Le Royaume de Bretonnie
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 La joute du Brigandin

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Baron de Havras
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MessageSujet: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:13

Règles: Tournoi exclusivement bretonnien.

- paladins bretonniens uniquement
- valeur de 120 points maxi
- chaque personnage chevauche un destrier caparaçonné et ce, gratuitement (cadeau du maître du tournoi). Pour le reste, il doit être en conformité avec le LA bretonnien
- cela se passera comme une joute, les deux personnages chargent en même temps et le perdant du combat est éliminé du tournoi. En cas d'égalité (double mort Wink ), les types repartent avec un point de vie pour une nouvelle double charge.

Maître du tournoi: le Baron de Havras.
Dates: du 24 septembre au 4 octobre
Participants:

1) Lot d'Orcadie : AGRAVAIN
2) Astrabell : DANGORN DE CASTAGNE
3) Théobald de Bastogne : URANUS
4) Henri de Volvestre : ASTRABELL
5) Friedrich de Schwytz : REYNALD DE CHÂTILLON
6) Arius de Chort : BARON DE HAVRAS

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Dernière édition par le Jeu 5 Oct 2006 - 3:59, édité 2 fois
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Baron de Havras
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MessageSujet: Re: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:17

Le Brigandin... petite forêt dans laquelle coule un ruisseau, succession de champs verts et climat humide sous un ciel presque toujours gris.
Lieu-dit situé non loin du château de Corneblais dans le duché de Gisoreux, le Brigandin est un endroit à l'histoire relativement inintéresante. En vérité, le seul fait notable qu'il y eut jamais dans la région fut la présence en l'an de grâce 1043 d'une troupe de bandits de grands chemins menée par un certain "brigandin" qui d'ailleurs finit par passer sur la roue.
C'est pourtant en cette lande, visible depuis les remparts du fort pour peu que l'on ait une vue perçante, que le Baron Hector de Corneblais choisit d'organiser une joute pour maintenir le moral de ses chevaliers et permettre à tout noble chevalier en quête de gloire d'affûter sa science de l'épée en cette période de retour à la paix. La chose a toujours été assez commune en Bretonnie, les tournois servant de bon entraînement à la guerre et permettant de se constituer une solide réputation au sein de la noblesse. Ce genre d'événement fleurissait dans toute la nation durant toute la belle saison et même parfois en des périodes plus rudes et ce fut sans surprise qu'un grand nombre de chevaliers, qu'ils soient simples chevaliers errants en quête de reconnaissance, chevaliers de la Quête y voyant une occasion de mesurer leur force ou écumeurs de tournois semi-professionnels, répondirent présent.

Dans un vaste champ en bordure du bois fut dressée une barrière qui devint l'enclos du tournoi qui s'annonçait et des tentes vinrent bientôt s'installer dans les environs pour accueillir les participants et leurs gens. Ambroise, le héraut d'arme du tournoi, s'installa à une table encadrée par les deux hommes d'armes les plus présentables de la baronnie histoire de faire grande impression aux nobles combattants qui venaient pour en découdre au tournoi, sous une toile déstinée à préserver ses ouvrages d'héraldique de l'épouvantable bruine qui humidifiait tout le pays.
Ambroise avait voué sa vie à l'étude des armoiries et était fier de connaître et de pouvoir identifier en un seul coup d'oeil l'origine de tout chevalier ou presque. Il connaissait les branches principales et cadettes de toutes les grandes familles, il avait étudié la généalogie et les évolutions, apparitions ou disparition des sous-ramifications des lignées aristocrates. Il se targuait de figurer parmi les meilleurs dans son domaine même s'il devait bien le reconnaître, il était toujours anxieux au début d'un tournoi, craignant de ne pas pouvoir identifier un chevalier. Au pire avait-il ses tomes d'héraldique songea-t-il.
Très vite, les chevaliers défilèrent sous la tente pour s'inscrire et la vallée tout entière s'anima. En deux jours, près de cinquantes chevaliers s'étaient déjà inscrits et, puisqu'il restait encore cinq jours avant le début des hostilités, la vie s'organisa dans le campement. Les chevaliers s'étaient réunis par affinité, par région, par degré dans la hiérarchie chevaleresque ou bien encore par intérêts communs (souvent s'agissait-il d'un goût prononcé pour l'alcool). Ils passaient leurs journées à manger, boire, parler de leurs aventures ou de leurs campagnes passées ou à venir et certains jeunes chevaliers errants se retouvèrent ainsi convaincus de rentrer dans la suite de quelque grand seigneur pour mener croisade avec lui une fois le tournoi passé.

Baudouin le mal né, aussi nommé "Le prince de Balincourt", petit cousin illégitime et longtemps rejeté du duc de Brionne fit alors son apparition accompagné de sa suite, et s'inscrivit au tournoi. Sa réputation de guerroyeur n'était plus à faire et les cinq chevaliers qui l'accompagnaient n'inspiraient rien de bon. Ambroise n'eut pas même un instant d'hésitation en voyant l'or au corbeau de sable à filière de même barré de la fameuse echarpe de bâtardise et n'attendit même pas que l'écuyer vienne à lui pour inscrire le nom de Baudouin sur la liste des participants.
Ces nouveaux venus étaient désireux d'en découdre sur leur route vers Couronne et multiplièrent les impolitesses en se frayant un chemin vers l'emplacement qu'ils s'étaient choisi, se montrant menaçant, discourtois et particulièrement peu chevaleresques.
Le vieux Rollon de Belondert, chevalier jouissant d'un grand renom par ses qualités de bretteur se dressa ainsi que de nombreux autres, mais les choses en restèrent finalement là, tous préférant se plier à l'ancien code qui voulait qu'aucun bretonnien n'en affronta un autre hors jugement divin ou tournoi. Or, sur ce dernier point, les choses allaient pouvoir s'arranger dans cinq jours.

De nombreux combattants terribles avaient répondu à l'appel, mais celui qui venait d'arriver était des plus dangereux.

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MessageSujet: Re: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:18

La nuit suivante fut relativement calme. Baudouin et ses hommes se tinrent tranquille, peu désireux qu'ils étaient de se mêler aux autres chevaliers et ni cette épouvantable bruine, ni le chant des grenouilles en pleine saison des amours ne troublèrent l'enthousiasme de ceux qui veillèrent tard au prix de quelques tonneaux.

Le jour suivant débuta dans la quiétude la plus complète. Le campement improvisé comptait à présent près de soixante cinq chevaliers de tous rangs sans compter presque autant d'écuyers et serviteurs. C'est alors que, vers la midi apparut une silhouette montée. Cette dernière s'approcha lentement et les premiers à la voir en furent stupéfaits. Un noble seigneur qui était en train de remplir la coupe de son camarade laissa s'écouler sur le sol son précieux liquide sans pourtant que son compagnon, qui lui aussi était bouche bée devant l'apparition, ne lui fasse remarquer sa maladresse. Bien vite, des murmures parcoururent les rangs des participants et, ici ou là, on pouvait entendre "C'est Lot d'Orcadie !" ou encore "Est-ce bien lui ?".
Un jeune et fougueux sire s'enquit du nom du nouvel arrivant et, manifestement ignorant de ses hauts-faits, demanda les raisons de cet émoi.

"Lot d'Orcadie ? Je n'ai jamais entendu parler de ce chevalier. Qui est-il ?"
- Ignores-tu qui est le vaillant sieur d'Orcadie ? Il est le père de Saint Gauvain d'Orcadie, le plus fervent défensuer des faibles de son duché d'origine et du très noble comte Agravain. Il s'est lancé dans sa Quête il y a de cela bien des années et tous nous le pensions mort. Nous avions manifestement tort !

Le vieux combattant ne prêta guère attention à ce qui l'entoura et se rendit directement à Ambroise tandis que tous se pressaient autour de lui,rongés par la curiosité et l'admiration.

