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 La Bataille de Malpertus (encore une belle histoire)

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Baron Guilhem de La Tour
Messie nazi brasseur de Mad Beer


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MessageSujet: La Bataille de Malpertus (encore une belle histoire)   Ven 8 Fév 2008 - 1:50

Bonsoir à tous. Smile

Histoire de prouver que j'arrive encore à écrire autre chose que des poèmes idiots, voici le récit de la dernière bataille en date des preux chevaliers de La Tour, bataille qui les opposa à un vilain-méchant nécromant. Comme le savent ceux qui ont lu ma nouvelle intitulée Les Gardiens des Sentiers, il m'arrive d'immortaliser ainsi mes parties.

Le plus souvent, c'est comme pour ce texte sous la forme d'un extrait des très-saintes Chroniques de La Tour, une compilation de récits retraçant la glorieuse histoire de ma baronnie. J'y adopte un style qui paraîtra peut-être un peu déroutant, assez chargé en archaïsmes divers, plus ou moins dans la lignée des chroniqueurs médiévaux. Si l'on ajoute à cela que je fais mon possible pour rendre compte fidèlement de la partie telle qu'elle s'est déroulée, on comprendra que ce genre de textes peut parfois être un peu chiant, disons-le franchement. Mais bon, moi, ça m'amuse. Mr. Green

Mais assez parlé. Le vaillant Baron bis parviendra-t-il à stratopoutrer le vil nécromant et ses hordes ? Ou bien subira-t-il une honteuse et infâmante défaite ? Installez-vous confortablement, versez-vous une large coupe de Bordeleau 1537, et plongez-vous dans le récit palpitant de la bataille de Malpertus...



La Bataille de Malpertus
telle que la conte le chevalier Beren de Gaujac, de la mesnie du baron Guilhem, qui la vit et y prit part.

Extrait des Chroniques de La Tour.



...« Il me faut en ce jour tracer sur le parchemin l'histoire de la rude bataille que livrèrent à Malpertus les preux chevaliers de La Tour, pour que son souvenir point ne se perde, ni ne disparaisse la mémoire de tant de hauts faits. Je dirai très-fidèlement ce qui alors advint, car j'eus l'honneur d'être de cette glorieuse bataille ; ce que je n'ai pu voir de mes yeux, d'autres me l'ont conté qui sont hommes de confiance, afin que rien ne manquât à mon récit.

Les fêtes du solstice d'hiver s'achevaient à peine quand vinrent à La Tour des messagers porteurs de sinistres nouvelles. Envoyés par le seigneur Rostaing de Brancas, ils avaient chevauché sur de nombreuses lieues et bravé plus d'un danger pour demander assistance au baron Guilhem. Ils lui apprirent que les terres au sud de La Tour étaient plongées dans une telle tourmente que le peuple, pris de terreur, abandonnait hameaux et villages pour s'aller réfugier à l'abri des remparts des cités et des châteaux. Un ennemi que l'on croyait mort depuis des décennies étendait à nouveau son ombre sur la Gasconnie ; Varmont le Mauvoisin, le nécromant qui fut vaincu il y a de cela tant d'années à la bataille des Champs de Malerogues par le preux paladin Genséric le Fort, était sorti de son repaire des Voûtes et mettait la région à feu et à sang.

Descendue des montagnes, son armée de cadavres réanimés par sombre magie avait ravagé les seigneuries de Baucel, de Gaillac et de Sollans, puis tout l'est de la baronnie de Nogeret, et faisait à présent marche vers Brancas. Face à cette soudaine attaque, la chevalerie restait impuissante ; la neige, qui alors tombait à gros flocons, avait rendu routes et sentiers impraticables, et les appels à l'aide arrivaient trop tard, quand ils arrivaient. Les nobles isolés s'étaient faits massacrer un par un avec leurs troupes avant d'avoir pu s'unir, et l'armée de Varmont poursuivait son avance implacable, grossissant après chaque bataille.

On murmurait que le nécromant avait conclu alliance avec le chevalier vampire Lorgard le Sanglant, fléau de la région, qui avait quitté le château en ruine de Malecombe, où l'on prétendait qu'il se terrait, pour se joindre à la curée, et cette rumeur ne faisait qu'ajouter à la panique de la populace. Quand les messagers étaient partis du château du seigneur Rostaing, l'ennemi n'était plus qu'à quelques lieues des frontières du domaine. S'agenouillant devant le baron, ils demandèrent au nom de leur suzerain le secours des chevaliers de La Tour. Conseil fut tenu où chacun fut d'avis de venir en aide au sire de Brancas et de défaire la horde de Varmont avant qu'elle n'atteignît la baronnie. Mais les uns voulaient d'abord rassembler le plus d'hommes qu'il serait possible, quand les autres avançaient que la neige les retarderait assez pour qu'ils ne perdissent point de temps à attendre des renforts.

