Le Royaume de Bretonnie
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 [Le chant du désert] Préambule

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Baron de Havras
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MessageSujet: [Le chant du désert] Préambule   Jeu 27 Mar 2008 - 1:10

(Allez, c'est parti ! Nous allons faire ici les entrées de Dangorn, du Baron bis, de l'eternel errant et de Ghju-ghju !)

Le printemps avait été précoce en cette année 1450, et déjà, alors que nous n'étions qu'à la mi-avril, le soleil chauffait comme en plein été dans le duché de Gasconnie.
Beren de La Tour et son fidèle serviteur Eugène Plaisir arrivèrent enfin en vue du château de Caillatus, perché sur sa haute montagne au pied de laquelle se trouvait ce qui semblait être un paisible hameau aux toites roses.



Tout au long de leur route qui les avait contraints à passer en Catharie où le comte les avait retenu pendant plus de trois jours, ne comprenant pas le sens du mot empressement et appréciant, semblait-il la présence d'un troubadour, ils avaient croisés des troupes d'hommes d'armes accompagnant de puissants chevaliers, des processions entières de pouilleux et des commerçants avides venus de bien loin parfois.
Ils avaient même eu l'occasion de croiser nombre d'impériaux dont les seigneurs et capitaines possédaient toute sorte de sauf-conduits pour circuler librement d'un domaine à l'autre.
Cependant, ils venaient tous deux de bien plus près étant partis de ce même duché de Gasconnie quatre jours plus tôt et, si l'on exceptait le temps passé chez les catharien à manger et à boire, leur route n'avait rien eu de bien palpitant.
Pour dire vrai, si Beren sentait une légère fatigue, c'était plus à cause de l'ennuie qui s'était emparé de lui après cette journée de molle chevauchée.
Il ne ressentait, pour le moment, pas l'émulation qui semblait pousser les autres croisés vers l'avant.

Sans trop se poser de questions, Beren et Eugène poussèrent vers l'avant, en direction de ce château qui semblait plein de promesses.

Arrivés dans les ruelles de la petite bourgade, les deux comparses y trouvèrent une agitation qu'ils n'auraient pu imaginer.
Partout, de petits marchands tentaient de vendre leurs marchandises dans les rues, à droite passa une troupe de lanciers aux armures disparates, souvent matelassées ou en cuire usé, tandis qu'en fasse se tenaient, tels d'antiques gisants de pierre, fiers et stoïcs, deux chevaliers du Graal, qui semblaient regarder ce petit monde d'un air indulgent.
Un gueux à l'implantation capilaire douteuse se pressa devant la monture du seigneur de la Tour, bousculant Eugène.

"Plenez chechi ! Plenez chechi ! Ch'est chaint Guinefolt, il polte bolheur !" cracha-t-il en brandissant ce qui semblait être une sorte d'animal mal sculpté dans un bois trop humide.
Hélas, l'homme ne fut pas capable de suivre bien longtemps le chevalier qui frappa des talons les flancs de sa Doulce pour mettre de la distance entre eux, plantant du même coup son fidèle Eugène qui mit cinq bonnes minutes à rattraper son camarade chevalier.

Arrivés devant le chemin accidenté reliant le hameau au château, les deux comparses s'élançèrent, devant s'abriter du Cers qui soufflait plus fort avec l'altitude croissante.

Il leur fallut encore plusieurs minutes pour atteindre le château, qui se révéla assez frais et ombragé.
Dans la cour, assez spatieuse, des groupes entiers de guerriers étaient assemblés. Contre le mur Ouest, ce qui semblait être des mercenaires impériaux jouaient aux dés ou lustraient leurs armes. Assis un peu partout se trouvaient de jeunes chevaliers s'accordant un peu de repos dans ce château qui constituait la dernière étape avant la traversée des grands cols.
A une table, installée près de l'escalier menant à l'enceinte Nord, un groupe d'hommes robustes et bruyants, passablement ivres, raillaient en Reikspiel tous ceux qui passaient sous leurs yeux.

Voyant une porte ouverte donnant sur une salle commune sombre mais manifestement très animée, Eugène décida d'aller s'y installer, tandis que son seigneur allait arnacher sa jument.

Semblant s'énever tout seul à cette vue, un colosse de la bruyante tablée, qui aurait pu passer pour un maraudeur norse, s'il n'avait porté des frusques impériales, se leva et invectiva le chevalier de la Tour dans un bretonnien approximatif.

"Toi ! Faipleu pretonnien, che suis Otto Von Leffe et che tit que tu né zaurais pas borter une lance à la pataille !"


* * * * * * * *

Cyrill commençait à être exténué par les voyages incessants auxquels il s'était livré ces dernières semaines. Même pour un errant de son calibre, voyager autant en faisant aussi peu de pauses était harassant.
De Bretonnie, il était allé en Tilée pour rendre visite à son oncle, pour revenir en Bretonnie, mais, à présent, après sa rencontre avec la jeune et belle damoiselle Raphaëlle Ponte-Berger il devait repartir et faire diligence. Magritta, la flamboyante cité d'Estalie qui avait été le théâtre de terribles affrontements moins d'un an auparavant était son objectif.

Pendant encore quatre jours et quatre nuits, il avait chevauché, trotté, galopé, épuisant sa monture, et avait même dû manger en selle, ne s'accordant de descentes que pour se soulager.
Le dernier poste avant la frontière estalienne, un château nommé Caillatus, pointait enfin le bout de ses tours à l'horizon, ce qui redonna courage au jeune homme qui repartit au galop malgré son fessier endolori.

Passant tel une bourrasque dans les ruelles du hameau, forçant les masses grouillantes à s'écarter sur son passage, il déboula tel un démon furieux dans la cour du château de Caillatus, suscitant un certain émoi chez les guerriers déjà assemblés et déclanchant l'hilarité de quelques impériaux éméchés qui étaient, etrangement, attablés à l'intérieur même de la cour.

Le jeune homme les ignora, il n'en avait cure car, pour l'heure, seules ses fesses en compote le préoccupaient.
Il descendit enfin de selle pour la première fois de la journée et attacha son destrier.