"Est-ce là un tournoi ? demanda Lot d'une voix forte mais néanmoins empreinte de fatigue.
- Tout... tout-à-fait, monseigneur ! répondit le hérault pour qui l'identité de Lot n'avait pas de secret.
- En ce cas, j'y prendrai part. Ainsi en a voulu la Dame."

Ambroise s'executa sans poser de question et le seigneur Lot partit s'isoler un moment, ne tenant pas vraiment à répondre aux questions de certains jeunes chevaliers avides d'aventures.


Pataclop pataclop pataclop pataclop pataclop pataclop pataclop pataclop pataclop pataclop pataclop pataclop pataclop

Une seule heure passa avant qu'un nouvel événement vienne troubler le camp des tournoyeurs. Profitant d'une accalmie météorologique, un nouveau paladin fit son apparition, prêt à prouver sa valeur dans ce tournoi. Certains remarquèrent qu'il était étrange qu'il se manifeste juste au moment de l'accalmie et se mirent d'accord sur le fait qu'il avait dû bien préparer son effet avant d'apparaître.
En le voyant traverser le campement, Ambroise retint sa respiration et écarquilla les yeux, car voir cet homme arriver une heure après un héros que l'on croyait mort était beaucoup d'émotion pour lui.
Le noble seigneur s'arrêta juste devant le pavillon de toile, posa pied à terre et se dirigea vers le héraut, ôtant son heaume et révélant de fait son imposante barbe.

"Messire... vous êtes..." dit Ambroise, d'une voix tremblottante.
- En effet, jeune homme. Je suis Astrabell de Pinsaguel, le plus grand et le plus reconnu des seigneurs de Catharie ! Maître tacticien pour les uns, grand sage de Bretonnie pour d'aucuns, Maître templier de l'Ordre Sacré de la Plume pour certains et même... sage tout court pour un. Mais, El Maestro pour tout un chacun ! Sans doute avez vous déjà entendu parler de l'un de ces noms, me trompe-je ? Je me souviens d'ailleurs d'un tournoi que j'avais livré dans ma jeunesse et dans lequel...
- Vous voici inscrit, noble Maestro. lança le Héraut, heureux d'avoir pu couper l'honorable chevalier dans son envolée lyrique.
- Fort bien ! Répondit le sieur, qui aurait sans doute été légèrement vexé s'il n'avait été au dessus de ce genre de bas sentiments.

Alors qu'il partait rejoindre les chevaliers originaires du Sud qui faisaient campement commun, tous ceux qui le virent se demandèrent s'il s'agissait vraiment du grand "El Maestro" dont la sagesse était reconnue jusque dans la cour du Roy en personne. En effet, il semblait plus qu'étrange qu'un si haut seigneur se déplace lui-même et sans escorte pour livrer un tournoi, mais enfin, toujours était-il possible qu'il soit passé par ici par hasard...

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MessageSujet: Re: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:18

La joute pourrait bientôt commencer. Il restait encore trois jours avant l'ouverture des hostilités, mais il semblait peu probable que beaucoup plus de concurrents se présentent.
Le comte Clothaire le chauve, seigneur d'un grand territoire proche du Brigandin arriva, puis ce fut le tour de Sigibert le blond puis du redoutable Roland de Montécal. Tous jouissaient d'une certaine notoriété dans le duché entier et leur arriva eclipsa quelque peu celles de chevaliers plus jeunes et fringants.
Parmi ceux-ci, pourtant, figurait Théobald de Bastogne qui, bien qu'inexpérimenté, allait sans nul doute laisser une trace de son passage dans cette joute. Du moins était-ce sa volonté.

Si son arrivée passa inaperçue, ce ne fut pas totalement le cas de son inscription car Ambroise reconnu en lui, grâce à ses nobles armoiries, un parent à un degré relativement proche du très fameux duc Bohémond de Bastogne, descendant par maints ancêtres de Gilles le Breton en personne. Lorsque la nouvelle fut connue, elle se propagea comme une trainée de Bordeleaux derrière un convoi Havrasien et le jeune Théobald devint une cible prioritaire, celui que tous voulaient affronter et abattre. Baudouin se dressa, mordit vigoureusement la cuisse de poulet qu'il tenait en main et déclara que celui-ci lui était reservé, chose que Clothaire contesta. C'est ainsi que monta le ton entre les deux hauts seigneurs tandis que les accusations de bâtardise croisaient les divers railleries capillaires lancées par le mal né. Il fallut l'intervention du seigneur de Corneblais lui-même pour calmer la situation sur le point de finir en sanglant réglement de comptes. En effet, le contentieux entre les deux hommes était plus profond et ancien qu'il n'y paraissait car on disait que Baudoin avait croisé une troupe de chevaliers de Gisoreux à laquelle il avait refusé de céder le passage à Middenheim peu après le Grand Siège où tous deux, comme des milliers d'autres, s'étaient illustrés. Bien entendu avait-il fallut que le comte Clothaire en fasse partie. Si c'était là un fait assez banal et courant entre chevaliers bretonniens, tous avaient pu entendre le comte dire à son arrivée qu'il affronterait le bâtard même s'il était en général plus pointilleux sur la qualité de ses opposants.
La joute promettait donc d'être pour le moins intense.

*floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc floc*

La pluie tombait à nouveau mais plus franchement qu'à l'accoutumée comme si la Dame avait voulu fair disparaitre toute trace des querelles qui avaient agitées le début de la journée.
Un nouveau concurrent fit son apparition accompagné d'une poignée de gens en armes et, pour la première fois depuis le début du tournoi, ni sa mémoire ni ses armoriaux ne purent permettre à Ambroise de déterminer l'origine du noble sire.
Friedrich de Schwytz était son nom. Il était maître de l'Abbaye d'Einfelder et gardien de l'un des cols des Montagnes Grises. Dans sa route pour Couronne où il se rendait en mission diplomatique car son désir de s'affranchir de l'autorité impériale était grand, il avait décidé de faire halte ici même pour prouver la valeur des habitants de ces montagnes.
Aussi souhaitait-il certainement établir quelque contact dans la noblesse frontalière pour obtenir appuis militaires dans les temps à venir.
Aucun tournoi n'interdisait la présence de chevaliers étrangers et ce fut avec joie que la plupart des chevaliers accueillirent la nouvelle. Si cet étranger voulait prouver qu'il était plus bretonnien qu'impérial, il devait dans un premier temps montrer que la Dame était avec lui. Telle était donc sa tâche.

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MessageSujet: Re: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:20

Les combats étaient pour le lendemain. Plus loin dans la lande, un noble sire sur son beau destrier dévorait la distance qui le séparait du tournoi plus vite que le vent. Ses cheveux flottaient sous l'effet de la vitesse et ni la bruine ni les accidents de terrain ne semblaient pouvoir freiner sa course. Il arriva finalement sur les terres de Corneblais, fatigué mais toujours aussi déterminé, priant la Dame pour que le tournoi n'ait pas encore débuté. Il aperçut un homme à la longue chevelure blonde se rafraîchir dans un ruisseau et s'arrêta pour le questionner. L'homme, quelque peu surpris, leva les yeux vers le nouveau venu sans trop savoir quoi retorquer.
Il se redressa alors et le jeune chevalier monté eut la possibilité de se faire une meilleure opinon de son interlocuteur. Ce dernier, de grande taille, portait une longue épée sur le côté et se traits traduisaient fierté et force de caractère. Comprenant qu'il s'agissait d'un chevalier et, probablement un concurrent de la joute à venir, le jeune chevalier renouvela sa question.

"Sommes-nous encore loin du Brigandin ?"
- Eh bien, je dirais que le bout du campement est à une vingtaine de toises par dela ce petit boit.
- Fort bien ! Les affrontements ont-ils débuté ?
- Si tel est le cas, un problème risque de se poser à moi car j'ai passé la matinée à sommeiller. ha ha ha.