Le baron paraissait s'être rangé à cette opinion qu'il serait folle témérité de chevaucher à la rencontre de l'armée des morts avec les seules troupes dont il disposait, quand la douce damoiselle Laudine, qui siégeait en bonne place au conseil en tant que servante du Graal, déclara à tous que la volonté de la Dame était que l'on se mît sans retard en marche et que l'on bravât l'hiver pour abattre cet ennemi au plus vite ; les dieux, disait-elle, nous offriraient la victoire si nous avions assez de courage pour n'attendre point de renforts. Aussi le baron donna-t-il ordre exprès que chacun s'apprêtât à une rude chevauchée ; il manda ses hérauts d'armes à une lieue à la ronde de son château de La Tour pour rallier sous sa bannière autant de ses vassaux et de chevaliers errants qu'il se pouvait. Le lendemain, nous fîmes route vers le sud.

Long et difficile fut notre périple, car Taal faisait tomber sur nous sa neige sans discontinuer ; nos destriers et nos charettes s'y embourbaient, et ceux de nos hommes qui allaient à pied durent parfois avancer alors que la neige leur montait jusqu'à la taille. Amaury de Rochenoire et ses suivants, qui chevauchaient de clairs pégases, nous furent une bénédiction. Après avoir passé le Galeizac, dont les eaux avaient gelé par endroits, et être entrés sur les terres de Brancas, nous croisâmes maints paysans apeurés qui fuyaient leurs masures ; ils nous apprirent que le seigneur Rostaing et ses vassaux avaient été vaincus et forcés de battre en retraite, laissant le domaine sans défenseurs. Le baron fit alors voeu de sauver le peuple de Brancas des viles tueries et déprédations du nécromant, et d'ainsi venger la défaite de tant de bons chevaliers.

Ce fut alors que le seigneur Grimoard de Laurac, vassal de Rostaing, nous offrait son hospitalité en son château que nos éclaireurs nous vinrent dire que l'armée de cadavres de Varmont s'apprêtait à mettre à sac le village de Malpertus, à moins d'une lieue de là. Ils avaient pu voir l'horreur de la horde des morts, et la peur se lisait dans leurs yeux. Nous chevauchâmes en grande hâte et atteignîmes Malpertus avant l'ennemi, aussi le baron et ses capitaines eurent-ils tout loisir de choisir les positions de nos troupes en prévision de la bataille, alors que nous dressions notre bivouac aux environs du village.



Le court jour d'hiver touchait presque à sa fin quand le nécromant passa à l'attaque. Le baron, informé de son avance par ses guetteurs, avait rangé son ost en bon ordre de bataille. La douce damoiselle Laudine conduisit la prière à la Dame avant le combat, et en vérité la Dame sut nous entendre.

Le centre de nos lignes était tenu par le preux baron Guilhem, escorté par les chevaliers de la mesnie de La Tour ; à ses côtés allait le brave sire Uriens de Vauvert, qui portait au combat les couleurs de la baronnie. Beren de Gaujac, qui trace ces lignes sur le parchemin, était parmi eux. A notre senestre venait une nombreuse troupe de jeunes chevaliers errants, dont le baron avait confié le commandement à Heminand de Felgerolles, déjà fameux pour maint haut fait d'armes. La belle damoiselle Laudine, qui nous avait promis la victoire, chevauchait avec eux, et Heminand fit le voeu qu'il se ferait tuer plutôt que de l'abandonner face au danger. Devant nous étaient quelques archers en formation dispersée, prêts à libérer sur l'ennemi une grêle de leurs traits avant de nous céder le passage quand ordre serait donné de se lancer à l'assaut.

Plus à dextre, dissimulé au regard de l'armée adverse par un bosquet de chênes verts chargés de neige, était postée une petite troupe de chevaliers errants. Le jeune Melmont de Ribeyres était à sa tête, décidé à laver par quelque prouesse l'honneur de sa famille entaché par la triste fin de son père Gauthier à la bataille de la Clairière aux Eperviers, quelques mois auparavant (Note du Baron bis : Ce serait trop long à expliquer... sachez seulement qu'il a mal fini Mr. Green ). Enfin, le flanc dextre de notre ost était gardé par un fort régiment d'archers qui avait pris position sur une colline en pente douce d'où l'on dominait le champ de bataille.