Ne désirant plus s'asseoir pour le moment, ni même marcher vers cette salle commune qui semblait pleine de promesse, il prit en main une poignée de foin et en nourrit sa bestiole. Il resta ainsi un bon moment, enfin décontracté.
Il était toujours occupé à nourrir son animal losqu'un homme vint déposer sa monture à côté de la sienne et, sans qu'il comprit pourquoi, un colosse chauve sembla hurler dans sa direction. Il lui fallut une seconde pour réaliser que ce courroux n'était pas dirigé contre lui...


* * * * * * * *

Damoiselle Mélisende était arrivée dans ce château de Caillatus depuis plusieurs heures et se demandait encore si elle allait trouver ici des chevaliers dignes de ce nom pour l'escorter en Estalie.
Depuis de longues minutes, elle s'evertuait à repousser les chevaliers qui se pressaient autour d'elle en lui récitant des mots courtois.
Une vision l'avait conduite ici, mais elle n'en connaissait pas encore le sens. Elle n'avait donc d'autre choix que d'attendre, piégée dans cette salle commune bruyante où régnait une ambiance de taverne.
L'odeur du cochon grillé embaumait l'air, des chandelles flambaient de tous côtés, des domestiques du seigneur châtelain, devenues cantinières improvisées, versaient des gobelets de mauvais vin à des roturiers qui, en réponse, leur donnaient de grosses claques sur leurs fesses rondes.
Lorsque les premiers couplets de chansons paillardes Bordeloises débutèrent, Mélisende se demanda vraiment ce qu'elle faisait ici.
Le coude sur la table, elle regardait d'un air dubitatif l'immonde tambouille qui lui avait été servie lorsque sembla éclater à l'extérieur une bagarre.

La lumière vive du dehors tranchait malheureusement trop avec l'obscurité ambiante pour qu'elle put y voir quoique ce soit.

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Dangorn de Castagne
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Jeu 27 Mar 2008 - 11:33

*Ca fera un peu d'action à raconter dans mon œuvre* se dit mentalement Eugène.

Il sortit son luth finement ouvragé et commença à en jouer. D'abord quelques notes en vrac, puis petit à petit, une mélodie prit forme.

"Un jour par un roturier le sire Beren
Se fit humilier près d'une taverne
« Une lance ne pouvez point porter
Votre bras est trop peu musclé »
Sire Beren, brave chevalieeeer
N'attendit point pour répliqueeeer !
"

*Il faudra que je retravaille les vers mais pour l'instant ça rend pas trop mal*

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Comte Dangorn de Castagne, chevalier du Graal, suzerain des châtelleries de Nandragon, de Mortauges et d'Espesses, sergent de la Confrérie des Mercenaires du Reikland, garde d'honneur de l'Impératrice de Cathay, Saint Vivant du foroume et coach de l'équipe de Blood Bowl des "Squires of Castagne".


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Cyrill
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Jeu 27 Mar 2008 - 12:04

Le jeune chevalier quitta Lamuh, son fidèle et miteux destrier, pour aller s'adosser au chambranle de la porte qui conduisait à la grande salle. En entendant le ménestrel s'égosiller, il sourit : d'ici peu, il serait régaler par un duel.

L'impérial semblait aussi pataud et fort que l'autre était vain et rapide. Cela promettait quelques passes intéressantes. Parcourant le reste de la salle, il vit une des Servantes de sa Dame. Il inclina légèrement la tête, sans faire mine de bouger, lui décrocha un sourire éclatant et heureux : la Dame était encore sur son chemin ; c'était donc le bon.

Il se tient prêt à aider son compatriote : il connaissait bien les impériaux et la lâcheté ne les étouffait pas...
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Ghju-Ghju
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Jeu 27 Mar 2008 - 15:32

Damoiselle Mélisende était perdue dans ses pensées et était choquée du manque de respect dont le tavernier avait fait preuve en lui servant une mixture atroce en guise de repas. Elle se disait qu'il était impensable de servir telle nourriture à une représentante de la Dame et qu'elle ne reviendrait plus jamais dans cette taverne.

Alors qu'elle se remémorait la vision qu'il l'avait conduite ici, elle entendit du bruit au dehors. Une dispute entre impériaux ou entre gueux surement, car il faut être l'un de ces gens pour se faire remarquer ainsi et manquer à ce point de prestance qui sied à tout noble Bretonnien qui se respecte.

La jeune Damoiselle du Graal se leva, en effleurant du bout des doigts le bouquet de fleur fanées qui reprirent grâce et beauté au contact de ses doigts. D'un pas assuré, elle se dirigea vers la sortie en jetant un regard méprisant au chef de l'établissement.

Depuis qu'elle était arrivée en ces lieux, une imperceptible sensation de déjà-vu l'envahissait, et lorsqu'elle franchit la porte, ce sentiment devint plus fort que jamais. Elle vit le Chevalier Bretonnien se faisant conspué par la brute impériale, elle ne fut pas étonnée et observa la scène d'un air serein.

Cet air cachait en réalité une féroce envie de calmer ce chien impérial un peu trop sûr de lui, elle se mit en retrait pour voir comment les choses allaient se dérouler et surtout comment le Bretonnien allait réagir. Elle aurait bien aimé lancé sur l'impérial un sort afin de lui donner une diarrhée féroce, ou mieux encore lui faire tordre la cheville pour qu'il se ridiculise de lui même, mais elle se dit que si la Dame envoyait un défi au jeune chevalier, elle devait laisser les choses se dérouler.

Quelques scintillements jaillirent lorsqu'elle serra son bâton dans sa main, et elle pensa que si les choses tournaient mal, elle n'hésiterait pas à faire gouter à l'impérial la magie Bretonnienne...
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Baron Guilhem de La Tour
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Jeu 27 Mar 2008 - 20:16

Beren acheva tranquillement, nonchalamment, de nouer la bride de Doulce, puis se retourna. Prenant son air le plus détaché et hautain (celui qu'il réservait d'ordinaire aux gueux qui l'importunaient de leurs suppliques), il toisa celui qui avait eu l'audace de s'adresser à lui de la sorte, le jaugeant du regard par la même occasion.