Le jeune chevalier sourit et, maintenant plus en confiance et rassuré d'apprendre que les combats n'avaient pas encore commencé, parla plus à l'aise avec le noble sire qui, après tout, ne devait pas avoir plus de quatre ou cinq années de plus que lui.

"Je me nomme Henri de Volvestre, capitaine des Cadets de Catharie envoyé par la Dame Astrabelle de Pinsaguel et le sieur Raymond pour demasquer et occir un usurpateur."
- HA HA HA ! Je trouvais également curieux ce prétendu seigneur Astrabell. Cependant, ses titres de noblesse semblaient originaux et il vous serait facile de faire disqualifier pour fraude si tel n'était pas le cas, mais...
- Il est trop tard pour cela ! Le félon doit subir l'humiliation par ma main.
- Je comprends cela.
- A présent, je dois me hâter de me rendre aux inscriptions. Ce fut un honneur pour moi de vous rencontrer, messire... ?
- Pardonnez mon impolitesse, je ne me suis pas présenté. Mais avant cela, vous souvient-il d'un grand tournoi en Bastogne il y a quelque temps de cela ?
- En effet, seigneur. Le tournoi qui vit la victoire de Aymeric de Fonsegrives, qui me précéda dans la fonction de chef des Cadets.
- C'est bien à cet événement que je pensais. Le pauvre Tibérias ne tarit pas d'éloges sur les chevaliers de Catharie à son retour à Havras.
- Havras ? Etes-vous donc de Havras, gentil seigneur ? Quoique cela n'aurait rien de surprenant... les nobles de Havras ne s'arrangent-ils pas pour être présents dans tous les tournois qui s'offrent à eux ? ha ha ha ha
- Sans nul doute ! Mais me voici bien loin de ma terre natale. Mon nom est Arius de Chort, et si je suis ici, c'est que les tournois vont bientôt fleurir dans la région et je compte bien participer à chacun d'eux !
- En ce cas, je me ferais un réel plaisir de vous rencontrer dans la lice, une fois cet usurpateur défait !
- A moins que je ne mette la main sur lui le premier.

Tous deux ricanèrent et ainsi se séparèrent-ils sur quelques formules de politesse. La début du tournoi n'était plus qu'à quelques heures.

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MessageSujet: Re: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:20

Le tournoi débuta enfin. Il y avait alors soixante et treize participants.
Les chevaliers se succédèrent dans l'arène par groupes de deux et les cris des blessés vinrent vite animer le campement, intimidant quelque peu les novices.
Il y eu des clavicules brisées, des bras et des jambes cassés mais pas de mort accidentel ce matin là.
Roland de Montécal entra alors dans la lice avec face à lui l'un des chevaliers de Baudouin. Tous se pressèrent autour des palissades pour encourager le bon seigneur. La tension était palpable, tous deux transpiraient derrière leur visière et serraient la hampe de leur lance d'une main moite. Lorsque le signal de la charge fut donné, ils partirent comme un seul homme. En une poignée de seconde qui parut une éternité, ils arrivèrent l'un sur l'autre et ce fut le moment de vérité. Roland visa trop bas et son coup s'écrasa sur l'écu de son opposant qui, lui, visa l'épaule laissée découverte du paladin. Le choc fut terrible et tous crurent entendre le bruit de l'épaule se déboîter. Il n'y aurait même pas besoin d'aller à une mêlée. Le vainqueur était désigné.
Puis, vint le tour de Lot d'Orcadie qui désarçonna un jeune chevalier d'un simple plat de sa gigantesque lame et de Friedrich de Schwytz qui lutta vaillamment contre un chevalier de Gisoreux durant près de dix minutes avant de triompher.

Le soi-disant seigneur Astrabell fit alors son apparition. Face à lui se trouvait le jeune homme ignorant qui s'était renseigné sur l'identité de lot quelques jours auparavant. Si ce dernier accueillit Astrabell avec dérision, lui demandant si ses difficultés à se mouvoir venaient de son armure rouillée ou de ses rhumatismes, ce à quoi le chevalier rétorqua qu'aucun jeune homme ne devrait railler ses aînés sous peine de recevoir une correction, son sens de l'humour disparu lorsque les choses sérieuses débutèrent et qu'il constata qu'il n'avait nullement le dessus. Tous deux se chargèrent et Astrabell sembla éviter volontairement d'utiliser correctement sa lance pour jouer un peu avec son adversaire au lieu de lui faire mordre la poussière d'un coup, se contentant de la maintenir à distance pour faire rater sa charge. Le vieux chevalier ordonna ensuite à son destrier de le remettre face à son opposant et tira son épée.

"Agravain, remets-moi dans la l'axe maudit Palefroi ! Je vais occire ce fieffé faquin d'un revers !"

A peine le jeune homme eut-il le temps de se retourner qu'une lame vint fracasser son heaume et le jeter à terre. Nul ne fut surpris du résultat du combat.


Théobald de Bastogne dû entrer à son tour. C'était là son premier combat dans un tournoi hors Bastogne et il voulait faire bonne impression. Face à lui se trouvait un vétéran des tournois et nul ne voulait croire en la victoire du jeune homme. Nombreux furent d'ailleurs les chevaliers à regretter de ne pas être à la place de son adversaire.
S'élançant en poussant leurs cris de guerre respectifs, les deux guerriers se percutèrent au coeur de la zone de combat. L'assistance écarquilla les yeux... Théobald avait triomphé par un coup parfaitement ajusté. Il était qualifié pour un second combat.
D'autres combats eurent lieu, comme celui qui vit la victoire de Sigibert le blond sur un autre des chevalier de Baudouin ou ceux de Clothaire et Baudouin qui éliminèrent leur adversaire en moins de temps qu'il fallait pour le dire. Arius lui aussi combattit mais ne tomba que sur un chevalier sans expérience qui termina dans la boue.

Le dernier affrontement de la matinée devait opposer Henri de Volvestre à Rollon de Belondert. Les deux combattants se fixèrent un moment avant de s'élancer l'un contre l'autre. Nul ne pu prendre l'avantage de la charge et le combat se fit terriblement brutal au centre de l'arène. Lentement mais sûrement, les qualités de bretteur du sire de Belondert lui donnaient l'avantage, et son épée venait de plus en plus souvent heurter le heaume du champion des cadets de Catharie. Alors qu'il se laissait de plus en plus faire, incapable de riposter, il sembla à Henri entendre la voix de Dame Astrabelle. Sa main se serra fermement sur la poignée de son arme tandis que la raison de sa venue lui revenait à l'esprit. Il ne pouvait se permettre de perdre et l'idée de victoire vint chasser toute autre pensée. Se redressant sur sa selle, il tenta une ultime attaque, jetant toutes ses forces dans la bataille. Son coup heurta la cage thoracique de Rollon, qui eut l'impression de suffoquer en tombant de sa monture.
Henri de Volvestre leva triomphalement son arme et fit retentir le cri de guerre des cadets devant une assistance incrédule. Tous savaient que les cadets de Catharie étaient de jeunes chevaliers impétueux toujours prêts à venger une offense réelle ou imaginaire, mais nul n'aurait pensé qu'ils avaient de telles poumons.

A la fin de la matinée ne restait plus que trente cinq participants. Ceux qui voulaient festoyer le purent, ce que ne manqua pas de faire au moins Arius même si les méchantes langues ne manquèrent pas de dire qu'il se nourrit surtout de liquides en ce jour, accompagné par Astrabell.

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MessageSujet: Re: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:20

Le tournoi était commencé depuis près de six heures et un peu plus de la moitié des concurrents avaient été éliminés. Les choses allaient pouvoir reprendre maintenant que chaque participant avait pu prendre un peu de repos depuis son précédent combat.

