Le Royaume de Bretonnie
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 Essai *Aen*

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Le chevalier de Mortépée
Chevalier du royaume


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MessageSujet: Essai *Aen*   Ven 13 Avr 2007 - 15:28

Voici le premier chapitre de mon histoire. Si vous avez des critiques, ne vous gênez pas je les prendrai en compte avec plaisir Smile .


Chapitre I

La seconde lune baignait déjà les toits de la forteresse de l’Anguille lorsqu’Aen sortit du bâtiment qui avait été assigné aux jeunes chevaliers errants. Silencieusement, il gagna le terrain d’entraînement situé à proximité de la lice. Là, il se mit à s’exercer en frappant rapidement un poteau au milieu de l’espace. Il mania sa lame si rapidement que les claquements sporadiques de son épée sur le bois se mutèrent en un bruit presque continu. Frapper encore et encore, volant d’une botte à une autre, enchaînant les coups de masse et d’estoc, le jeune chevalier ne s’arrêta que lorsque le malheureux poteau fut réduit à l’état copeaux jonchant le terrain.

Transpirant sous sa lourde armure, Aen décida de rentrer prendre un peu de repos avant les prières du matin. Tout en marchant, le chevalier se remémora les faits qui l’avait conduit dans ce château:
Tout petit, il rêvait déjà d’être chevalier et bien que sa famille fasse partie de la petite noblesse, elle avait tout fait pour l’aider. Allant même jusqu’à vendre une partie des champs de son domaine. Peu après, le père de l’apprenti chevalier l’avait placé sous la protection de maître Adélard, un vieux chevalier qui se tenait loin de la guerre. Dans la forteresse de son maître, Aen apprit tout de la chevalerie et bien que son origine modeste son équipement de facture moyenne, lui valurent de nombreuses moqueries de la part des autres apprentis de son maître, les plaisanteries douteuses cessèrent bientôt pour faire place à un profond respect pour ce jeune homme s’entraînant jour et nuit et croyant en la Dame jusqu’à la limite du fanatisme.
Bientôt, il reçu ses éperons de chevalier et en récompense de ses talents, Adélard lui fournit aussi une jument baie que le jeune chevalier baptisa « Vaillante ». En raison des progrès exceptionnels de ses disciples, le vieux maître les recommanda au seigneur Balderin qui poursuivrait leurs entraînements jusqu’à ce qu’il soient promus chevaliers du royaume. Rapidement, ils voyagèrent jusqu’à la résidence de leurs nouveau maître, le château de l’Anguille.

Une fois le chevalier arrivé en vue de son dortoir il remarqua que contrairement au silence qui y régnait lorsqu’il était parti, le dortoir était devenu un lieu bruyant et tapageur où se déroulait une véritable orgie. Un de ses compagnons, Galard vint l’accueillir une chope remplie de bière à la main.
-Eh Aen ! Vu que tu as fini de massacrer un innocent poteau enlève ton armure et vient donc faire la fête avec nous !
Galard, visiblement éméché, dégrisa vite sous le regard assassin et chargé de reproches que lui lança le chevalier en s’éloignant. En haussant les épaules, le soudard referma la porte et retourna à la beuverie qui se déroulait à l’intérieur.
Pendant ce temps, Aen se dirigea vers la cour du château où il espérait trouver un peu de quiétude. Tout en marchant, il lança des imprécations à propos du peu de droiture de ses compagnons et de la sobriété relative qu’ils devraient garder avant les entraînements.
Le fil de ses pensées fut interrompu par la vue des cuisines ouvertes. Le jeune chevalier alla se servir discrètement une chope de vin chaud en se disant qu’après tout il n’allait pas se priver d’un petit peu de vin alors que se compagnons étaient à deux doigts du coma éthylique ! Aen décida de savourer l’instant en grimpant sur les remparts pour attendre le lever du soleil.