L'homme le dépassait d'une bonne tête et semblait suffisamment fort pour le mettre sérieusement à mal. Cependant, il était manifestement bien trop pris de boisson pour pouvoir tenir longtemps et fermement sur ses jambes ; aussi Beren fit-il un pas vers lui, décidé à ajouter un peu d'animation dans ce qui n'avait jusque là été qu'un morne voyage sous un soleil de plomb en remettant cet étranger à sa place.

« Or çà, maraud, qu'est cela ? Sais-tu bien à qui tu t'adresses ? Tu as devant toi Beren de La Tour, chevalier errant de la mesnie du baron Ferramand, un nom qui devrait t'inspirer du respect si tu avais un peu de tête. Vraiment, je plains le seigneur de céans, qui a pour hôte un rustaud tel que toi. Serais-je à sa place, je te ferais jeter hors à coups de pied au potron pour ton insolence. »

Beren constata avec grand plaisir que de nombreux regards se tournaient à présent vers eux. S'il fallait en venir aux mains ou même aux armes, sa victoire facile sur cette brute avinée se ferait au vu et au su de tous. Il lui sembla même entendre son fidèle Eugène pincer les cordes de son luth, un peu plus loin ; sans doute composait-il déjà quelque chant à sa gloire.

« Allons, » poursuivit Beren, « hors de ma vue, ivrogne, avant que je ne te troue la bedaine de ma lance pour te mettre en perce et ainsi abreuver de vin le village entier. »

Le chevalier ne put réprimer un sourire à la vue de l'air imbécile du colosse ; il semblait n'avoir pas compris la moitié de ce que Beren avait dit. La situation commençait à devenir particulièrement amusante.

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Dangorn de Castagne
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Jeu 27 Mar 2008 - 20:45

Le troubadour Eugène continuait sa chanson, inspiré par l'acte de courage héroïque qui se déroulait devant ses yeux. Il grattait son luth de plus en plus vite, étoffant sa musique de nouveaux accords au fur et à mesure qu'il la composait dans sa tête. Il se mit même à taper du pied par terre pour marquer le rythme.

(Sur l'air de Brave Sir Robin, des Monty Python)

"Bravement sire Béren
Se dresse contre l'ennemi.
Il n'avait point peur de mourir,
Oh brave sire Béren.
Il n'avait pas du tout peur
D'être tué d'horribles façons.
Brave, brave, brave, braaave sire Béren.

Il n'appréhendait pas du tout
D'être réduit en bouillie.
Ou d'avoir ses yeux crevés,
Et ses coudes énucléés.
D'avoir ses genoux brisés
Et son corps carbonisé,
Et ses membres taillés en pièces
Brave sire Béren.

Et sa tête explosée
Et son coeur découpé
Et son foie enlevé
Et ses burnes arrachées
Et ses narines violées
Et son fessier brûlé
Et son penis..."

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Jeu 27 Mar 2008 - 22:34

Le géant impérial resta pantois pendant une bonne minute, cherchant à décrypter les paroles du bretonnien. Toutefois, le ton de la réponse lui sembla clair et des mots tels que "rustaud" lui étaient connus.
Tandis que nombre de temoins de pressaient pour observer, vidant la salle commune ou sortant de leur torpeur, il exulta de rage.
Rendu fou furieux par cet asticot qui se croyait assez fort pour lui résister, il arracha purement et simplement d'un même geste son gilet et sa chemise, révélant une musculature encore bien plus impressionnante que Beren ne l'avait escompté.



Son air même avait changé, passant du défi à la rage. Il était semblable à l'un de ces dogues de l'empire que les seigneurs utilisaient pour chasser l'ours et rien ne semblait pouvoir s'opposer à pareil monstre.
Retournant vers sa tablée en pestant comme un nain, il s'empara d'une longue lance posée là et retourna promptement vers ce misérable bretonnien qu'il comptait bien embrocher.

Beren reconsidérait peu à peu sa position à présent que cet individu hors norme s'avançait l'ecume aux lèvres.
Il avait été provoqué, assurément, mais sa réponse avait-elle été la plus adaptée ?
Il était désormais évident que cet animal avait eu dans l'idée, depuis le début d'en venir au combat, et il n'avait fait qu'entrer dans son jeu. Pourtant, y avait-il une autre façon d'agir ? Certes non ! Beren avait fait ce que lui commandait l'honneur et raviva la flamme de son courage à cette idée. Il n'avait plus qu'à espérer que nson calcul sur le niveau d'ébriété de son opposant fut bon, ou que la Dame lui vienne en aide.

D'un geste brutal et lourd, la machine de guerre impériale se jeta sur le bretonnien qui, dans un geste de désespoir ou par un réflexe chanceux, para l'attaque de son écu qui en reçut malgré tout un marque nette et profonde.
Le bretonnien sourit, mais se retrouva jeté en arrière, perdant l'équilibre.
Entrainé par le poids de son équipement et par la force du choc, son dos heurta violemment le sol terreux de la cour du château, mais l'ennemi avançait de nouveau et il lui fallait se remettre vite sur ses deux jambes s'il voulait avoir une chance d'en réchapper.

Plusieurs bretonniens portèrent la main au fourreau, un ménéstrel sembla s'emballer sur son luth et une damoiselle sembla se retenir de courir au devant du géant qui semblait ravi de la situation.
Poussant un redoutable cri de guerre, il retourna sa paume dans la lance de sa main et la lança de toute la force de sa rage en direction du chevalier à terre.

Il cracha alors, manifestement troublé par la scène qui se jouait devant lui. Quelqu'un avait, semblait-il, décidé de lui gâcher son plaisir.
Un autre de ces maudits bretonniens se dressait à présent devant lui. C'était le jeune coq qu'il avait vu entrer au grand galop quelques instants plus tôt, et dans son bouclier était à présent fichée la lance de sire Otto.