Un chevalier en élimina un autre et deux autres manquèrent de s'entre-tuer dans leur enthousiasme. Ce fut alors au tour de deux des personnages qui avaient fait grande impression au premier tour de faire leur entrée.


Friedrich de Schwytz contre Théobald de Bastogne:

Le jeune chevalier de Bastogne fit son entrée dans la lice. Il salua la foule de sa lance et inclina la tête en signe de respect devant la tribune improvisée du Baron Hector et de sa Dame. Le jeune Théobald était passé du statut de cible à celui de curiosité et tous étaient désireux de voir ce que son affrontement contre le semi-impérial pourrait bien donner.
Friedrich, satisfait de son premier combat, fit son entrée et salua de même que son opposant le public assemblé. Il n'avait aucune crainte mais se doutait qu'il valait mieux se méfier du jeune homme. En observant son précédent combat, Fiedrich avait pu voir la lance du jeune noble se réorienter d'elle-même et savait qu'il ne pourrait gagner que s'il pouvait entraînement son adversaire dans un duel d'usure au corps à corps. Toute la difficulté serait de passer la charge.

Les yeux rivés sur le foulard qui devait donner le signal de la charge, ils firent le vide dans leur esprit. Plus rien n'existait que quelques automatismes guerriers. Le tournoi, l'épouvantable climat et le bruit des spectateurs, tout disparu. Une pale lumière perça les nuages et vint s'abattre sur l'arène, nimbant les deux combattants et semblant former un couloir allant de l'un à l'autre. Le signal fut donné. Tous deux partirent à la charge.

Leurs frappes étaient bien calibrées et touchèrent pour la plupart au but (Théobald = 2T, 2B, 1 Svg, 1PV/ Friedrich = 2T, 1B, 1 Svg !). Aucun des deux n'avaient pu prendre l'avantage ni triompher, mais les choses n'étaient pas terminées. Le seigneur montagnard était certes blessé, mais il comptait bien sur la longueur pour triompher. Il prit l'initiative de l'attaque, étant plus rapide que son adversaire à s'emparer de son arme, et frappa le jeune homme, un peu désemparé devant tant d'empressement (2T, 2B, 1 Svg, 1PV). Le sang du jeune seigneur coula pour la première fois. Tous deux rencontraient leur premier vrai obstacle depuis le début de la joute et étaient prêts à se donner à fond. Théobald riposta avec autant de fougue qu'il pouvait (3T, 3B, 3 Svg). Friedrich était sûr de ses protections, il avait réussi à mettre toutes les chances de son côté en évitant de se faire désarçonner à la charge. Maintenant, il pouvait en finir (3T, 1B, 1 Svg). Hélas pour lui, le jeune combattant n'était pas prêt à rendre les armes et lui fit vite sentir (3T, 2B, 2 Svg). Le seigneur des montagnes fit se cabrer sa monture et attaqua une nouvelle fois (2T, 1B, 1 Svg/ Destrier= 1T, 1B, 1 Béné ! là, Uranus, tu as failli perdre de la manière la plus honteuse, désolé si mes mains sont un peu maudites... un 6 t'a quand même sauvé). Un halo de lumière enveloppa le jeune seigneur qui parvint à se prévenir des coups de sabots par miracle. Profitant d'une nouvelle ouverture, il frappa de nouveau (3T, 2B, 1 Svg, 1 PV !) et, surprise ! Le seigneur de Schwytz tomba à terre. En faisant effectuer cette manoeuvre à son destrier, il avait prit un gros risque et le jeune homme avait profité du fait qu'il n'avait pas retrouvé son équilibre pour le vaincre. Cependant, une chose n'allait pas, Friedrich sentait qu'il aurait dû gagner mais qu'une force invisible l'en avait empêché. Se reposant sur son séant, il pu voir le jeune chevalier rester pantois avant d'exploser de joie.
Alors qu'il se relevait, pensant q'il s'agissait là de la pire humiliation que sa terre ait connu, il constata que les autres chevaliers le regardaient avec respect, car si son audace n'avait pas payé, les autres bretonniens avaient apprécié la manoeuvre. Quelque part, malgré sa défaite, la valeur de sa terre avait été reconnue.

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Baron de Havras
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MessageSujet: Re: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:21

Sigibert le Blond fit son entrée et face à lui se trouvait le second de Baudouin qui avait déjà éliminé Roland. Ils se battirent tous deux comme des lions et finirent leur combat à pied. Leurs écus furent fracassé ou rendu inutilisable. Au final, le chevalier répondant au nom de Charles l'emporta et manqua de tuer le bon Sigibert.
Tous commencèrent à être exaspérés par le comportement des gens de Baudouin et voulaient le voir se faire éliminer une bonne fois pour toute.
Baudouin lui-même se débarrassa de son opposant sans aucun problème et, après de la victoire de Clothaire, se réjouit d'apprendre qu'ils s'affronteraient au prochain combat.


Le faux Astrabell contre Arius de Chort:

Henri de Volvestre fut extrêmement contrarié lorsqu'on l'informa qu'il n'affronterait pas l'usurpateur. Hélas pour lui, seule la Dame pouvait décider de ces choses.
Arius passa à côté de lui monté sur son grand destrier et entièrement équipé puis lui adressa un mot.
"Ne vous avais-je dit qu'il était possible que je l'affronte avant vous ?"
Henri se contenta d'un triste sourire et ne savait trop en son fort intérieur qui il souhaitait voir triompher. D'un côté, ce chevalier lui était sympathique et leur amitié naissante l'incitait à l'encourager, mais de l'autre, cet usurpateur était à lui et à nul autre, son devoir était de le vaincre. Il se rapprocha de la clôture, le coeur lourd et Théobald vint se placer à ses côtés pour observer le combat.
Lui aussi avait fait le serment de démasquer et de vaincre le faux Astrabell et lui aussi était impatient de voir l'issue de ce combat.
Astrabell lança un mot d'encouragement à son destrier, Agravain, puis s'élança, aussitôt imité par le noble Arius.
Le choc fut assourdissant et, cette fois, Astrabell tenta d'utiliser tout le potentiel de son arme, déterminé à ne pas faire de cadeau à ce stade de la compétition (Astrabell= 3T, 3B, 1 Svg, 1 Béné, 1PV ! / Agravain= Rien / Arius= 3T, 3B, 1 Svg, 1 Béné, 1PV !). Leurs attaques avaient été parfaitement équivalentes et tous deux se trouvèrent blessés. Jetant leur lance à terre, ils empoignèrent leurs épées et fondirent l'un sur l'autre tels deux loups affamés. Arius était le plus rapide et certainement l'un des plus talentueux en matière de combat parmi tous les concurrents (4T avec un triple 6, 2B, 2 SVg) mais le vieux Astrabell à l'armure grinçante (là encore, les mauvaises langues dirent que ses problèmes de mobilité n'était pas liés à son armure) n'était pas né de la dernière cuite et para avec brio. Il contre-attaqua prestement (3T, 1B, 1 Svg) sans toutefois pouvoir percer la garde du guerrier de Havras. Arius envoya une nouvelle flopée de coups sur son vieil adversaire (4T) mais fut incapable de traverser sa défense. L'usurpateur en profita pour répondre avec force et prouver à tous qu'il n'était pas trop vieux pour un tournoi (2T, 1B, 1 Svg). Le seigneur de Chort était désireux de prouver qu'il pouvait égaler son cousin, Hagen de Merak et montrer à tous qu'il était un digne de chevalier de Havras, dont on disait qu'ils pouvaient combattre pendant deux jours avec une flèche dans l'épaule et sans dessoûler. Il frappa donc avec force rage une fois de plus, espérant cette fois terrasser le vieil homme (2T, 1B, 1 Svg) mais ce fut vain. "Astrabell" riposta en essayant de déployer la même énergie (2T, 2B, 2 Svg) et fut bien embêté de trouver si solide cuirasse. Une nouvelle grêle de coups vint s'abattre (4T, 1B, 1 Svg) suivie d'une nouvelle série de ripostes (2T). Tout autour, tous étaient captivés par le combat, Henri et Théobald tout particulièrement. Baudouin et ses chevaliers, Friedrich et même le célèbre Lot D'Orcadie se rassemblèrent pour voir la suite de l'affrontement.
Arius, se sentant observé et potentiellement admiré effectua une passe d'arme très impressionnante dont il avait le secret (3T, 2B, 2 Svg) et "Astrabell" y répondit, même s'il semblait de plus en plus fatigué (1T). Déterminé à écraser son adversaire sous ses coups, le paladin de Chort attaqua une nouvelle fois, en tentant une approche différente, il feinta sur la droite et abattit sa lame aussi vite que l'éclair sur la gauche (2T, 1B, 1 Svg). Le vieux chevalier qui ne s'était pas laissé piéger riposta (1T, 1B, 1 Svg), sans effet. Une fois de plus, les choses reprirent (Arius=2T, 1B, 1 Svg/ Astrabell= 2T, 2B, 1 Svg, 1 Béné je ne m'en sortirai pas de ce combat ! / Arius= 3T, 1B, 1 Svg/ Astrabell= 2T, 1B, 1 Svg/ Agravain= 1T / Arius= 4T, 1B, 1 Béné / Astrabell= 1T, 1B, 1 Svg / Arius= 4T / Astrabell= 2T, 2B, 2 Svg / Arius= 1T et destrier= 1T, 1B, 1 Svg / Astrabell= 2T, 2B, 2 Svg / Arius= 2T, 1B, 1PV !). En fin de compte, après de longues minutes de combat, l'impensable survint. Astrabell tomba de fatigue et Arius s'en trouva déclaré vainqueur. L'assistance était de plus en plus partagée et le comte Hector en vint lui-même à demander à Ambroise s'il était sûr de l'identité de sire Astrabell.
Henri de Volvestre, légèrement amer dans un premier temps, finit par laisser éclater sa joie et cria haut et fort "Je vous avais dit qu'il ne s'agissait pas du sire Astrabell ! La Catharie ne produit pas de rebus de cette espèce ! Que ce laquais s'en retourne auprès de son maître. Honte à vous tous qui furent incapables de faire la différence entre une authentique légende vivante de Catharie et un misérable Paladin mythomane issu de ce pouilleux Comté de Castagne, dont au demeurant la famille régnante ne serait pas totalement innocente de toute corruption chaotique selon des rumeurs bien fondées, et dont, au surplus, la proximité avec Moussillon parait, vous en conviendrez, suspecte ! ". Sur ces paroles, Arius quitta la lice et salua la foule qui se porta à sa rencontre. Le faux Astrabell fut traîné hors de l'arène et conduit à une tente. Tous espéraient avoir une explication sur cette histoire de Castagne.