Un peu plus avant à senestre des chevaliers du baron était le hameau de Malpertus avec sa forte tour de guet. Les villageois avaient abandonné leurs chaumières bien avant notre venue, fuyant l'armée des morts. Face au village, derrière la tour, Amaury de Rochenoire et ses suivants, qui chacun chevauchaient un majestueux pégase, n'attendaient qu'un mot du baron pour s'élancer dans les airs. Leurs montures piaffaient d'impatience, sentant l'imminence du combat, et soufflaient de leurs naseaux une vapeur grise dans le soir glacé. A senestre du sire de Rochenoire venaient les chevaliers errants d'Ernaud d'Albagnes, qui seraient chargés le moment venu d'entrer dans le village pour en déloger les troupes adverses.

Vaste était cette armée, mais point tant que nous l'eussions souhaitée. En outre, la pénombre du soir, qui ne gênerait guère l'ennemi, n'était certes point pour nous aider. Nos archers eurent peine à viser autre chose que des formes floues en fait de cibles, et plus d'un ordre se perdit en ce jour.

Alors que la prière s'achevait, l'obscurité parut grandir autour de nous, signe de l'approche du nécromant et de sa horde. L'instant d'après, les morts étaient sur nous.



Face au baron et à ses hommes venait un régiment entier de cadavres, marchant au combat d'un pas traînant, dans le silence le plus complet. Sur les restes d'étoffes déchirées que portaient encore les hampes de leurs bannières et sur leurs boucliers aux couleurs défraîchies, nous reconnaissions les armes de maint fief voisin. A leur tête était une silhouette voûtée et encapuchonnée, un sinistre vieillard qui s'appuyait de tout son poids sur un bâton de bois noueux. Il était sorcier redoutable, nous ne tardâmes guère à le découvrir. Aux côtés de cette macabre troupe avançait en désordre une bande de goules, ces infectes créatures parodiant l'homme qui se nourrissent, si l'on en croit les contes, de cadavres, et qui rôdent la nuit dans les lieux sombres et les cimetières. Il n'est guère difficile de deviner quelle récompense avait pu leur offrir le nécromant pour prix de leur soumission.

Parcourant les lignes ennemies, l'oeil allait d'horreur en horreur ; le galop d'un destrier se fit entendre et un cavalier apparut, émergeant de la pénombre. La nuit n'était pas encore tombée, et nous pûmes distinguer sur son écu les armoiries haïes de la maison maudite de Malecombe. Les pires rumeurs avaient dit vrai, et le capitaine du flanc senestre de l'armée de Varmont n'était autre que l'infâme sire Lorgard. A sa suite, asservie par quelque noir enchantement, flottait dans les airs une silhouette pâle, une fée aux longs cheveux ondulants comme des serpents, dont le cri lugubre résonnait à travers le champ de bataille tel un funeste présage. Beaucoup d'entre nous pensèrent que c'était là une de ces sorcières qui selon les plus terribles de nos légendes hantent les landes et les tertes, annonçant mort et malheur par leur chant. Grand était le péril pour nous qui allions devoir tenir tête à ces êtres et esprits des ténèbres, et nous n'en avions encore vu qu'une faible part, en vérité. Sur un geste de Lorgard, une troupe de chevaliers aux armures rouillées et aux tabards en lambeaux surgirent au galop d'un bois de chênes tout proche. Sous leurs heaumes ternes, leurs orbites étaient creuses, et leurs destriers n'étaient plus que des squelettes ambulants sous leurs caparaçons.

Mais alors que, sur un ordre du baron, Melmont de Ribeyres et ses suivants piquaient des deux pour faire face à cette nouvelle menace, contournant le bosquet qui les cachait l'instant d'avant, la vile sorcellerie ennemie se révéla ; le nécromant qui menait les cadavres en armure du centre de l'armée leva son bâton d'un geste lent, et nous vîmes devant nous remuer le sol alors que des squelettes qui sans doute moisissaient là depuis des années s'arrachaient à la terre pour nous assaillir. Les archers qui avaient pris position devant nous leur décochèrent une volée de flèches, mais les traits se fichèrent dans les corps pourrissants sans que les cadavres ralentissent pour autant leur marche (NdBb : Je coupe ici, sans quoi le post est trop long pour passer, mais pas d'inquiétude, ça continue Laughing ).