"Tenter d'embroche un homme à terre, quel genre de lâche êtes-vous donc !" rugit Cyrill, debout devant Beren.

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Ven 28 Mar 2008 - 1:23

Beren se releva en toute hâte, avec maladresse, le dos meurtri, et tira son épée d'un geste mal assuré. Il était loin de s'attendre à si féroce attaque, et seule sa rapide parade lui avait sauvé la mise face à ce furieux ; il remercia d'une pensée la Dame pour son secours.

Il s'aperçut qu'il tremblait de colère. A la honte d'avoir été jeté à terre si vite s'ajoutait une indignation croissante devant le comportement de l'Impérial : Beren n'avait pourtant pas esquissé le moindre geste vers son épée, et si le ton de sa réplique n'était certes guère apaisant, il n'en était pas moins le seul approprié pour une pareille offense. Mais cette brute sans cervelle avait manifestement dans l'idée de s'en prendre à lui quoi qu'il fît.

« Quel genre de lâche ? » cracha Beren en se rangeant aux côtés du chevalier qui venait de lui prêter main-forte. « Un misérable pendard, un brigand d'Impérial qui ose venir nous insulter sur nos propres terres, voilà quel genre de lâche ! M'est avis qu'un tel ribaud mérite la potence ! »

Beren avait pensé un instant demander à son sauveur de le laisser combattre seul, mais il s'était bien vite ravisé à la vue du colosse qui restait face à eux, l'air dément et la lance toujours au poing. S'il voulait en sortir indemne, son meilleur espoir était sans doute d'ameuter suffisamment de monde pour mettre ce méprisable faquin hors d'état de nuire.

« Malepeste ! N'y a-t-il pas des gardes en ce château pour jeter ce faquin au cachot ? »

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Ven 28 Mar 2008 - 2:43

"Voyons messire, appeler des gardes pour vous aider à triompher de l'adversité, voilà qui ne serait point chevaleresque. Votre geste en serait bien moins plaisante à ouïr" s'empressa de signaler Eugène en cessant soudain de chanter.

Il avait besoin de voir comment allait se dérouler le combat pour écrire la suite de sa chanson. Il croisa par mégarde le regard haineux du colosse impérial et pâlit.

"Mais bon... si vous le souhaitez je puis courir les alerter. Si nous devons aller jusqu'en Arabie je préfèrerai ne point avoir à vous transporter morceau par morceau."

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Ven 28 Mar 2008 - 14:37

Damoiselle Mélisende observait avec attention le déroulement des évènements et surtout le jeune chevalier qui avait arrêté la lance de son bouclier. Son charme ne la laissait pas indifférente, et si le colosse impérial prenait le dessus, elle lui viendrait alors en aide.

Elle remarqua soudain un vieux ménestrel qui chantait et semblait accompagner le chevalier Bretonnien. Surement à-t-il une dette envers lui et il le suit tel un pèlerin suit un Chevalier du Graal, pensa-t-elle. Cela la fit sourire.

Après tout, ce combat la sortait de son ennuie et sa foi en la Dame la persuadait que des Bretonniens ne pouvaient perdre un duel dans leur royaume.
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Ven 28 Mar 2008 - 19:06

L'Impérial restait immobile, le visage déformé par la fureur, mais hésitant visiblement à s'en prendre à deux chevaliers à la fois. Ou peut-être ne savait-il lequel occir en premier. La seconde hypothèse était la plus plausible.

Beren jeta un bref regard à Eugène, sans vouloir quitter trop longtemps des yeux l'Impérial.

« Que me parles-tu de ce qui est chevaleresque ou ne l'est pas ? Nous ne sommes pas à la bataille ni dans un duel entre gens d'honneur ! Un tel lâche ne mérite pas de croiser le fer avec un noble ! »

Cependant le ménestrel n'avait pas tort. Si Beren laissait les gardes du château désarmer son adversaire, il perdait la face.

« Mais tu as raison, compain, il est plus que temps de calmer ce manant, s'il ne se peut calmer lui-même ! »

L'Impérial semblait avoir saisi le sens de ces derniers mots, et, avec un grognement d'orque, il arracha son arme de l'écu du jeune chevalier vêtu de rouge. Il se lança de nouveau sur Beren, mais celui-ci avait eu tout loisir d'anticiper son attaque, et se jeta vivement de côté pour éviter son adversaire. L'Impérial se retourna pour faire à nouveau face au chevalier, juste à temps pour voir celui-ci se fendre avec toute la vitesse dont il était capable, l'épée tendue devant lui.

L'autre voulut parer le coup de sa lance, d'un geste lourd et imprécis, mais le jeune et agile Beren était trop rapide pour lui -à moins que ce ne fût le vin qui eût émoussé ses réflexes. La lame du chevalier lui fit une profonde entaille à l'épaule gauche et le colosse recula d'un pas en portant la main à sa blessure.

« Ne vous apprend-on pas à ne pas combattre torse nu, dans votre pays ? » railla Beren.

Mais l'instant d'après, l'Impérial avait repris contenance et semblait prêt à en finir avec le chevalier. Peut-être la situation n'était-elle pas si amusante que cela, en fin de compte.

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Lun 31 Mar 2008 - 13:31

"Cher ami, je crois bien que ce faquin impérial matiné d'ours fort mal léché a besoin d'une bonne leçon... Puis-je vous prêter main forte ?" Sans attendre de réponse, Cyrill se posa de nouveau entre les deux protagonistes, pointant sa lame vers Otto.

"Hé mon gros balourd, ne te fies pas à notre jeunesse : nous sommes en quête de gloire et la peur de la mort nous l'ignorons. Nous sommes l'espoir de la Dame et Elle nous veille. Tu n'y comprends que goutte ? Bien normal, je ne parle pas ta langue de matamore mais je parle celle-ci que tu devrais mieux comprendre"

Cyrill éxecuta la passe à la une-deux qu'on lui avait récemment montré. La lame dansa devant le visage de l'impérial avant de pointer son ventre dégarni. Le jeune chevalier prit garde à ne pas toucher l'adversaire de Beren mais juste lui assurer qu'il serait sans pitié s'il persistait à la querelle.
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Dangorn de Castagne
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Lun 31 Mar 2008 - 19:23

Eugène continuait de chanter pour encourager son seigneur et exalter la foule qui commençait à s'agglutiner dans l'auberge pour voir ce qui se passait.