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MessageSujet: Re: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:22

Lot D'orcadie contre Henry de Volvestre:

Vint alors le tour des seigneurs Lot d'Orcadie et Henri de Volvestre. S'il était vrai que le jeune chevalier jouissait à présent d'un certain préstige pour avoir vaincu un fameux chevalier de la région, il n'en demeurait pas moins que le seigneur Lot était un héros au statut quasi-légendaire pour beaucoup, un modèle de vetu et de détermination dans une Quête qui ne semblait vouloir prendre fin.
Tous deux prirent place, prirent le temps d'adresser une prière à la Déesse et attendirent le signal.
Henri était nerveux et impatient, mais sa frustration de n'avoir pu lui-même humilier le prétenu Astrabell devait s'évacuer au plus vite dans un combat et il trouva interminable le temps que héraut mettait à donner le signal.
De son côté, Lot tira lentement la longue épée qui se trouvait dans son dos, la libérant de son baudrier. Il avait connu bien des combats et, si la Dame le voulait, il sortirait vainqueur de celui-ci. Il était conscient de la qualité de son adversaire, sans nul doute plus valeureux qu'une bonne partie des participants, mais ne voyait cependant pas en lui un risque sérieux de défaite.
Hector de Corneblais sembla partager cette analyse et demanda au brave Ambroise de lui en dire plus au sujet de sire Henri et des fameux Cadets Cathariens, réputés pour passer plus de temps à se battre et à boire entre eux que les chevaliers errants de tout autre domaine.
A peine le héraut eut-il achevé son exposé que le signal fut donné et que le paladins se chargèrent l'un l'autre avec un enthousiasme qui ravissait tous les spectateurs. Comme cela avait été le cas pour tous les affrontements précédents, les deux combattants se heurtèrent au milieu de la lande dans un fracas indéscriptible (Lot= 2T, 2B, 1 Béné., 1PV / 3T avec un double 6, 2B, 1 Svg, 1PV !). Aucun des deux concurrents ne sortit indemne du premier assaut et tous deux eurent grand peine à se maintenir en selle. Faisant tous deux volte-face presque simultanément, ils revinrent au contact l'un de l'autre. Henri laissa tomber sa lance qui s'était brisée sous l'impact et dégaina sa noble lame qu'il fit tournoyer en l'air comme un dément mais, au final, Lot se montra plus rapide (2T, 1B, 1 béné. ! il est chanceux, il sentait la victoire ce coup). Le jeune homme sentit qu'il devait son salut à la volonté de la Dame et ne voulut pas la decevoir (2T, 2B, 2 Svg en double 6). A sa grande surprise, son épée, pourtant bénie par Dame Astrabell avant son départ, ne parvint pas à traverser l'armure de son opposant comme elle l'avait fait dans toutes les autres qu'elle avait eu l'occasion de rencontrer.
Une troupe de damoiselles survint et des rires de jeunes donzelles envahirent le campement. Il s'agissait de la fille et des nièces de l'hôte du tournoi, accompagnées de leurs dames de compagnie et, bien vite, les chevaliers spectateurs du combat s'amassèrent autour d'elles pour les saluer courtoisement, délaissant totalement l'affrontement qu'ils suivaient.
Lot, qui ne s'était pas laissé distraire, frappa avec vigueur le jeune chevalier dont l'attention avait été attirées un instant (3T, 2B, 1 bénédiction ! 1PV Henri a perdu, donc). Cette erreur fut fatale au jeune catharien qui tomba à terre, sonné.
A la surprise générale, Lot déscendit de selle et alla relever son adversaire.
(Petite explication du Baron: je trouvais dommage d'arrêter un tel combat si vite. Si Agravain a bel et bien remporté la victoire, j'ai bien envie de prolonger un peu. Ils vont se battre à pied à présent et repartent avec leurs 2PV.)