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Dernière édition par le Ven 8 Fév 2008 - 17:34, édité 3 fois
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Baron Guilhem de La Tour
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MessageSujet: Re: La Bataille de Malpertus (encore une belle histoire)   Ven 8 Fév 2008 - 1:53

Cependant que nos destriers étaient en proie à la panique devant cette noire caraude, le reste de l'armée des morts investissait le village à notre senestre. Nimbé d'une lueur blaffarde, flottant à deux toises en dessus du sol enneigé, s'avançait Varmont en personne -nul ne douta que ce ne fût lui- qui menait ses pantins à la bataille. A ses pieds, tels une macabre meute de chiens de chasse suivant le veneur, allaient des loups monstrueux, dont la fourrure sombre laissait par endroits entrevoir leurs os et leur chair putréfiée. Obéissant avec une docilité surnaturelle à un geste de son maître, la meute contourna le village par l'est. L'instant d'après, elle menaçait le flanc senestre de notre ost et la troupe d'Ernaud d'Albagnes. Sur un ordre du baron, Amaury de Rochenoire et ses hommes prirent leur envol, passant par-dessus les chevaliers errants, puis fondirent comme des oiseaux de proie sur les loups décharnés. Le combat fut bref, car que peuvent quelques cadavres contre la fleur de notre chevalerie ? Bientôt les loups gisaient tous dans la neige, transpercés par les lances et les crânes brisés par les lourds sabots des pégases.

Mais comme nous nous réjouissions de cette première victoire, nous vîmes au loin Varmont lever son bâton en prononçant des paroles incompréhensibles ; il n'avait pas achevé son incantation que déjà une nuée d'esprits fantômatiques vint voler en cercle autour de lui comme des papillons de nuit autour d'une flamme. D'un geste, il les lança sur nos lignes. Terrible était la vision de ces êtres de magie qui se jetaient sur nous en gémissant, passant au travers des murets et des chaumières du village comme s'ils n'eussent point existé. Pourtant, cela ne fit qu'attiser encore l'ardeur guerrière du jeune sire d'Albagnes et de ses compagnons ; avides de faire montre de leur valeur, ils se lançèrent au galop contre ce nouvel ennemi, sans que le baron leur en eût donné l'ordre. A peine mon seigneur Guilhem l'avait-il remarqué qu'il était déjà trop tard pour rien faire. Il faut, dit-on, quelque charme pour inquiéter de tels fantômes, et le bon acier seul ne leur fait pas grand mal. Tout au plus se dispersèrent-ils quand Ernaud et ses hommes s'abattirent sur eux, mais ils revinrent bientôt assaillir les chevaliers. Point ne saurais dire comment de tels êtres tuent leurs malheureuses proies, mais l'un des suivants d'Ernaud succomba à leurs assauts, et glissa à terre, sans qu'apparaisse sur lui nulle trace d'une quelconque navrure.

Au centre du champ de bataille, au pied de la tour de guet, nos archers tentaient encore de ralentir de leurs traits l'avance des cadavres invoqués contre nous. Voyant que tous leurs efforts restaient vains, le baron leur ordonna de prendre position au sommet de la tour et d'y tirer à l'envi sur toute cible qui leur semblerait bonne, tandis que lui-même nous menait au combat contre les squelettes réanimés, que nous renvoyâmes à Morr de quelques horions de nos lances et épées. Le brave Heminand de Felgerolles eut quant à lui l'honneur d'engager la forte troupe qui nous faisait face. A la tête de ses fougueux chevaliers errants, il se lança à l'assaut avec vaillance. Mais alors même que ses hommes abaissaient leurs lances, le sorcier qui menait le régiment adverse voulut faire une nouvelle fois usage de ses sombres pouvoirs, et pointa le doigt vers eux, préparant quelque noir maléfice. Une lueur flamboyante en jaillit, mais louée soit la Dame, car élevant la main vers le nécromant, la douce damoiselle Laudine qui chevauchait aux côtés d'Heminand invoqua un vent surnaturel qui le jeta à terre. L'instant d'après, le fer acéré d'une lance le perçait de part en part. Heminand et ses compagnons firent en ce jour honneur au blason de La Tour et se battirent en vrai chevaliers, frappant d'estoc et de taille, fracassant les crânes et brisant les os. Mais les morts jamais ne reculent, et les coups continuèrent de pleuvoir dru sans que nul ne cède un pouce de terrain.



Sur le flanc dextre, le jeune sire de Ribeyres menait bravement ses hommes à la rencontre des sinistres chevaliers morts-vivants, quand la fée qui se tenait aux côtés de sire Lorgard se jeta sur eux avec de terribles cris. Invoquant la Dame, Melmont exhorta ses suivants à ne point faiblir, et fit donner la charge contre le fantôme hurlant. Mais cet ennemi était un être fait de sombre magie, et ni lance ni épée n'en put venir à bout. Il nous sembla de là où nous nous trouvions, et les dires du preux Melmont comme de ses hommes nous le confirmèrent, que les lames lui passaient sans dommage au travers du corps comme si elle eût été de brume. Mais alors que le cri hideux de la fée retentissait une nouvelle fois sur le champ de bataille, glaçant le coeur de tous, la preuse damoiselle Laudine, qui alors combattait avec bravoure aux côtés d'Heminand à quelques toises de là, voyant le jeune Melmont en grave péril, étendit le bras en sa direction, appelant sur lui la bénédiction de la Dame ; aussitôt, l'épée du sire de Ribeyres se mit à resplendir d'un flamboyant éclat doré, et de cette lame gorgée de magie, il pourfendit la fée, qui disparut alors comme se dissipe une fumée sous le vent.