"Sire Béren se fit aideeeer
D'un véritable chevalieeeer !

Car un bon duel à la loyal
Lui aurait bien été fatal

Mais en se battant deux contre un
Une chance de vaincre il vit enfin

Le brave parmi les braaaves, sire Béren !"

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Mar 1 Avr 2008 - 15:17

Otto recula, blessé et désormais harcelé par ce stupide moucheron qu'il n'avait pas convié à la fête. Tant pis, il écraserait facilement les deux.
L'expérience de la bataille, lui l'avait, et il n'avait jamais pu supporter ces chevaliers bretonniens qui se disaient protégés par une sorte de femme des marais.

Dans un cri de rage, il s'élança furieusement, mais un appel retint subitement son bras.
Les bretonniens sachant le Reikspiel comprirent que cette voix grondante lui intimait l'ordre de cesser son combat.
Le colossal Von Leffe se tourna alors en direction de l'entrée de la cour où se tenaient, montés sur leurs selles, une bonne dizaine de chevaliers.
A leur tête, majestueux et au regard méprisant, revêtu d'une antique armure probablement magique, se trouvait un jeune homme à la longue chevelure.
Il était manifestement impérial, et de bonne naissance. Il commandait vraisemblablement à tous ces hommes.
Otto Von Leffe, à en juger par son attitude, faisait partie de ses vassaux.



Cependant, Otto avait été blessé et, malgré les injonctions de son seigneur, il ne comptait pas en rester là.
Tel un ours, il balança son puissant bras en direction de Cyrill, l'envoyant balader à plus d'un mètre, puis plaqua au sol le jeune Beren en tentant de l'étrangler.
Peu chevaleresque et dépourvu de tout sens esthétique, le spectacle offusqua l'assistance qui se précipita au secours du chevalier gasconnien.
Une demi douzaine d'homme fut nécessaire pour séparer les deux hommes. Cyrill se redressa et vint aux côtés de Beren, auprès de qui dame Melisende s'affairait déjà, prodiguant ses soins, tandis qu'Eugène s'enflammait sur son instrument, chantant sur le ton de l'ironie la fière victoire de son maître, sans omettre le moindre détail sur le ridicule de la scène qui venait de se jouer.

Le jeune seigneur impérial se nommait Herbert Von Higenhart et portait le titre de margrave. Après avoir posé pied à terre et réprimandé sévèrement son homme indiscipliné, il s'enfonça dans la noirceur de la salle commune en compagnie de son escorte, mais n'y demeura pas, empruntant directement l'escalier menant au donjon (NdMJ: car je rappelle que vous êtes dans l'enceinte du château et plus dans le hameau. Ce que vous appelez Taverne est en fait la salle commune du château aménagée en auberge de fortune pour les croisés Razz ).

Suivant les directives de leur suzerain parti profiter de l'hospitalité du seigneur de Caillatus, les chevaliers éméchés préparèrent leur depart et redescendirent la route menant au petit village paisible du contrebas.
Au moment de passer la porte du château, Otto Von Leffe jura qu'il aurait sa revanche...


(Les quatre PJ rentrent alors dans la salle commune pour s'installer à une table. C'est le moment pour vous de faire connaissance)

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Mar 1 Avr 2008 - 19:40

Beren aurait voulu témoigner sa reconnaissance au seigneur qui venait d'intervenir en sa faveur, quoique cela n'eût guère été suivi de résultat, mais celui-ci s'était déjà éclipsé. La moindre des courtoisie eût été de s'excuser auprès de Beren pour l'inqualifiable comportement de cet Otto von Leffe. Mais pour l'heure, il y avait bien d'autres gens d'honneur à remercier que le hautain seigneur impérial. La damoiselle qui venait de se porter à son secours et le jeune chevalier conduisaient Beren à une table de la salle commune, un peu à l'écart de la foule.

« Je vous assure, je puis parfaitement marcher, ne prenez pas cette peine, messire... »

Beren s'assit en massant son cou qui portait encore la marque des énormes mains de l'Impérial. Rarement avait-on vu combat plus ridiculement conclu que celui qu'il venait de mener, mais au moins était-il parvenu à blesser son adversaire. Et il partageait la honte d'avoir été jeté à terre avec ce jeune chevalier qui s'était si noblement interposé entre lui et l'Impérial.

« Je ne sais qui remercier en premier lieu... » commença Beren en se tournant vers la charmante damoiselle, puis vers le chevalier vêtu de gueules. Mais son attention fut détournée par la chanson grotesque dont Eugène s'obstinait à amuser les palefreniers et les servantes qui l'avaient suivi dans la sombre salle commune.

« Ah... oui... celui-ci est mon écuyer et mon ménestrel. Un joyeux compagnon, d'une plaisante drôlerie, si l'on parvient à supporter ses farces imbéciles. Mais laissons cela. »

Beren hésita un instant, puis laissa parler la courtoisie de son éducation.

« Soyez mainte fois remerciée, madamoiselle. Quoique je n'aie point encore l'heur de connaître votre nom, je suis votre obligé. S'il est quelque service que je puisse vous rendre, je vous prie de me considérer dès lors comme votre servant. »

Beren se leva, s'inclina profondément, puis se tourna vers le jeune chevalier.

« A vous, messire, je dois non moins. En vérité, si vous n'étiez fort opportunément accouru, je risquais bien d'être embroché par ce rustre. Ce fut tant noble que courageux à vous, et j'espère qu'il me sera à l'avenir donné de pouvoir vous payer ma dette. »

Eugène continuait inlassablement sa chanson bouffonne, mais Beren n'en tint pas compte.