"Veuillez m'excuser, jeune chevalier, vous ne méritiez pas pareil traitement. Remettez-vous en garde et continuons, si vous le voulez bien"
- Monseigneur, ce serait pour moi un honneur.
Lot s'empara de son écu et de prépara à attaquer. Il sentait que la Dame était avec le jeune héros et voulait par conséquent se mesurer à lui comme il se devait de le faire.
Il attaqua le Cadet sans plus attendre (1T) mais le fait d'utiliser à présent à une seule main son arme changeait radicalement son utilisation et Lot n'était pas encore chaud. Le jeune Henri attaqua avec une ardeur redoublée, ému par l'attitude courtoise de son adversaire qu'il ne voulait pas decevoir (3T, 3B en triple 6, 3PV !). Le vieux sire tomba à la renverse et rit. Henri vint s'agenouiller à ses côtés et le remercia de l'avoir laissé prouver sa valeur malgré sa défaite.
Lorsqu'ils quittèrent la surface de combat, Ambroise se rendit auprès de Lot pour lui parler en ces termes "Monseigneur, le règlement des joutes est clair, celui qui tombe est perdant, pourquoi risquer une blessure en allongeant l'affrontement ?", ce à quoi Lot répondit simplement " Cela, mon ami, seuls les vrais chevaliers peuvent le comprendre."
Henri avait perdu son combat et, pourtant, il avait le coeur plus léger. Sa mission, bien qu'accomplie par un autre, était belle et bien terminée et il avait pu livrer combat honorable. Il n'avait plus grand chose à faire ici et se demandait s'il n'allait pas retourner directement en Catharie.
C'est alors qu'il se rappela que la question du faux Astrabell n'avait pas été réglée. Il se rendit sans plus attendre dans la partie du campement occupée par les chevaliers du Sud et enragea d'apprendre que l'usurpateur avait disparu sans laisser de trâce. Faisant le serment de le retrouver au nom de sa terre natale et de l'honneur de son suzerain, il voulut retourner vers son destrier pour s'en aller sur-le-champ. Ce fut peine perdue.
En chemin, il tomba sur un chevalier de Havras qui entrainait la résistance et la souplesse de son coude à côté d'un tonneau de vin et un jeune seigneur de Bastogne qui tentait de ne pas étouffer au milieu des donzelles manifestement sensibles à ses charmes. Finalement, le faux Astrabell pouvait bien attendre un peu...

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MessageSujet: Re: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:22

Baudouin le mal né se leva, jeta sa coupe par terre et, s'essuyant le visage dans sa manche, partit enfiler sa cotte de mailles sous sa tente. Il fut acclamé par ses chevaliers, vétérans de nombreux conflits qui, malgré leur comportement jugé indigne par beaucoup, n'en demeuraient pas moins de grands combattants au courage et à la férocité sans pareille dans la bataille.
Il monta sur son destrier et se dirigea lentement vers l'arène. Un lourd silence traversa le campement tandis que tous le regardèrent s'avancer vers ce qui semblait être le principal événement du tournoi. En effet, l'heure était enfin venue pour Clothaire et lui de régler la querelle qui était née de leur rencontre à Middenheim, quelques mois auparavant et nul ici ne voulait manquer le spectacle.
Le sieur Clothaire était déjà dans la lice. Il paradait sur sa monture depuis près de cinq minutes lorsque son adversaire le rejoignit. Peu après, tous deux se faisaient face et se tenaient prêts à la charge.
Ils étaient calmes car aucun des deux ne ressentait plus la peur à l'heure du combat. Ils avaient tous deux connus tellement d'épreuves, vus tellement de leurs amis trépasser et tellement de créatures sans nom finirent au bout de leur lance que rien ne pouvait plus les ébranler. Ils étaient tels deux statues de pierres, figées et sans émotions et le monde semblait ne plus exister pour eux. Ils n'eurent même pas à observer la tribune pour savoir que le signal avait été donné, comme si l'air lui-même, saturé par l'odeur du combat approchant, avait suffit à les alerter. Ils s'élancèrent au galop, firent lentement descendre leurs lances à l'horizontale et se percutèrent en grand bruit. Tout semblait avoir été répété, l'action avait été fluide et, pour ainsi dire, parfaite, sans aucune fausse note. Leurs lances se brisèrent toutes deux et il leur fallut employer tous leurs talents de cavalier pour ne pas finir l'un comme l'autre dans l'herbe boueuse. D'une seule voix, ils hélèrent leurs écuyers respectifs pour obtenir une nouvelle lance, repartirent à l'assaut et, l'instant d'après, un nouveau fracas perturba la quiétude du brigandin. Cette fois, leurs lances ne cédèrent pas sous l'impact et la mêlée s'engagea entre les deux seigneurs. Clothaire se révéla plus vif que Baudouin mais fut bien incapable de briser sa garde. En réponse, Baudouin fracassa l'écu de son adversaire. En mauvaise posture, le vieux seigneur attaqua une nouvelle fois et entailla l'épaule du mal né qui serra les dents, fulminant sous son heaume. Ce dernier riposta avec fureur d'un ample coup d'épée qui aurait aisément tranché le cou d'un orque noir, cependant, Clothaire n'en était pas à son premier duel et s'attendait à ce genre d’attaque sournoise. Il baissa la tête et son heaume absorba le choc. Son cimier n'en fut pas moins arraché par la force du coup et la sangle de son casque manqua de céder, l'étranglant du même coup. Il lui fallut un moment pour se séparer de sa pièce d'armure défectueuse, temps que le sieur Baudouin n'eut aucun mal à mettre à disposition pour ajuster sa frappe. Libéré de son piège, Clothaire tenta de reprendre. Lorsqu'il vit le coup arriver sur lui, il était déjà trop tard pour une esquive ou même une parade quelconque. Son tabard fut ouvert en deux dans le sens de la hauteur et son haubert se trouva éventré sous l'impact. Saisissant ses rênes avec fermeté, il réussit à se maintenir en selle miraculeusement et donna un coup d'estoc à cet homme qui venait de l'humilier pour la seconde fois. Le coup du comte traversa l'épaule droite du prince de Balincourt qui hurla de douleur.
Les deux chevaliers en profitèrent alors pour mettre de la distance entre eux et reprendre leurs esprits.
"Pas mal, pour un homme à l'ascendance douteuse" dit Clothaire avec moquerie. Ce à quoi Baudouin rétorqua, sur un ton identique:
- Veuillez m'excuser d'avoir tenté de vous recoiffer, j'avais l’espace d’un instant oublié qui était mon adversaire, Ô Clothaire le chauve !

Les deux paladins se jetèrent une nouvelle fois l'un sur l'autre. Ils se battaient avec une fougue et une dextérité égales et nul n'aurait pu dire en les voyant ainsi qui pourrait bien sortir vainqueur du duel. A mesure que le combat se poursuivait et que les blessures s'accumulaient, pourtant, la fatigue allait croissante et les choses ne pouvaient durer à ce rythme encore longtemps. Ils ahanaient ainsi depuis fort longtemps à présent, telle fut en tout cas l'estimation de Arius de Chort et Henri de Volvestre, prenant pour témoin le tonneau qu'il venait de mettre en perce au grand dam du sire de Corneblais qui fournissait les vivres.
Soudain, le combat prit enfin un tour décisif en faveur de Baudouin lorsque se dernier réussit à désarmer le comte. Le brave Clothaire se trouva sans défense et, plutôt que de demander grâce et d'abandonner, attendit le coup final qui lui brisa la clavicule et lui fit vider les étriers. Baudouin venait de remporter son duel, il s'en retourna panser ses blessures et prendre un repos bien mérité.

Plus tard dans la journée, les combats se poursuivirent et virent la défaite de tous ses subordonnés, les uns après les autres. Le tournoi touchait à sa fin et seuls quelques participants étaient encore en droit de réclamer le titre. Parmi eux se trouvaient Théobald de Bastogne, Arius de Chort, Baudouin de Balincourt et, bien entendu, Lot d'Orcadie.

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MessageSujet: Re: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:23

Le lendemain arriva bien vite et les derniers concurrents passèrent toute la matinée à se battre les uns contre les autres. Les quelques jeunes combattants encore en lice furent évacués bien vite, à l'exception de Théobald qui surprit tout le monde par la tenacité dont il faisait preuve. Il fit mordre la poussière à un nouvel adversaire sans même subir la moindre blessure et tous en furent ébahis.
De leur côté, Lot, Arius et le fort Baudouin n'eurent aucun mal à éliminer leurs opposants. Ce fut donc tout naturellemnt ces quatre-ci qui constituèrent le dernier carré, car nul autre n'avait pu leur résister depuis le commencement de la joute.

Après la ripaille de la midi, les choses sérieuses allaient débuter pour eux.


