans la chambre et éventrait les draps. Rien. Je soulevais le lit. Rien. Je donnais un grand coup de pied dans le buffet. Je devais trouver.

-----------

Déjà,je vis Amaryllis accourire et se faire violemment repousser par la ceinture de garde que j'avais fait installer des deux côtés du couloir. Je m'approchais et la fit passer, et l'emmenait dans une petite bibliothèque pour l'embrasser avec passion. Mais je vis dans ses yeux l'affolement.

"Que ce passe-t-il,Ludvan? Il a refusé? Tu l'as frappé?"

"Non,non...Mais j'ai trouvé...des livres."

Elle comprit, et je la serrait dans mes bras. Elle s'enfouit dans le creux de mon épaule en frémissant. Je l'embrassait. Je l'aimais. J'étais bien fou. Mes bras se resserèrent sur celle que j'aimais, j'embrassais ses cheveux, sentait son parfum, son parfum qui me faisait pleurer d'amour. A cet instant, l'on ouvrit la porte à la volée et Huronçard et Yvan entrèrent et nous n'eument pas même le temps de nous séparer. Huronçard en fit tomber le recueil de poèmes qu'il tenait.

"Vous deux? Oh par la Dame! oh par la Dame,Monseigneur!"

Amaryllis s'accrocha à ma main. Je me tournais vers elle et lui sourit. Yvan déglutit bruyamment.

"Oui,nous deux. Nous allons nous marier."

"Et...et l'accord d'Eudes?" baffouilla Yvan.

"Je n'ai que faire de l'avis d'un hérétique. Je le ferais torturer,je lui ferais avouer tout ce qu'il a fait, dussé-je lui couper les orteils un à un pour lui faire avouer tout,tout. Dussé-je le tuer et vous tuer avec. Si je veux que vous soyez l'un de ses sbires, Yvan, vous le serrez et je vous mettrais à mort. Je pourrais tous vous tuer sur l'instant. Je suis puissant. Je pourrais être fou. Je pourrais décider de vous tuer. De vous torturer."

L'auditoire resta sans voix, Amaryllis sursauta et me regarda,choquée apparrement. Je lui souris de nouveau et je l'embrassais. Je me concentrais un instant et fit apparaitre une sphère incandescente au creux de ma main,et l'envoyait par une fenètre ouverte.

"La discution est close, messieurs. "


Je venais de faire la plus belle bêtise de ma vie. Me marier. Moi? Moi?! J'avais fais venir mon père pour l'occasion. Il avait bien rit. Je n'avais jamais été très fidèle. Je suis tellement volage. Je veux du monde à mes côtés,je veux cottoyer le beau monde,être un homme aimé. Du moins quand j'étais jeune. Désormais je suis esseulé,cinique,méfiant,méprisant. Je devais être encerclé d'amis et de simples connaissances, de fêtards, de dandies. Et puis,j'ai changé. La compagnie peut être limitée,tant qu'elle est agréable, tant qu'elle est cultivée. J'étais las de mon entourage, et mon nouveau métier m'a forcé à m'écarter du monde.

Et j'étais marié... Amaryllis et moi,Eudes en prison,mon enquète en cours, trois jours que je devais commencer mon interrogatoire et que je repoussais pour rester avec mon père et ma femme. Mais en ce jour,je ne pouvais plus décaler. Je devais le faire passer aux aveux.

-------

C'était une grande salle, aux murs suintants, à l'atmosphère moite, avec de simples étagères clouées à la va-vite, de grandes armoires de bois grossier, hérrisées d'échardes, crasseuses, collantes. Au milieu de la pièce, une grande table sale, moisie par endroit, éclaboussée de sang seché. Des chaînes pendaient pathétiquements de chaque côtés de la table et le sol poussiereux et souillé du sang des précédents torturés, constitué de dalles attaquées par le lychen et les mauvaises herbes.

J'entrais dans la salle. Je portais ma main à ma bouche en sentant l'odeur de mort et de souffrance qui se dégageait de cette salle répugnante. J'avalais ma salive et me promettais de ne revenir que lorsque le besoin se ferait vraiment sentir... Je faisais signe aux gardes de faire entrer Eudes et de le ferrer sur la table. J'entendis les râclements des chaines d'Eudes que l'ont trainait. Il restait impassible, l'oeil ouvert, avec la même lueur de démence que celle que j'avais vu lorsqu'il avait voulu me mettre à mort.