« Je suppose que mon nom et mon titre ne vous sont point inconnus, à présent, mais qu'importe. Beren Aldebald Genséric Méliant de La Tour, chevalier errant, neveu du baron Ferramand de La Tour. Je suis en route pour l'Arabie, où je pense rejoindre l'armée du roi pour prendre part à la guerre sainte.

Par qui ai-je eu l'honneur d'être secouru ? »

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Dernière édition par Baron Guilhem de La Tour le Dim 13 Avr 2008 - 17:41, édité 2 fois (Raison : Pour rigoler.)
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Mar 1 Avr 2008 - 22:49

"Aaah, une séquence émotion !" se réjouit Eugène, en interrompant un court instant sa chanson.

Il joua sur son luth une mélodie lente et triste et s'approcha de la belle Mélisende en changeant de registre.

(sur un air de Tri-Yann) :

Daaaamoiselleuh ensorcelééée
De pourpr' et de sabl' enruuubannééée
Si jamaaaais à moi vous songieeez
J'en serai fort fier et gréééé

Maaais je neee suis point chevalieeer
Simpleuh ménestrel-euh jeee suis nééé
Pouuurtant mes rêves sont habitééés
De vos courbes-z-élancééées...


*PAF !*

"Aïe-euh... Oui, messire Beren, votre Geste, j'y travaille !"

Reprenant l'air précédent, il modifia les paroles.

"Sire Beren, gravement blessé
Après son héroïqueuuuh combat
Fut par miracle sauvé du trépas
Puis remercia ses alliééés

Belle dame et preux chevalier
Sans vous je serais déjààà tué
Mon sang aurait rougi le plancher
Sur mes tripes vous glisserieeez
"

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Mer 2 Avr 2008 - 1:43

"Je me nomme Mélisende" répondit la Damoiselle du Graal sans en dire plus. Elle soignait plus par devoir que par envie. Elle mit sa main au dessus de la gorge du jeune chevalier sans le toucher. L'étrange sensation de chaleur bienfaisante invisible fit disparaître les commotions et les rougeurs de son cou.

Avec son allure austère, elle s'avança du vieux barde et tourna autour de lui en le frollant lentement. Elle passa le bout des doigts sur son menton en approchant son visage du sien et murmura:

"Si vous chantez une fois de plus tels vers sur la représentante de La Dame que je suis, vieux maroufle, je vous change en crapaud.."

Elle plissa des yeux et ses iris se remplirent de flamme.

Puis elle alla vers l'autre Chevalier et l'observa pour voir s'il n'était pas blessé.
"Avez-vous mal quelque part ?"
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Mer 2 Avr 2008 - 10:53

Le jeune sourit au discour de Beren. Encore un. Ce n'était pas si rare que ça et il ne pouvait pas prétendre qu'en se faisant accompagner d'un trouvers au cri de crécelle à être quelqu'un d'une illustre modestie. Mais il semblait être sincèrement touché de l'aide qu'on lui avait apportée, cela étant assez rare pour être souligner.

"Que de titres, de suffixes et de préfixes, mon cher... quant à moi, je ne suis que Cyrill, errant et à la recherche d'un instant de parfaite lumière... Puisse-t-elle être au bout de la route ! "

Mélissende plongea son regard dans celui de Cyrill qui eût la bonté de rougir : affronter un auroch pochtronné, oui, le regard d'une telle beauté, non...

"Moi ? Blessé ? Peut-être mais votre présence est un baume si grand que j'en oublie toute douleur, Servante de mon unique Maîtresse... "
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Baron Guilhem de La Tour
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Jeu 3 Avr 2008 - 20:00

« Un baume ? » pensa Beren. « Voilà certes une comparaison fort bien choisie ; pour faire effet, un baume doit s'appliquer longuement et doucement sur le corps. »

Il commençait à avoir du mal à se retenir de rire. La réaction outrée de la damoiselle à la gaillarde chanson qu'Eugène lui avait dédiée avait déjà mis son sérieux à rude épreuve ; si à présent le jeune Cyrill s'y mettait aussi...

« Par la barbe de Gilles, messire ! » dit gaiement Beren. « Preuve est faite que vous êtes aussi galant que brave ! »

Et certes, il fallait de la bravoure pour tenter de séduire cette damoiselle Mélisende. Beren se promit d'ailleurs de surveiller sa conduite à son égard, ne tenant pas à s'attirer ses foudres. Se voir changé en batracien ou en quelque chose de pire encore était un risque que Beren jugeait un peu trop élevé, même pour une si belle damoiselle. Il se rattraperait. Les occasions de compter fleurette à des pucelles ne manqueraient sans doute pas en un si long voyage.

Mélisende présentant un danger évident, et ne semblant pas, en outre, fort désireuse de converser, Beren préféra continuer de s'entretenir avec Cyrill.

« Or çà, messire, qu'est-ce donc qui vous amène en ce pays ? car il me semble à votre accent que vous n'êtes point de la région, me trompé-je ? »

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Ven 4 Avr 2008 - 11:00

"Or donc ! Vous auriez autant de perspicacité que de repartie ! Je reviens de Tilée si c'est ce que vous désirez savoir, pour le reste, je suis errant : je viens de nulle part et ne fais que passer par ici ! Mais dites moi plutôt que vient faire une si illustre bouture dela Tour ?"

Cyrill s'amusait des manières torturées de Beren. A quoi pensait-il ? Un compliment ne vaut que pour lui-même : Melissende ne l'intéressait pas.
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Ven 4 Avr 2008 - 18:56

« De Tilée ? Peste, quand vous dites que vous êtes errant, vous ne plaisantez pas... »

Beren se sentit soudain un peu plus d'estime pour le jeune chevalier. S'il revenait d'une contrée aussi lointaine, il avait déjà dû passer par de nombreux périls. Mais il ne semblait pas vouloir s'attarder sur ses origines, ce qui intriguait Beren. A en juger par son accent, il ne pouvait venir de Gasconnie ou d'un duché proche ; quant à sa tenue usée, misérable en comparaison du riche vêtement de Beren, elle révélait un homme habitué aux longs et difficiles voyages, ou un chevalier sans le sou, voire les deux. Et il revenait de Tilée... que pouvait-il donc être allé faire en Tilée ?

