Le Royaume de Bretonnie
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 [Pas bretonnien] La Phalange de Margherita

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Dangorn de Castagne
Héros d'une Geste


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MessageSujet: [Pas bretonnien] La Phalange de Margherita   Sam 4 Fév 2006 - 19:24

Aldo Calzone était tendu à l’idée des combats qui allaient éclater d’une minute à l’autre, et se demandait intérieurement si ceux-ci seraient les derniers de sa misérable vie. En même temps, il se sentait impatient d’en découdre. C’était la première bataille à laquelle il prenait part. Il se demandait si les vétérans ressentaient les mêmes choses alors que l’heure de la curée approchait.

Il tourna subrepticement la tête pour observer ses camarades de rang. Luigi Vesuvio, sur sa gauche, avait l’air tendu lui aussi. Quant à Giuseppe Regina, son voisin de droite, au contraire il semblait étrangement calme. Une balafre en travers de sa mâchoire barbue témoignait de ses anciens faits d’armes. Regina était un vétéran endurci qui avait vu la mort de près – et même parfois de très près – à moult reprises, et ce n’était pas une bataille de plus qui allait l’effrayer, pensa Calzone.

Il se trompait. Regina était tout aussi effrayé par la mort que les autres, seulement la discipline qu’il avait acquise après tant d’années de service dans le régiment de Vittorio Margherita , à vendre ses prouesses de combattant au plus offrant, lui permettait de n’en rien montrer. En effet l’expérience de Regina l’avait rendu prudent plutôt que tête brûlée, et il espérait justement que sa tête ne connaisse jamais ce funeste destin. Il avait déjà vu des maraudeurs du chaos brûler les têtes de leurs victimes pour en récupérer les crânes dans le but d’honorer leurs abominables dieux, et cela l’avait définitivement convaincu que mourir au combat était quelque chose d’inutile et stupide.

Calzone s’était engagé dans la « Phalange de Margherita » environ deux ans auparavant, dans sa ville natale. A l’époque il avait grand besoin d’argent, et son amour inconditionnel du jeu n’arrangeait pas son affaire. Nombreux étaient ses débiteurs à qui il devait de très grosses sommes. Il n’avait aucun moyen de rembourser toutes ses dettes à temps, et il se serait sûrement fait assassiner au coin d’une ruelle sombre s’il n’avait pas eu la glorieuse idée de s’engager dans une compagnie de piquiers mercenaires en partance pour un front lointain. Il espérait qu’après un ou deux combats victorieux il pourrait prendre sa part du butin et partir s’installer à la campagne pour trouver une épouse, acheter une ferme et élever des cochons.

A présent qu’il voyait l’ennemi déployé devant eux, il commençait à prendre conscience qu’il ne vivrait sans doute pas assez longtemps pour réaliser ses projets. Son impatience du début se mua progressivement en résignation.

La Phalange de Margherita était placée pratiquement au centre de la ligne de bataille, encadrée par d’autres régiments de piquiers de chaque côté. Six ogres des terres de l’Est avançaient d’un pas lourdaud sur leur gauche, on pouvait les voir car ils dépassaient d’une bonne hauteur d’homme et demie les piquiers humains de l’unité voisine.

L’armée comprenait également des tueurs nains, des cavaliers ailés de Kislev et des mercenaires de tous horizons, la majorité provenant de Tilée ou des Principautés Frontalières. L’armée dans son ensemble avait un air hétéroclite et désordonné, mais le général mercenaire Julius von Weknichtkein comptait sur la diversité comme un atout par rapport à ses adversaires, en faisant confiance à son charisme et à celui de ses officiers pour faire avancer les différents composants de l’armée avec discipline et cohésion.

En bref, il ne se prenait pas pour de la crotte de squigg. Et les nombreuses victoires qu’il avait remporté lui donnaient amplement raison.

Il ne fallut pas longtemps à Weknichtkein pour entendre les cornes et les tambours ennemis annoncer le début des hostilités, et la horde de peaux-vertes devant ses yeux se mit à charger comme un seul orque vers ses troupes. Ils étaient vraiment nombreux. C’était la Waaagh ! d’un grand seigneur de guerre orque qui se faisait appeler Kraznag Grotar Z’wubu Frakass’gueul’.