Les gardes le levèrent sans ménagement et le plaquère lourdement sur la table. J'entendis le bruit des chaînes que l'ont serraient au maximum. Je restais assis sur une chaise au fond de la salle, mon chapeau rabattu sur le visage, presque effondré de savoir ce que j'allais faire. La torture n'était pas ce que je préferais, mais il fallait bien le faire. C'était le protocole. L'on me fit signe qu'Eudes était attaché. Je congédiais les gardes.

Eudes ne bougeait pas. Il ne tremblait pas. Je n'entendais pas même son souffle. Il semblait ne plus être là. Dans cette salle obscure, il me semblait que j'étais seul. Je respirais à fond.

"Que vais-je vous faire, Eudes? Vous torturez jusqu'à ce que vous en mourriez? Vous tuer de suite?"

Il ne souffla mot. J'avalais ma salive en enlevant mon chapeau et en m'approchant lentement.

"Je ne vais pas vous faire peur durant des heures pour vous faire tout avouer. Je ne vais pas perdre mon temps. Vous ne me ferez pas perdre mon temps. Autant vous faire parler de suite. Oh...et puis, je vous laisse le choix. Parlez, et ça devrait aller. Taisez vous, vous ne sortirez pas de cette salle sans avoir tout avouer,du début à la fin,en passant par vos vies anterieures et vos vies futures."

Je fis claquer mes doigts en souriant. Je devais paraître cruel.

J'ouvris l'une des armoires, en sortie une petite perceuse manuelle. La tige était rouillée et sale. Je déglutis. Je me penchais et attrapais son coude, et perçais sur quelques centimètre. Je tombais sur un filament blanchâtre et le tirais en dehors.

Je vis Eudes sursauter en sentant la douleur, les yeux exorbités.

"Parles."

Eudes ne bougea pas. Toujours cachant sa douleur, il soufflait bruyamment. Tressaillant légerement. Je posais délicatement la tige rouillée, et attrapait son nerf entre le majeur et le pouce, et jouait légérement avec.

Les yeux exorbités et un rictus de douleur sur le visage, il hurla de douleur et, la respiration coupée, il gonfla les joues pour évacuer sa souffrance. Je jetais un coup d'oeil sur le nerf. Sanguinolant, divisés en quelques fils presques transparents, et sur la chaire boursoufflée,rougeâtre,gonflée,presque pourrie,déjà.

"Parles."
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argna
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MessageSujet: Re: Récit Empiro-Bretonnien.   Ven 4 Avr 2008 - 15:46

affraid la suite.
C'est un trés bon texte, tu as un bon style.

Il y quelques fautes de grammaire mais cela n'enlève rien à la valeur du récit. Tes descriptions sont trés détaillés j'apprécie.
Je trouve un peu trop gore la fin du récit, on ressent bien le malaise lié à la torture.
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Eudes de Lyonesse
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MessageSujet: Re: Récit Empiro-Bretonnien.   Mer 9 Avr 2008 - 0:35

La suite!


Yvan jeta un regard derrière lui et marcha plus vite, soufflant plus fort. Il ne parressait pas tranquille. Sa lourde robe de brocard rouge terne attirait sa silhouette rondelette vers le sol. Il passa sa main sur ses yeux et récita une petite prière à la Dame. Il courrait presque, il soufflait bruyamment, et son visage rougeaud laissait transparaitre sa fatigue. Il avala sa salive et regarda de nouveau derrière lui. Il leva les yeux au ciel en ésperant que personne ne l'avait vu entrer dans l'aile. Il courrait,maintenant.

Il s'arreta devant une grande porte d'acajou et tenta de l'ouvrir. Il s'en doutait, elle était fermée. Il frappa timidement, mais c'était peine perdue. Il enleva sa lourde robe de brocard, dévoilant un tabard crême. Il posa sa robe à sa droite, et donna un coup énorme sur la grosse porte, qui céda bruyamment. Il remit sa robe, et pénétra dans la pièce,la réspiration saccadé. Il tira le loquet interieur, sachant qu'il courrait à sa perte, mais il devait savoir. Qui était réelement son maître et que faisait-il.