Le guerrier s’installa sur un créneau et profita de la sérénité de l’instant.
Ce fut aussi ce silence qui lui indiqua que quelque chose n’allait pas. Arrivé au château depuis à peu près deux semaines, Aen s’était habitué lors de ses escapades nocturnes au bruit des gardes sur les remparts, à leurs conversations et aux chiens qu’ils avaient avec eux. Mais là, il n’y avait aucun bruit. Inquiet, il posa sa chope et se dirigea, l’épée au poing vers la caserne des gardes. A la vue des deux cadavres ensanglantés des milices qui gardaient la porte, le chevalier sut que ses soupçons étaient fondés. D’un grand coup de pied, il défonça la porte de la caserne et se précipita à la rencontre du premier ennemi venu. Mais à sa grande surprise, il trouva la pièce vide et plongée dans la pénombre.
Le chevalier se mit en quête d’un briquet à amadou mais fut interrompu par un sifflement discret derrière lui. Aen fit volte-face juste à temps pour dévier une redoutable étoile de lancer couverte d’un venin noir. Il y eut alors un petit rire, discret, malsain et ne pouvant venir que d’un individu complètement dérangé.

-Tu t’en sors bien pour un individu de ta sorte ! Je me suis juste ennuyer à tuer ces gardes incapables alors que toi j’ai l’impression que tu seras beaucoup plus divertissant s’exclama l’assassin en sortant de l’ombre.
Aen grogna, peu sensible au compliment, et dévisagea son adversaire. Il était entièrement vêtu de noir à part quelques rares espaces violets. Ses cheveux noirs et ses oreilles effilées le désignait comme étant de race elfique. Une hideuse marque rouge s’étalait sur son front d’une pâleur laiteuse. Mais le plus effrayant chez ce redoutable ennemi étaient ses yeux qui se résumaient à deux grands puits violets au fond desquels brillait une lueur meurtrière.

Le combat s’engagea et Aen fut stupéfié par la rapidité de son adversaire. Les deux poignards de l’elfe semblaient voler dans sa main à une telle vitesse qu’ils en devenaient presque impossible à suivre. Après un moment de stupéfaction, le jeune chevalier contre-attaqua mettant toute sa force dans des attaques qui pourfendraient sans peine son frêle adversaire si ce dernier ne les esquivaient d’un simple revers. Contrairement à son adversaire, Aen se fatiguait vite, c’était son premier combat et il se rendit rapidement compte qu’il n’avait rien à voir avec ses longs entraînements. Le chevalier tenta un grand coup d’estoc pour clore rapidement le combat mais sa lame fut écartée sans peine par l’assassin et Aen se rendit compte avec horreur que plus rien ne le protégeait des terribles poignards de son adversaire. Ce dernier s’abattit comme un tourbillon de mort sur l’infortuné bretonnien. Heureusement pour lui, son armure arrêta la majeur partie de cette débauche de coups mais une frappe particulièrement vicieuse réussit à percer le maillage et entailla la peau. Avec un hurlement de douleur, Aen se précipita sur son adversaire qui avait préalablement reculé. Ce dernier ne résista pas à l’envie d’asticoter le jeune chevalier:

-On ne m’avait pas dit que la noblesse bretonnienne était tombée dans une telle décrépitude ! Il prit un air navré et poursuivi:
-Je dois m’être trompé à propos de toi, même des gobelins m’ont parus plus divertissant à exterminer. Enragé par cette insulte, le jeune guerrier se précipita sur l’assassin en envoyant une volée de coups meurtriers que l’assassin para aisément.
-Pourquoi la Dame n’apparaît aux chevaliers en détresse que dans les histoires marmonna Aen en deviant in extremis un estoc pointé sur sa poitrine.

Tout en essayant de rester en vie, le chevalier tenta d’analyser froidement la situation:
Un des meilleur guerrier du monde était entrain de s’amuser avec lui et bien que cela lui coûta un grand effort de l’admettre, l’assassin avait largement le dessus.
Ce dernier semblait se lasser au vu des coups de plus en plus violents qu’il lui portait.
C’est alors qu’une idée lui traversa l’esprit. Une idée dangereuse mais qui pouvait fonctionner. Aen laissa volontairement une garde négligente qui ne protégeait que sa tête. L’elfe eut un rictus mauvais et lança un estoc parfait sur le ventre du chevalier. Au dernier moment, ce dernier s’écarta d’un pas laissant l’assassin frapper dans le vide et sans aucune protection. Profitant de cette erreur, il lui plongea sa longue épée à travers le dos. L’assassin poussa un cri terrible et regarda le chevalier avec un regard chargé de haine puis, il s’écroula par terre et ne bougea plus.