Théobald de Bastogne contre Baudouin de Balincourt (PNJ) :

Le jeune Théobald de Bastogne parvint finalement à s'extirper un moment des attentions des jeunes damoiselles pour aller au combat. Aidé par Henri de Volvestre qu'il avait juré d'accompagner à la suite du faux Astrabell une fois le tournoi achevé, il revêtu son armure et monta en selle. S'emparant de sa lance, il partit fièrement vers la lice en adressant une rapide prière à la Dame. Il était plus anxieux que pour ses précédents affrontements car il sentait la fin du tournoi approcher et l'idée qu'il pourrait en être le vainqueur lui revenait sans cesse. Baissant sa visière, il fit partir son destrier au galop pour entrer dans l'arène avant de s'arrêter net devant la tribune du sieur de Corneblais. Cette attitude caractéristique des chevaliers errants impatients d'en découdre plut énormément à Baudouin qui fit son apparition, monté sur son solide cheval de guerre gris. Baudouin savait que son adversaire n'avait pas dû souvent connaître la défaite et brûlait d'un ardent désir de l'envoyer sinon ad patres, au moins chez lui la queue basse.
Ainsi prirent-ils position une fois la foule saluée. Théobald prit une grande inspiration et sentit son coeur se serrer dans sa poitrine. C'était pour lui l'occasion rêvée de mettre à l'épreuve ses forces mais aussi sa chance.
Le destrier de Baudouin tapa du sabot sur le sol boueux, sentant que son maître trépignait d'impatience. Enfin, signal fut donné et les deux chevaliers partirent d'un galop fougueux l'un en direction de l'autre.
Le choc fut aussi retentissant que l'on pouvait s'y attendre et nombre de nobles chevaliers dans l'assistance fermèrent les yeux et grinçèrent des dents (Baudouin= 2T, 2B, 2T, 2B, 2 Svg, 2PV ! et c'est là qu'on dit merci la vertu du tempérament chevaleresque Théobald = 3T, 2B dont un coup fatal, mort automatique). Lorsqu'ils rouvrirent les yeux, ils eurent la surprise de voir les deux chevaliers blessés, mais toujours solidement posés sur leur selle. Chacun des deux sires continua sa route et demanda à ce que nouvelle lance lui soit confiée. Une fois réarmés, ils repartirent à l'assaut avec la même ardeur (2T, 2B, 1T, 1B, 1 Svg, 2PV ! 3T avec un double 6, 3B dont un coup fatal et c'est là qu'on dit merci la vertu de confiance 2PV, mort automatique). Une fois de plus, les nobles seigneurs se heurtèrent avec violence et manquèrent de s'entre-tuer sans qu'aucun ne soit parvenu à défaire son opposant. Ils refirent le même manège que la fois précédente et repartirent une nouvelle fois à l'assaut même si Baudouin sentait désormais une terrible brûlure à la poitrine et que quelques côtés de Théobald n'étaient plus à leur place. Les damoiselles vinrent garnir la rambarde pour encourager leur champion, au grand dam de sire Baudouin qui s'en trouva fort déconcerté (Baudouin= 1T, 1B, 1T, 1B, 1 Svg, 1PV ! Théobald= 3T, 1 coup fatal affraid, mort automatique). Une fois de plus , les deux chevaliers brisèrent leur lance l'un sur l'autre et continuèrent leur route. C'était très clairement le combat le plus disputé et le plus brutal depuis le début du tournoi et tous en furent pour le moins surpris. Les deux champions étaient épuisés et sévèrement touchés, ils savaient qu'ils allaient aux limites de l'endurance humaine et qu'il leur serait impossible de tenir ce rythme indéfiniment. résignés, ils repartirent à l'attaque (Baudouin= 1T, 1B, 1T, pas de blessure sup., 1 Svg ! le tournant du duel ? Théobald= 1T, 1B, 1PV !).
Les deux paladins s'approchaient l'un de l'autre à vive allure, pourtant, il leur sembla que ce moment dura une étérnité. Baudouin pencha sa lance pour en finir avec son adversaire, Théobald poussa le cri de guerre de Bastogne, saisit d'un terrible sursaut d'orgueil accompagné d'un refus catégorique de perdre face à un chevalier que d'aucuns disaient douteux.
L'assistance retint son souffle tandis que le coup du mal né allait mourir sur l'écu du jeune chevalier qui, lui, fit preuve d'une adresse suffisante pour faire vider les étriers à son adversaire.

Théobald fut porté en triomphe et l'attrait qu'il suscitait chez les jeunes dames s'en trouva doublé. De son côté, le vaincu s'en retourna sous sa tente sans prononcer la moindre parole. Il ne lui fallut pas plus d'une heure pour reprendre la route de Couronne, sans attendre l'issue du tournoi.

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MessageSujet: Re: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:23

Lot d'Orcadie contre Arius de Chort :

Le jeune Théobald était retourné recouvrer ses forces vers son logement de fortune. Considéré avec respect par la grande majorité des chevaliers présents au tournoi, il fut salué et félicité sur tout le trajet au bout duquel un tonnelet l'attendait. Henri de Volvestre était assis en compagnie de Sigibert le blond et Friedrich de Schwytz qui s'était finalement laissé tenter par le delicieux nectar qui ne quittait pas cette partie du campement. Arius, noble chevalier de Havras sortit de sous la tente revêtu de son armure. Il prit une grande bouffée d'air, se frappa la torse et adressa un rapide salut au jeune chevalier de Bastogne qui venait de remporter son duel après quoi il monta en selle et demanda à ce qu'on l'attende pour goûter au petit tonneau qu'il avait posé près des montures.
Arius savait qu'il allait livrer un terrible combat mais ne comptait pas finir exsangue sur le sol boueux d'un enclos dressé pour une vulgaire joute. Il partit avec le sourire prendre place au coeur de la lice.
De son côté, Lot priait la Dame, appuyé sur sa lourde épée. Quelques minutes passèrent ainsi avant que le vieux seigneur ne se décide enfin à rejoindre la surface de combat. Une fois en place, les deux guerriers ne se quittèrent plus des yeux. Lot tâta le fil de sa lame et le brave Arius leva bien haut sa lance avant de la caller sous son aiselle. Tous deux étaient prêts.
Ambroise observa son suzerain qui opina du chef en signe d'approbation. Signal fut donc donné.
Les deux chevaliers partirent l'un en direction de l'autre sans plus attendre (Lot= 2T, 1B, 1PV ! Arius= 1T, 1B, 1PV !). Des morceaux d'armure volèrent en éclat ainsi que des fragments de lance, mais aucun des deux seigneurs de ne put terrasser son ennemi par cette charge. Lot effectua un large moulinet de son imposante épée, mais Arius, tel un faucon, parvint à tirer sa lame et attaquer dans un seul mouvement, faisant montre d'un réelle talent pour l'escrime (4T, 1B, 1Svg/ destrier= 1T, 1B, 1Svg). Lot, sauvé par son armure, frappa comme un forcené (1T, 1B, 1 béné ! elle tombe à pique, hein/ destrier= 1T) mais le bouclier du chevalier de Havras était plus solide qu'il ne l'aurait imaginé. Lot comprit dès l'instant suivant que son arme n'avait pas heurté le bouclier mais que son coup s'était trouvé dévié par autre chose. Il en fut fort troublé.
Arius attaqua une nouvelle fois en rugissant tel un lion (3T, 2B, 2PV!). Ses coups étaient d'une précision remarquable, son niveau technique valait celui des meilleurs combattants de tout le royaume. A cet instant, son jeu d'épée avait surpassé celui de n'importe quel chevalier de Havras, à cet instant, nul ne pouvait rivaliser avec lui en adresse. Lot, parvint à parer une série de coups rapides mais fut incapable de bloquer l'avalanche d'attaques qui s'abattit sur ses épaules. Accablé, il se trouva désarçonné.
Tous restèrent pantois, le fameux Lot d'Orcadie venait de perdre un combat sous leurs yeux. Arius, lui même surpris par la passe d'arme qu'il venait d'accomplir mit un certain temps à comprendre que la victoire était sienne. Le combat avait été beaucoup plus bref qu'il n'aurait dû, surtout face à un adversaire si redoutable, mais tels étaient les aléas de la guerre et des combats singuliers.