Yvan se savait en sécurité pour une ou deux heures. Ludvan était en pleine séance de torture avec Eudes. Seule Dame Amaryllis risquait de faire une intrusion mais il saurait la réduire au silence facilement. Il était plus vigoureux qu'il ne le laissait paraître. Il n'avait eu aucun mal à faire sauter la serrure de la porte du nouveau Maître du château, le grandiose Ludvan von Kersher, l'homme le plus protégé du comté. Mais il savait que sa magie était tellement inferieure à celle de Ludvan. Il ne s'était contenté de quelque études superficielles de magie impériale, juste pour pouvoir dire à son père et à ses amis qu'il connaissait la magie. Il avait toujours été prétentieux, et il n'avait fait ses études que pour se bâffrer dans son prestige.

Mais il avait appris à se maîtriser, à être hypocrite sans être vu, paraître noble alors que l'on est fils de fermier,s'inventer une identité. Il s'apellait en réalité Jûlot Legond, fils de Loïk Legond et Promise Bontant. Il avait quitté son village et s'était inventé une identité. "Je m'apelle Yvan LeCroisé, fils de Maître Lucas de Moussillon." avait-il dit en se présentant aux Lyons d'Or. "Je souhaiterais m'entretenir avec Messire de Lyonesse." Apparement, il avait été crédible, le Maître du Château l'avait cru sincère et il avait obtenu ça place au Lyons d'Or. Il était partit étudier.

Il s'approcha d'un buffet et trouva les volumineux dossiers. Il prit un livre et s'assit à son aise sur un fauteuil. Il passa sa main sur son livre et suivit du bout de doigt le symbole gravé directement dans le cuir de la couverture. Il ouvrit grand les yeux quand il reconnu un symbole du chaos. Le symbole du changement, le symbole de Tzeentch. Il déglutit en essuyant la sueur sur son visage. Il souffla, adressa une prière de pardon à la Dame et ouvrit l'ouvrage. Il détourna le visage. Le livre dégageait quelque chose de malsain. Le parchemin des pages luisait d'une lueur maléfique, surement de la malepierre incrustée dans le livre. Il se força à regarder.

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La porte s'ouvrit à toute volée, Yvan n'eut pas même le temps de lâcher le livre qu'il lisait. Les gonds grincèrent légerement et la porte vint claquer contre le mur de pierre. Le battant d'acajou s'ouvrit sur Ludvan. Le loquet s'en alla rouler au sol. Il prit son chapeau dans sa main et lança un regard sur Yvan. Celui-ci sentit son coeur s'arreter de battre. Il posa le livre sur le buffet et ne tenta même pas de se justifier. Ludvan avait compris.

"Je me doutais que vous seriez là, Yvan."

"Vous ne savez rien,Ludvan. Vous jouez au plus malin, mais vous êtes bien sot. Et vous pouvez croire ce que l'on vous a appris, mais sachez que vous êtes bien plus ignorant que vous ne le pensez."

"Ah. Et bien. Sachez que je sais beaucoup plus que ce que vous croyez. Je connais toute votre vie,du début à ce jour."

Un rictus nerveux passa sur le visage d'Yvan.

"Ah,oui. Vous savez que j'ai trente sept ans, que je suis né à Moussillon et que mon père s'appellait Maître Lucas LeCroisé."

"N'essayez pas tenter de me mentir, parce que j'en sais beaucoup."

Il resta interloqué. Il regarda la fenetre.

"Jûlot Legond, né à Sarlat, il y a trente sept ans, de Maître Loïk Legond, misérable paysan de Sarlat, et de Promise Bontant. Vous vous êtes enfuis. Fuir la misère, pourquoi pas. Mais votre comportement est indigne de l'homme que vous êtes devenu. Le père d'Eudes à peut-être été abusé à ce sujet, mais je ne suis pas de ce genre là. Je vous ferais mourir dans la souffrance, Jûlot. Roué.

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