Beren chassa pour le moment ces questions de son esprit et répondit à Cyrill.

« Hé bien, moi aussi, je ne fais que passer. Je vous l'ai dit, j'ai dans l'idée de prendre part à la guerre sainte. Il ne se passe pas un jour sans que des armées entières partent pour l'Arabie, et je compte bien en être et en retirer ma part de gloire. Notre bon roi Louis a d'ores et déjà remporté de belles et grandes victoires, si que l'on dit est vrai, de même que mon oncle le baron Ferramand. Nos seigneurs ont porté la guerre jusque sur le domaine de l'ennemi, et il y aura là-bas plus d'une occasion de gagner honneur et renom, ne pensez-vous pas ? »

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Ven 4 Avr 2008 - 19:15

"L'honneur, la gloire... hum et l'or, n'est-il pas ? Sans compter, bien entendu vous le sous-entendiez, l'appel que notre Dame par la douce voix de ses servantes a répandu. Nous avons donc au moins la destination de commune, tout du moins une.

La Dame nous enjoints d'abattre un tyran et ses foules de tortionnaires et d'étranges chimères. Rien que pour voir les sables éternels, je m'embarquerai séant pour l'Arabie. Malheureusement, je suis en train de croire que toutes les flottes du Vieux Monde ont déjà appareillées pour le Sud. J'espère trouver par ici, ou peut être ailleurs, un modeste navire pour embarquer et vous ?"

Cyrill décida que ce Beren était un chevalier plus aimable qu'il ne l'avait préjugé. Il se justigea d'avoir encore aujourd'hui des jugements si promptes et si peu justes. La rançon de la jeunesse disait son père...
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Ven 4 Avr 2008 - 20:08

« L'or ? » Beren éclata de rire.

« Messire, vous pouvez m'en croire, nul ne se moque plus de l'or que moi. Ma famille n'en manque certes pas, et toute une vie de festins et de plaisirs divers ne suffirait pas à épuiser notre fortune. Quand bien même serions-nous ruinés, mon oncle le baron pourvoirait au moindre de nos besoins. En vérité, je serais bien sot si je m'étais lancé en cette aventure pour en retirer quelque profit ; une telle entreprise eût été aussi hasardeuse que superflue. Amasser des richesses, quelle triste activité ! C'est là le lot de la roture. Je plains les nobles qui sont réduits à telle extrêmité.

Vous, du moins, vous me semblez faire route vers l'Arabie pour des motifs autrement plus nobles. Je suis d'ailleurs bien aise d'apprendre que nous partageons une même destination ; le voyage jusque là-bas promet d'être périlleux, et si vous souhaitez vous joindre à mon ménestrel et à moi-même, c'est avec plaisir que je cheminerai à vos côtés.

Quant à savoir comment nous rendre en Arabie, j'avoue que cela ne sera sans doute pas une mince affaire. J'avais d'abord pensé m'embarquer à Brionne, mais j'ai appris que le port s'était vidé de presque tous ses navires, ces derniers mois. Nous ne sommes pas seuls en cette croisade. L'Estalie étant maintenant sûre, je pense que le meilleur choix est encore de gagner Magritta ou Tobaro, et de là, de faire voile vers l'Arabie. J'eusse préféré n'avoir pas tant de montagnes à traverser, mais je crois qu'il faudra bien nous y résoudre si nous voulons arriver un jour.

Mais il sera bien assez tôt pour penser à tout cela plus tard. Pour l'heure, j'avoue qu'un verre de bon vin ne me déplairait pas. La chaleur est telle qu'il me semble que l'été est déjà là. »

Beren appela une servante, mais le bruit de la salle commune couvrit sa voix.

« L'accueil laisse à désirer, ici... »

Beren se tourna alors vers Mélisende, espérant s'adresser à elle avec assez de courtoisie pour n'être point changé en quelque déplaisante créature.

« Et vous, madamoiselle, me permettrez-vous de vous demander ce qui vous a mené céans ? Peut-être comptez-vous comme nous vous rendre en Arabie ? Excusez ma curiosité, mais je ne pensais certes pas rencontrer une servante de la Dame en un tel endroit -qui tient plus du tripot que du château, soit dit en passant. »

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Ven 4 Avr 2008 - 20:32

Mélisende observait Cyrill et en conclue qu'il n'avait pas besoin de soins. Elle inspira longuement et s'énerva du fait d'être ici, entourée d'un vieux barde malpoli et de deux jeunes charmants chevaliers.

Elle regarda en direction de Béren et répondit:
"Mon esprit m'a forcé à venir ici, noble chevalier. Mon destin est d'être à cet endroit, et seule la Dame sait pourquoi."

"Je perds mon temps" pensa t-elle en expirant. Elle ferma les yeux et chuchota "Dame, donne moi un signe, un tout petit indice sur la route que je dois prendre, que le chemin qu.."

La Damoiselle du Graal n'eut pas le temps de finir de formuler sa phrase qu'une sorte de pressentiment étrange l'envahit. Des milliers de picotements se firent sentir et sa nuque se raidie, la forçant à lever sa tête et ses yeux en direction du plafond. Sa vision se troubla.

Elle imaginait sans voir mais savait que cela était réel. Elle était telle un oiseau qui explorait le monde à une vitesse inégalée, et dans ses pensées elle vit Béren et Cyrill discuter, Eugène chanter, des paysages traversés rapidement par les airs, le voyage pour la Sainte Croisade, les combats, un étrange chevalier discuter avec un marin, des morts, tout cela allait si vite et était si fort que son corps commença à partir à la renverse et les deux chevaliers se précipitèrent pour la rattraper avant qu'elle ne tombe.

"Nobles gens.. je sais maintenant. La.. Dame a lié nos destin. Nous devons.. unir.."

Mélisende s'évanouit.
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Dim 6 Avr 2008 - 16:32

Il n'en fallut pas plus à Eugène pour immédiatement transcrire en musique ce qui venait de se passer.