Aen récupéra rapidement son épée, essuya le sang sur le cadavre du vaincu et sortit rapidement du poste de garde. Dehors, les premiers habitants du château accourraient, réveillé par la bataille.
Le premier qui arriva fut le seigneur Balderin. Le noble personnage regarda les deux gardes gisants sur le sol puis entra dans le poste.
Il en ressortit un petit moment après avec un papier à la main. Sire Balderin le présenta à Aen et lui dit:
-Regarde ce papier. Je les trouvé sur l’assassin. Arrive tu à le lire ?
Aen prit délicatement le papier entre ses mains et constata qu’il était écrit dans une écriture qui lui était parfaitement inconnue. Le jeune chevalier eut un geste de dénégation et rendit le papier à sire Balderin. Le maître des céans continua:
-Moi je le puis, ce message mande l’assassin Erfyr du temple de Khaine de me tuer, le message contient également une description précise des couloirs du château, des tours de garde et de l’endroit où je dors.
Il fit alors une brève pause puis regarda Aen droit dans les yeux.
-Jeune chevalier, maître Adélard m’avais vanté tes mérites mais je suis réellement impressionné par ta bravoure, sans toi je serais mort à l’heure qu’il est.
-Merci souffla Aen d’une voix rendue presque inaudible par l’émotion.

Puis, une immense douleur irradia de son bras blessé jusqu’au reste du corps; les poignards de ce maudit assassin devaient être enduit de poison! La souffrance sembla se calmer puis revint encore augmentée, c’était comme si des milliers de lames le transperçaient de part en part.
Submergés par le mal, il tomba à genoux et tout devint noir.

Chapitre II:

Aen chutait désormais au milieu des ténèbres, tournoyant au milieu de la mort, la fièvre et la douleur. Soudain, le voile de noirceurs se déchira et le chevalier sentit à nouveau un sol sous ses pieds. Devant lui s’étendait à perte de vue un grand désert rouge et caillouteux dont la monotonie n’était rompue que par de long pitons s’étendant à perte de vue. Ca et là quelques arbres s’élevaient en dehors de cette terre aride et inhospitalière. Aen ne comprenait pas comment ils faisaient pour survivre. Ce ne fut que lorsque qu’il arriva à quelques mètres des arbres qu’il comprit. Et aussitôt après il se dit qu’il aurait préféré ne pas savoir; les arbres étaient constitués d’ossements qui plongeaient leurs « racines » jusque dans les tréfonds de la terre. L’arbre semblait être constitué de toutes sortes d’ossements. Ici il reconnaissait un crâne d’orque, là il aperçu un tibia si fin qu’il ne douta pas instant qu’il n’eut appartenu à un elfe et enfin en l’os qui formait la base de l’arbre il reconnut un gigantesque humérus qui par sa taille et son épaisseur devait appartenir à un géant.

Mais, bien qu’Aen fut horrifié un événement singulier acheva de le plonger dans la terreur. Avec un sursaut, La construction en os se mit à se tordre en tout sens comme s’il avait détecté le chevalier. Puis il s’immobilisa et Aen remarqua que les pseudos branches commençaient à produire de petites boules blanches qui se mirent à grandir à une vitesse phénoménale. De petite chose blanche, la boule devint une grosse balle, des trous se creusèrent, de la chair se créa et pour finir Aen eut en face de lui des têtes pendantes au bout de cette chose. Horrifié, il se pinça se frappa de son poing en murmurant:
-Ce n’est pas possible, ce ne peut être qu’un cauchemar ! Mais rien n’y fit. Désespéré, il tourna le dos à l’hideux végétal et réfléchit de la manière dont il allait sortir de cet endroit. Mais bientôt, il fut forcé d’abandonner sa réflexion au bruit de nombreuses choses qui tombent sur le sol. Avec terreur, il vit les têtes de l’arbre tomber sur le sol et exploser dans une gerbe de sang. Et ce n’était que le début! Des esquilles des crânes sortirent de petites créatures orangées qui entourèrent rapidement Aen en sifflant.

Encerclé par la marée orange, Aen chercha son épée mais ne trouva que le fourreau, vide. Repoussant les créatures à grands coups de pieds, il en détruit un nombre considérable. Mais, fut rapidement submergé par l’hideuse masse. Et alors que la marée de crocs de crocs commençait à l’étouffer, une lueur blanche irradia autour du chevalier. Les créatures et l’étrange lieu s’effacèrent les une après les autres. Puis, il n’y eut plus rien que le noir.
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