Les arbalétriers et l’artillerie mercenaires reçurent l’autorisation d’ouvrir le feu, et fauchèrent une grande partie de la première ligne des peaux-vertes dès les premiers tirs. Mais cela fit à peine ralentir la charge ennemie, soutenue par des effectifs innombrables.

Les arbalétriers rechargèrent et tirèrent une nouvelle salve. Un des canons explosa, tuant ses servants sur le coup. Une douzaine de piquiers furent écrasés par un projectile de catapulte orque. Les archers à cheval kislévites allèrent à la rencontre des chevaucheurs de loups gobelins, et l’armée orque continuait de s’approcher à toute vitesse. Calzone tremblait, rien ne semblait arrêter les ennemis qui fonçaient droit sur eux en beuglant, équipés d’armes rudimentaires mais énormes, conçues pour broyer les os les plus solides d’un seul revers et réduire les chairs en bouillie. Ils étaient maintenant presque sur eux… Les piquiers de Margherita abaissèrent leurs longues hampes pour recevoir la charge qui était à présent inévitable. On pouvait maintenant voir leurs yeux… des yeux rouges vifs, pleins de fureur et assoiffés de carnage. Calzone urina dans ses chausses. C’était certain, ils allaient tous se faire massacrer par la marée verte qui leur fonçait dessus…

Julien se réveilla en sueur, le cœur battant à tout rompre. Quel affreux cauchemar ! Il se leva en hâte et couru jusqu’à son placard où il avait rangé ses précieuses figurines dans des boîtes capitonnées de mousses de protection. C’était aujourd’hui qu’il allait emmener ses chers mercenaires au tournoi en compagnie de ses adversaires mais néanmoins amis, tous membres du forum Darkmillenium.org.
Ses troupes bien-aimées reposaient toujours dans les creux des plaques de mousse rouge. Les trois-quarts des figurines étaient peints suivant un schéma de couleur original, diversifié tout en respectant une certaine cohérence, ce qui leur donnait un effet visuel saisissant.

Sa liste d’armée trônait sur les mallettes de transport, il l’avait revue des dizaines de fois et la connaissait par cœur. Son livre de règles, son recueil, ses dés, son mètre-ruban gradué en pouces, son tube de colle cyanoacrylate, tout était prêt… ou presque. Se souvenant d’un vieux dicton nain (« Mieux vaut une mort honorable qu’une gorge sèche »), il alla chercher un sac isotherme pour y mettre quelques canettes de bière issues du réfrigérateur.

Rassuré et de nouveau confiant, il alluma enfin son ordinateur pour consulter les nouveaux messages sur le forum et se connecta sous son profil « Julius von Weknichtkein ». Il parcourut rapidement des yeux les différents sujets, mais au bout d’un instant il s’arrêta soudain, frappé de stupeur. Il cliqua sur l’icône de retour en arrière et relut avec effroi le pseudonyme de celui qui avait laissé le dernier message en date sur le sujet parlant du tournoi : Kraznag Frakass’gueul’.

_________________
Comte Dangorn de Castagne, chevalier du Graal, suzerain des châtelleries de Nandragon, de Mortauges et d'Espesses, sergent de la Confrérie des Mercenaires du Reikland, garde d'honneur de l'Impératrice de Cathay, Saint Vivant du foroume et coach de l'équipe de Blood Bowl des "Squires of Castagne".
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uranus
Seigneur du pinceau


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MessageSujet: Re: [Pas bretonnien] La Phalange de Margherita   Sam 4 Fév 2006 - 19:50

Excellent texte, je l'ai lu avec grand plaisir.
Jaime bien cette interaction entre l'univers imaginaire et le réel. Twisted Evil

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Noble seigneur béni par la dame du lac.
Damoiselle Marie est bien arrivée à Pinsaguel.
Aldred de Bastogne est enfin arrivé à Havras.
Le chevalier de Sinople est arrivé à Pinsaguel
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Dragonfire
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MessageSujet: Re: [Pas bretonnien] La Phalange de Margherita   Ven 24 Fév 2006 - 22:43

Oui, très marrant Razz . C'est ce qu'on appelle faire un rêve prémonitoire ! Basketball
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MessageSujet: Re: [Pas bretonnien] La Phalange de Margherita   Aujourd'hui à 10:56

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