Il y avait certes bien lieu de remercier la Dame pour cette victoire, mais en vérité, sur le flanc est, entre les maisons du hameau, les dieux semblaient nous avoir abandonné, et les ténèbres s'abattaient sur nos chevaliers. Le téméraire Ernaud et ses suivants payèrent le prix fort pour leur folle audace ; impuissants face aux fantômes qu'ils avaient assaillis sans attendre l'ordre du baron, ils s'apprêtaient à reculer quand à leur senestre, dévalant au galop la pente d'une colline, une troupe de chevaliers morts-vivants pénétra dans le village et se rua sur eux.

Voyant cela, le preux sire de Rochenoire voulut se lancer à leur rescousse, mais sa manoeuvre attira l'attention de Varmont, qui usa d'un sortilège pour faire surgir de terre un régiment entier de cadavres entre les hommes d'Amaury et ceux d'Ernaud. Ne pouvant perdre de temps à les affronter, Amaury ordonna à ses compagnons de contourner les morts-vivants, mais il était trop tard pour le sire d'Albagnes, car les chevaliers ennemis étaient déjà aux prises avec sa troupe.

Le combat fut bref et sanglant. En quelques instants, les chevaliers errants furent fauchés par les lames rouillées de leurs adversaires, rudement désarçonnés, et piétinés par les destriers squelettiques. Seuls Ernaud et un autre en réchappèrent ; ils disparurent dans la pénombre naissante, avec les fantômes à leurs trousses. Il nous fallut attendre le lendemain pour connaître quel avait été leur sort : nous les trouvâmes morts, le visage figé en une expression d'intense terreur, gisant sous les chênes qui poussaient aux abords du hameau.

Poursuivant leur terrible charge, les chevaliers morts-vivants, piétinant les corps des compagnons d'Ernaud, se ruèrent au galop hors du village, et vinrent frapper de plein fouet le flanc de la troupe d'Heminand de Felgerolles, qui se battait toujours avec grand courage pour ne point céder de terrain. Ainsi assaillis sur deux fronts, nos chevaliers perdirent près d'une demi-douzaine des leurs. Accomplissant alors avec honneur son serment, Heminand ordonna à deux de ses suivants, malgré leur volonté de se battre encore, de mener en sûreté la douce damoiselle Laudine, cependant que lui-même tentait de retenir le flot de cadavres à la tête d'une poignée d'hommes. Ce noble sacrifice permit de sauver la belle damoiselle, et jamais nous ne perdront le souvenir d'Heminand le Preux qui se fit tuer sur place plutôt que de se déshonorer.



L'infecte horde des hommes d'armes morts-vivants, après avoir achevé les derniers survivants, poursuivit son assaut, talonnée par les noirs chevaliers, et se dirigea vers nos propre positions. Le baron, qui avait espéré la victoire d'Heminand, leva bien haut sa lance de frêne et nous mena bravement à la charge. Nos rangs alors enfonçèrent sans peine ceux des fantassins ennemis et, inspirés par la valeur de notre preux seigneur, nous les défîmes promptement. Le noble sire Uriens put brandir fièrement les couleurs de La Tour, car la victoire était nôtre, et Heminand était par nous vengé.

Alors même que nous rendions grâces à la Dame, de grandes prouesses étaient accomplies sur le flanc dextre. Courroucé par le bel exploit de Melmont, sire Lorgard éperonna vers lui sa monture, abaissa sa lance, et chargea seul la troupe du seigneur de Ribeyres, lequel vit là bonne occasion d'accomplir quelque nouveau fait d'armes. Aussi ordonna-t-il que l'on se lançât à l'assaut dans l'instant, et les chevaliers errants et le vampire se percutèrent en un terrible fracas de hampes et d'écus brisés. Il se fit alors très-grande presse et mêlée de nos hommes sur sire Lorgard, mais nul ne fut assez habile pour l'atteindre de sa lance, tant il avait de force et de maîtrise dans le combat. Le valeureux Melmont fut bien près de le transpercer de son arme, mais Lorgard para le coup d'un revers foudroyant de sa propre lance. La laissant choir à terre et tirant d'un même geste l'épée, il se rua avec la fureur d'un démon sur le sire de Ribeyres, qui vit son écu déchiqueté par la lame de son adversaire. Le vampire en vérité fit si bien qu'il fendit l'épaulière de Melmont et lui fit une cruelle navrure. Pensant la victoire acquise, Lorgard voulut donner quelque large coup de taille pour l'achever, mais Melmont, profitant de cette ouverture, se jeta sur lui, lui empoigna le bras d'une main et lui délivra de l'autre une terrible estocade en plein coeur, qui perça sans peine le plastron et les mailles. Melmont lâcha alors son adversaire et, rassemblant ses dernières forces, lui fit sauter le chef d'un grand arc de son épée sanglante. Ainsi périt à Malpertus sire Lorgard, par qui fut occis maint chevalier de plus d'expérience et de renom que le tout jeune seigneur de Ribeyres. Gloire lui soit rendue parmi les nobles de La Tour, car certes ils sont peu à pouvoir revendiquer pareille prouesse à l'aube de leur carrière de chevalier.