"Le courtois chevalier Beren
Armé de sa plus fraîche haleine
Et sans transpirer des aisselles
Questionna la belle damoiselle

"Dame pourrais-je vous demander
Ce qui céans vous a mené
En Arabie nous nous rendons
Allez-vous dans ceste direction ?"

Mais submergée par l'émotion
La belle tomba en pamoison
"

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Dim 6 Avr 2008 - 18:51

Beren était trop surpris par la réaction de Mélisende pour dire un mot. Il était certes accoutumé à ce que les pucelles succombassent promptement à son charme, mais tout de même pas au point de s'évanouir. Il n'avait fait que prononcer quelques prudentes paroles, et voici qu'il se retrouvait avec une damoiselle sur les bras ; il n'en demandait pas tant.

Reprenant ses esprits, et arrachant son regard du profond décolleté de Mélisende, sur lequel il se trouvait à présent avoir une vue plongeante, Beren rappela Eugène à l'ordre. La situation ne manquait peut-être pas d'un certain comique, mais il ne pouvait laisser son ménestrel plaisanter ainsi.

« Penses-tu vraiment que le moment soit bien choisi pour composer des vers douteux ? Va donc plutôt quérir de l'aide, je ne sais ce qui arrive à cette damoiselle. »

Peut-être était-ce la nourriture que l'on servait ici qui était cause de ce malaise, songea Beren en jetant un coup d'oeil aux écuelles d'une table voisine.

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Lun 7 Avr 2008 - 13:46

Cyrill leva un sourcil aux vers d'Eugène. La main sur l'épée, il ajouta aux remarques de Beren :

"Dites-moi trouvers ne vous a-t-on jamais appris que la seule manière que mérite la beauté c'est le respect ? Et que celles qui voyent par Ses Yeux nous sont plus précieuses que toutes les demoiselles que vous avez pu lutiner dans votre piètre carrière de lutheur désacordé ? Encore un mot à l'angle douteux et je vous taille les oreilles à la mode sylvaine ; deux plus et vous enfouissez votre chagrin dans vos moignons ; j'ai assez souffert d'insolence, d'irrespect et de bêtises pour aujourd'hui.

Ne souriez pas trop Beren ; décollez vos yeux de sa gorge, déposez là délicatement sur ce banc-ci en attendant que la langue de votre ménestrel sert enfin à profit pour la journée."

La légèreté d'Eugène avait profondément agacé le jeune chevalier. Il était net que les mots de Mélisende l'avait touché et qu'un tel signe ne pouvait être ignoré... fallait-il encore qu'elle explicite ce qu'elle voulait unir...

Faire le voyage avec Beren ne le gênait guère : s'ils n'avaient pas les mêmes origines, tout du moins, ils méprisaient également la cupidité et rêvaient de voir l'Arabie pour autre chose que son or.

Par contre, durant des semaines supporter l'insolence et la verve d'Eugène serait certainement une grande épreuve dont Cyrill doutait de triompher autrement qu'en se perçant les tympans... ou en lui coupant l'envie de versifier à tout bout de chant...
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Lun 7 Avr 2008 - 16:45

Eugène habituellement calme et souriant, pour une fois s'emporta : s'il y avait bien une chose à ne pas lui dire, c'était d'arrêter de chanter.

"Ah, mais il va se calmer le petit nobliau qui se prend pour un compagnon du Graal ! On ne menace point ainsi le grand Eugène Plaisir, au service du puissant seigneur Béren dont la renommée déjà intersidérale ne cessera de croître tant que je serai là pour conter ses actes dignes d'un héros ! À part donner des ordres et faire votre jeune roquet effronté ignorant tout du respect des aînés, que savez-vous faire ? A votre place je me méfierais, je pourrais bien faire une chanson sur vous, mais comme vos exploits dignes d'intérêt sont minces, je risque de préférer conter vos déboires et de tourner en dérision votre insupportable caractère."

Eugène se tourna alors vers Beren.

"Mon seigneur, avez-vous entendu les menaces de ce violent damoiseau envers ma personne ? Je suis votre serf, cela vous laisse-t-il de marbre que votre propriété soit ainsi bafouée ? Voulez-vous que je cesse de narrer votre geste, comme me l'ordonne ce triste sire ? Si c'est votre souhait, je m'en vais sur-le-champ."

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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Lun 7 Avr 2008 - 17:41

"Très vénérable vieillard à la langue aussi pendue que vos oreilles sont obstruées, je me répète : faites ce que bon vous semble de vos mots, brocardez moi s'il vous amuse car entre la Dame et votre "puissant Beren" qui a autant d'exploits à la ceinture que moi de pièces dans mes fontes, je sais a qui va ma stricte loyauté et mon plus complet respect. Et quant à vous, je dois avouer que vos rimes trop légères m'ont profondément désobligées.

Méfiez-vous bien de deux choses, Môssieur le Ménestrouche, de votre langue et des gens qui aient moins de respect pour la vie que moi. Rompez céant l'échange, allez quérir l'aide qu'on vous demande et vous ne subirez pas la honte d'être rossé devant un parterre impérial d'ivrognes, bien que ce doit être, à n'en douter, votre public quotidien.

Et quant à votre grand puissant et beau Beren, je crois qu'il vous a ordonné d'aller chercher des secours, allez petit serf à la langue pendue, cours accomplir les exploits à ta portée !"


Dernière édition par Cyrill le Lun 7 Avr 2008 - 17:49, édité 1 fois
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Dangorn de Castagne
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MessageSujet: Re: [Le chant du désert] Préambule   Lun 7 Avr 2008 - 17:47

"L'aide, c'est moi. Je n'ai point besoin d'aller me quérir moi-même."

Sur ces mots, Eugène fit un bouche-à-bouche à Mélisende.

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Comte Dangorn de Castagne, chevalier du Graal, suzerain des châtelleries de Nandragon, de Mortauges et d'Espesses, sergent de la Confrérie des Mercenaires du Reikland, garde d'honneur de l'Impératrice de Cathay, Saint Vivant du foroume et coach de l'équipe de Blood Bowl des "Squires of Castagne".
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