Lot et Arius se saluèrent avec déférence et quittèrent l'arène. Le petit tonneau, en provenance directe de la cave du Baron de Havras fut mis en perce à la plus grande joie des quelques chevaliers qui avaient compris que cette partie du camp était la plus intéressante. Le soir même, au coin du feu, Arius, totalement ivre, déclara qu'il se joindrait à Henri de Volvestre et Théobald dans leur recherche du faux Astrabell.
Avant cela, il ne restait plus qu'un combat à livrer, mais les deux opposants du lendemain étaient pour l'heure assis à chanter bras dessus, bras dessous. L'affrontement semblait à mille lieue de leurs préoccupations de l'instant, et pourtant...

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Baron de Havras
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MessageSujet: Re: La joute du Brigandin   Mer 4 Oct 2006 - 17:24

Finale. Arius de Chort contre Théobald de Bastogne:

L'heure de la finale arriva enfin. Plusieurs chevaliers se préparaient déjà à quitter la région et une bonne moitié du campement était ainsi en pleine effervescence. Le reste cuvait ou flânait à l'instar des deux adversaires du jour qui s'équipaient en essayant d'oublier cette pénible impression d'évoluer dans un univers nébuleux et abstrait. Arius finit par enfoncer la tête dans un abreuvoir pour tenter de recouvrer ses esprits tandis que Théobald s'isolait dans l'espoir de se concentrer un peu avant le combat.
La matinée touchait à sa fin lorsqu'ils entrèrent, dans un même mouvement, dans la lice. Tous deux posèrent pied à terre et saluèrent leur hôte ainsi que les charmantes damoiselles qui étaient venus observer le combat. Plusieurs d'entre elles désiraient offrir un gage au jeune chevalier de Bastogne et Théobald s'empressa d'accrocher à sa lance le morceau d'étoffe qui lui avait été tendu par la fille du sire Hector de Corneblais.

"Que la Dame soit avec vous." lança Arius à son adversaire.
- Qu'elle nous bénisse tous deux. Rétorqua le jeune sire.

Abaissant leur visière, ils se tinrent prêts à partir au signal. Ce dernier ne tarda pas et les deux champions s'élancèrent (Arius= 3T, 3T, 2 Béné. ! 1PV / Théobald= 1T, 1B, 1PV !). Le choc fut terrible et rouvrit certaines de leurs blessures. Tirant leurs lames, ils se tirent prêts à s'engager au corps à corps. Arius avait pour lui son incroyable adresse au combat mais Théobald compensait amplement sa légère infériorité par sa grande confiance en lui et sa volonté de fer. Le chevalier de Havras se révéla comme à son habitude plus rapide et frappa sans hésiter (2T, 1B, 1Svg) sans parvenir toutefois à entamer l'armure du jeune Théobald qui riposta dans l'instant (2T, 2B, 2Svg). Arius disposait pourtant d'une meilleure défense encore et le statut quo fut maintenu pour cette première passe d'arme.
Ignorant les effets néfastes que sa cuite de la veille pouvait bien avoir sur son jeu d'épée, le chevalier de Chort frappa de nouveau (3T, 1B, 1Svg) ce à quoi Théobald rétorqua vivement (3T avec un double 6, 2B, 1Svg, 1PV !). Arius fut sérieusement touché par cette nouvelle attaque et s'éloigna de son adversaire, le déclarant vainqueur de la première manche.
La règle avait été fixée la veille et disait que la finale devait se dérouler sur trois manche sauf en cas d'abandon. Nouvelle lance leur fut donc donnée.

(fin du premier combat : Uranus vainqueur)

Les deux seigneurs repartirent à l'assaut dans l'instant sans se soucier de quoique ce fut d'autre (Arius= 4T, 4B, 2 Svg, 2PV ! / Théobald= 2T, 2B dont un coup fatal, 1 Svg, mort instantanée). Là encore, le fracas fut assourdissant et ils s'en sortirent au prix de beaucoup de sang versé. Leurs plaies reçues lors des précédents combats se rouvraient et ils commençaient à se sentir défaillir quelque peu. Emportés par leur élan, pourtant, ils chargèrent de nouveau (Arius=2T, 2B, 2 Svg ! destrier= 1T / Théobald= 3T, 3B dont un coup fatal, 2 Béné., mort instantanée !) et, cette fois, Arius brisa sa lance et vida les étriers. La nuit qu'il avait passé, cumulée à la terrible chute qu'il venait de subir lui donnèrent des hauts le coeur, mais il se tint prêt à remonter en selle pour la troisième et dernière lance.

(fin du deuxième combat: Uranus vainqueur. Uranus remporte le tournoi)

La troisième et dernière lance leur fut accordée pour la dernière charge. Ils chargèrent donc une nouvelle fois (Arius= 4T, 3B, 3 SVG ! mais comment il a fait ça. C'est un festival de 5 et de 6 !  / Théobald= 3T, 2 coups fatals  affraid , mort instantanée). Cette fois encore, la lance mortelle de Théobald trouva une ouverture comme si elle était douée d'une volonté propre et Arius fut défait une fois pour toute.

(fin du troisième combat: Uranus confirmé)


Théobald fit s'arrêter son destrier, toujours dans sa lancée et se retourna, juste à temps pour voir Arius tomber de sa monture, blessé. Sa lance lui glissa des doigts et, tandis qu'il s'apprêtait à revenir sur ses pas pour aider son adversaire, il fut prit d'une étrange sensation. Un malaise s'empara de lui, sa vue se troubla et il tomba lui-même de selle en crachant du sang.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, il était allongé sous sa tente et ses blessures avaient été pansées. Contemplant le plafond de toile sans trop réaliser où il était, il vit les visages de Henri de Volvestre et Arius se pencher au dessus de son visage.

"Je savais bien que ce garçon était solide et que nous n'avions pas besoin de grand cru classé de Bordeleaux pour le guérir" dit Henri, ce à quoi Arius rétorqua que tout chevalier était plus vite remis sur pied avec un peu de vin.
- Arius, vous ai-je battu ? Demanda Théobald.
- En effet, mon ami, ce fut pour moi une véritable leçon d'humilité, car les hommes ne peuvent s'opposer à la Déesse et Sa volonté.
- Nombreux sont ceux à attendre de vous voir sortir pour vous féliciter, ajouta Henri. Encore que beaucoup soient repartis du Brigandin peu après votre victoire.
- Il est certain que tous ceux qui désiraient tant vous vaincre au début de la joute ont révisé leur jugement, dit Arius en riant.
- Dans ce cas, je vais me faire un honneur de sortir de ce pavillon de toile pour leur montrer que la vie habite encore mon corps !
- Prenez garde cependant, il vous faudra aussi affronter quelques damoiselles anxieuses si vous sortez, lança alors Henri sur le ton de plaisanterie.

Théobald sortit donc de la tente et fut salué par l'ensemble des chevaliers encore présents. Cette joute était terminée et les chevaliers n'avaient plus rien à faire ici. Certains partirent pour livrer bataille au loin, d'autres, parmi les plus jeunes, s'étaient laissé convaincre de rejoindre la suite de quelque grand seigneur tandis qu'un certain nombre allait repartir livrer d'autres tournois.
De leurs côtés, Henri de Volvestre, Théobald de Bastogne et Arius de Chort étaient sur le point de se lancer dans une tout autre quête : rattraper et ramener en Catharie le faux Astrabell !
Quelque part près du petit ruisseau du Brigandin, Lot d'Orcadie attendait leur passage. Sans doute n'avait-il pas lui non plus apprécié d'entendre que la monture de l'usurpateur portait le nom de son fils.

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