Cependant nous n'avions point encore vaincu. Alors même que Melmont luttait pour son salut face à sire Lorgard, le régiment d'archers posté sur la colline à l'ouest du village était rudement assailli par la troupe de chevaliers ennemis du flanc dextre. Mainte volée de flèches fut décochée pour freiner la charge des morts, mais rien n'y fit, et nos archers furent mis en déroute.

Pire encore, sur le flanc senestre, Varmont faisait se relever toujours plus de corps de par ses sombres enchantements, et le village fut bientôt investi par une véritable horde de cadavres animés ; certains avaient été arrachés à la terre et n'étaient plus guère que des squelettes, d'autres étaient les morts des combats qui venaient de se dérouler entre les maisons de Malepertus. Voyant cela du haut de la tour de guet, nos archers tentèrent d'abattre le nécromant pour mettre un terme à sa vile caraude, mais celui-ci se garda de leurs traits par un voile de noire magie. La troupe n'avait réussi qu'à attirer sur elle l'attention du sorcier, dont les yeux se mirent à luire d'un éclat blaffard ; tendant un doigt décharné vers les archers, il leur jeta quelque terrible sortilège, et les deux malheureux qui n'avaient point été assez vifs pour se dissimuler derrière les merlons de la tour furent réduits à l'état de tas d'os calcinés. Grande fut la peur des archers à cette vue, mais point ne cédèrent ni ne s'escampèrent, car aucun ne voulait déplaire à leur bon seigneur le baron, qui combattait à quelques toises de là (NdBb : C'est pénible, ces coupures).

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MessageSujet: Re: La Bataille de Malpertus (encore une belle histoire)   Ven 8 Fév 2008 - 1:53

Mais les dieux point ne nous avaient abandonnés, car alors se fit entendre le son clair d'une trompe, et quatre silhouettes ailées émergèrent des brumes au sud de Malpertus ; Amaury de Rochenoire et ses vaillants compagnons avaient contourné le village pour prendre le nécromant à revers. Ils nous contèrent plus tard comme ils avaient dû tenir face à l'assaut de la bande de goules qui rôdait aux abords du hameau, et comme ils avaient massacré les viles créatures jusqu'à la dernière. Leur arrivée emplit de joie nos coeurs, car les troupes survivantes de notre ost, celle de Melmont de Ribeyres et nous-mêmes, les suivants du baron, étaient ainsi placées qu'elles pourraient donner l'assaut sur le village et le reprendre prestement. La charge contre Varmont et ses pantins eût été ordonnée dans l'instant si un obstacle de taille ne se fût dressé entre nous et le nécromant. Les sinistres chevaliers responsables du trépas de la troupe d'Ernaud d'Albagnes et d'une bonne part de celle d'Heminand de Felgerolles nous faisaient face. Mais nous étions pleins de courage après notre victoire sur les fantassins morts-vivants, et aucun de nous n'hésita quand mon seigneur le baron nous entraîna à sa suite pour les charger bravement. Nos lances jetèrent à bas les chevaliers ennemis et nos épées achevèrent la besogne. Un seul restait après notre assaut, qui était parvenu à parer tous coups, animé de quelque vigueur surnaturelle. Mais bientôt sa lame ternie croisa l'épée étincelante du baron. Les deux adversaires échangèrent de terrible coups, et nous tremblâmes pour la vie de notre seigneur. Mais louée soit la Dame ! Car le preux Guilhem eut le dessus et brisa le crâne du chevalier-cadavre d'un revers de sa lame.



Ce dernier exploit sonna le glas de l'armée des morts. Le baron fit donner la charge, et toutes nos troupes se lancèrent au grand galop vers le village pour en déloger Varmont et les débris de son ost. Belle et vaillante fut la charge d'Amaury et de Melmont, mais l'honneur d'atteindre les premiers l'ennemi revint aux chevaliers de la mesnie du baron. Il se fit grand massacre sous la tour de Malpertus alors que nous nous enfoncions profondément dans l'infecte masse des corps putréfiés, les renvoyant à la terre qu'ils n'eussent jamais dû quitter. Bientôt nous nous étions frayé un chemin jusqu'à Varmont lui-même, et le baron s'avança bravement à sa rencontre, l'épée au poing, prêt à tirer vengeance du nécromant pour ses noirs forfaits. La lame éclatante se leva et s'abattit sur lui, mais elle ne frappa qu'un tas d'étoffes en lambeaux. Par un dernier sortilège, Varmont s'en était tiré, et échappait à notre juste colère, ne laissant derrière lui que ses robes crasseuses.

Ainsi privés des pouvoirs de leur maître, les cadavres cessèrent de se battre pour retourner à leur éternel sommeil, et les esprits se dissipèrent dans l'air comme brume au matin. Quand Amaury et Melmont nous eurent rejoints, plus aucun ne remuait. Alors que la nuit tombait, nous allumâmes de grands bûchers pour réduire en cendres ce qui restait de l'ost de Varmont, et des prêtres de Morr qui nous avaient suivi à la bataille dirent mainte prière au Roi des Ombres pour que rien ne trouble plus jamais le repos de ces corps.

Belle et glorieuse avait été notre victoire, mais amère en était la rançon, car nos frères d'armes étaient tombés en grand nombre, sans compter les blessés qui point ne purent être sauvés par les mires et les prêtresses de Shallya la Secourable, et qui vinrent au matin de cette triste nuit rejoindre les hommes tués au combats. Des suivants du sire d'Albagnes, aucun ne revit La Tour. Seuls deux chevaliers de la troupe du preux Heminand réchappèrent du carnage, et ce ne fut que pour ce qu'ils avaient reçu ordre exprès de mener en sûreté loin de la mêlée la douce damoiselle Laudine, sans quoi je ne doute point qu'ils fussent tombés eux aussi. Enfin, le fort régiment d'archers du flanc dextre fut amputé de plus d'un tiers de ses hommes, et nombreux étaient les blessés parmi les survivants. Grande était notre rancoeur envers Varmont, et, la bataille à peine achevée, maint jeune chevalier se mit en quête du nécromant et fit voeu de l'occir où qu'il se terre. Puissent les dieux les avoir en leur garde, mais je crains qu'ils ne trouvent que la mort en une pareille quête.

Quand les lunes firent place au soleil, le baron fit devant nous grand honneur à Heminand de Felgerolles, et déclara qu'il fût devenu un paladin parmi les plus renommés s'il eût vécu. La preuse damoiselle Laudine reçut de même force louanges pour nous avoir menés à la victoire ; car si nos pertes étaient cruelles, chacun d'entre nous pouvait se glorifier d'avoir sauvé la région entière, et par-dessus tout notre bien-aimée baronnie, des viles meurtres et exactions du nécromant. Le baron Guilhem adouba lui-même de son épée le brave Melmont de Ribeyres, le rendant digne de régner sur le fief de feu son père.

Que nul n'oublie les hauts faits de ce jour sanglant, et que les prouesses de notre bon baron, l'admirable courage d'Heminand et la vaillance de Melmont soient pour tous de vivantes images du devoir d'un chevalier. »...


Et voilà. Merci d'avoir pris le temps de me lire jusqu'au bout. Smile

En plus de savoir, bien entendu, si le texte vous plaît, j'aimerais particulièrement avoir votre avis éclairé sur quelques points. Tout d'abord, je me demande si le récit de la bataille n'est pas un peu confus pour le lecteur moyen ; je suis assez mauvais juge pour cela, ayant le déroulement de ladite bataille bien présent à l'esprit. Vient ensuite la question des tournures foireuses à l'ancienne et du vocabulaire pseudo-médiéval : j'ai un peu peur que cela ne rende la lecture un peu pénible. Enfin, dernière interrogation, la pire : ce texte n'est-il pas légèrement emmerdant, à la longue ? Mr. Green

Bon, je crois que tout est dit. Que les malheureuses victimes de mes pinaillages n'hésitent point à saisir l'occasion qui leur est donnée d'obtenir vengeance ; et comme à mon habitude, j'offrirai un plussoiement gratuit (la classe) à qui découvrira une faute dans mon texte (il doit bien en rester quelques-unes Rolling Eyes ).

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Guillebert
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MessageSujet: Re: La Bataille de Malpertus (encore une belle histoire)   Ven 8 Fév 2008 - 3:15

Les "tournures foireuses à l'ancienne et le vocabulaire pseudo-médiéval" ne sont, à mon sens, pas trop poussés, elles restent compréhensibles et apportent d'ailleurs un cachet bien sympatique thumleft

Ce qui est le plus "emmerdant" est le fait qu'une bataille entièrement racontée de la sorte ne peut nous restituer les mouvements effectués sur le champ de bataille (en gros on ne sait pas si tu as gagné grâce à la façon dont tu as joué ou parce que tu as le cul bordé de nouilles Laughing). Même si on arrive (plus ou moins) à comprendre où se déroulent les combats, on ne "voit" comment les combats s'engagent (et se dégagent) s'il n'y a pas au minimum une photo par tour.

Pour finir, ce texte est en effet assez long (trois posts pour le mettre quand même) mais n'est pas totalement indigeste pour autant car,avec l'action, il nous emmene et nous donne envie de le lire jusqu'au bout pour connaitre le dénouement. Le seul regret est, je le répète, qu'on a vite tendance à se perdre sur le champ de bataille pirat
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Baron Guilhem de La Tour
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MessageSujet: Re: La Bataille de Malpertus (encore une belle histoire)   Ven 8 Fév 2008 - 17:15

Tout d'abord, merci beaucoup à toi pour avoir pris le temps de me lire et pour tes commentaires. Smile

Guillebert a écrit:
Les "tournures foireuses à l'ancienne et le vocabulaire pseudo-médiéval" ne sont, à mon sens, pas trop poussés, elles restent compréhensibles et apportent d'ailleurs un cachet bien sympatique thumleft
Tant mieux. cheers

Guillebert a écrit:
Ce qui est le plus "emmerdant" est le fait qu'une bataille entièrement racontée de la sorte ne peut nous restituer les mouvements effectués sur le champ de bataille (en gros on ne sait pas si tu as gagné grâce à la façon dont tu as joué ou parce que tu as le cul bordé de nouilles Laughing). Même si on arrive (plus ou moins) à comprendre où se déroulent les combats, on ne "voit" comment les combats s'engagent (et se dégagent) s'il n'y a pas au minimum une photo par tour.
Mouais... il me semblait bien que mon texte péchait de ce côté-là. C'est un peu dommage, mais bon, tant pis. Après tout, je voulais moins écrire un rapport de bataille qu'un texte pouvant se lire sans savoir qu'il raconte en fait une partie de Warhammer. Je vais donc me contenter d'une compréhension approximative du lecteur, à défaut de mieux...

Ceci dit, si j'en trouve le temps, peut-être posterai-je un jour un vrai rapport de bataille en complément de ce texte, même s'il faudra peut-être se passer de photos (mais mes explications seront dans ce cas plus claires). On en avait bien pris une ou deux avec l'appareil de mon pote, mais elles n'étaient pas terribles (à la notable exception de celle où je lis le GBR à l'envers), et il faut encore que je le harcèle pour qu'il me les envoie. Laughing

Quant à savoir quelles sont les raisons de ma victoire, s'il faut choisir, je penche très fortement pour ta seconde hypothèse Laughing ; ajoutons à cela que c'était la première bataille de mon adversaire avec les Comtes Vampires, et que les Bretonniens, c trotro forre lol ptdr. Mr. Green

Guillebert a écrit:
Pour finir, ce texte est en effet assez long (trois posts pour le mettre quand même) mais n'est pas totalement indigeste pour autant car,avec l'action, il nous emmene et nous donne envie de le lire jusqu'au bout pour connaitre le dénouement.
Bon, voilà qui me fait vraiment plaisir. Si mon texte se lit à peu près sans peine et même avec un certain intérêt, c'est le principal. Smile

Guillebert a écrit:
Le seul regret est, je le répète, qu'on a vite tendance à se perdre sur le champ de bataille pirat
Attribuons cela au fait que le narrateur était au coeur de l'action et n'en a eu qu'une vision partielle, devant se fonder sur des témoignages pour ce qu'il n'avait pas vu. Il n'a donc pas de vision globale de la bataille. Et puis les Bretonniens sont-ils vraiment de grands stratèges ? Mr. Green

Je sais, je suis de mauvaise foi. En fait, je crois que tu as raison. La solution (pour un prochain texte, s'entend, ce qui n'est pas pour tout de suite) serait peut-être de supprimer quelques éléments mineurs de la partie, d'en compresser d'autres, et d'une façon générale de faire moins long pour rendre l'action plus simple et plus claire.

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MessageSujet: Re: La Bataille de Malpertus (encore une belle histoire)   Aujourd'hui à 0:23

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