"...et soudain le prince vacilla sur sa selle: le trait l'avait atteint au coeur, et il tomba à bas de sa monture (capacité "tir mortel" des forestiers, j'ai eu un pôt de cocu) sous les acclamations du peuple-fée. D'autres traits furent décochés par les elfes de Loren, qui jettèrent à bas quelques cavaliers en armures resplendissantes. Le baron, se retournant, vit que les chevaliers de la sainte queste avaient occi les servants de la baliste et réduit icelle à un tas de bois de chauffage, avant de se jeter sur un char massif tiré par des lions au pelage immaculé. Les défenseurs du Graal avaient, eux, réduit en pièces le fragile char de Tiranoc et se jetèrent aussi sur le char à lions. Ces derniers s'étaient si bien défendus que des chevaliers de la Queste, il ne restait que le porte-étendard, mais la charge des chevaliers du Graal le mit en fuite, et il court probablement encore à l'heure qu'il est. Cependant le peuple fée connaissait quelques déboires: après avoir abbattu deux cavaliers de plus, leurs frêles chevaliers sylvains furent soudain chargés par leurs cibles, et après quelques passes d'armes, prirent la fuite, poursuivis par des heaumes d'argent ivres de vengeance. Ces derniers furent chargés de flanc par les Gardes sylvains et le baron Jean, pressentant qu'ils auraient besoin d'aide, fit un signe négligent à ses gueux, qui chargèrent l'autre flanc sans rechigner. Ailleurs les danseurs de guerre de la forêt avaient mis en pièces les elfes aux longues capes de fourrure blanche. Satisfait, Jean de Terneval fit mettre ses chevaliers en Fer de Lance, et se positionna pour charger un carré d'elfes qui portaient lances acérées et arcs, mais ces derniers le devancèrent et, rangeant leurs arcs et abaissant leurs lances dans un bel ensemble, coururent sus au baron. Icelui aperçu dans les rangs ennemis un noble de belle prestance, et lui cria: "Si tu n'estois poinct aussi pleutre que tous ceux de ton espèce, affronte moy céans!"
L'elfe le contempla avec un froid dédain et accepta son défi. Ils échangèrent quelques passes d'armes sans parvenir à trouver la faille dans leurs défenses respectives. Agacé, le baron laissa libre cours à sa fureur, et arracha la lame des mains de son adversaire avant que de lui fendre le crâne. Les lanciers de Lothern, qui n'étaient parvenu à tuer qu'un chevalier, perdant trois des leurs en retour, furent démoralisés par ce suprême revers et prirent la fuite. Alors la joie suprême de la bataille s'empara du baron et de ses chevaliers qui les massacrèrent en chantant le vieux péan guerrier des douze batailles de l'Unificateur. Quand il vit que les chevaliers du Graal avaient piétiné les archers et le sorcier ennemi, et qu'ils se trouvaient maintenant à sa droite, le baron lança un cri de victoire...qui mouru dans sa gorge quand il vit l'état des troupes du peuple-fée: leurs danseurs en déroute étaient piétinés au sol par un dragon ivre de rage, leurs dryades refluaient en désordre, leur garde éternelle se faisaient massacrer par un régiment de stoïques lanciers, le noble qui les menait gisait au sol, une lance de cavalerie dans la poitrine, leurs gardes sylvains subissaient des pertes sévères, et les gueux du baron, eux, estimant qu'ils en avaient assez fait en tuant un chevalier elfique (ayant perdu quatre des leurs ce faisant), avaient tourné les talons avec la ferme intention de rentrer à leurs champs. Ils furent rappelés à l'ordre par un chevalier de la queste courroucé, et reformèrent les rangs d'un air penaud.
Le dragon, après avoir massacré ses proies, tourna ses yeux luisants de haine vers le baron Jean, qui eut un léger frémissement. Il se tourna vers le chevaliers Hugues de Puisord, qui portait sa grande bannière et menait les chevaliers du Graal. "Alons nous occire la malebête ou rester céans comme damoiselles de peur pâmées?"demanda le baron d'un air ironique.
Pour toute réponse le chevalier Hugues éperonna son destrier. Tous le chevaliers du Graal et du royaume le suivirent, au mépris de la mort. Mais les destriers étaient fourbus et s'arrêtèrent avant d'avoir atteint le monstre. Ce dernier ne commit pas semblable erreur et se rua sur le baron et ses preux en rugissant. Il les accabla d'une tempête de coups et en désarçonna deux. Le baron répondit en perçant ses écailles de son épée. La bête hurla de douleur. Les chevaliers du Graal vinrent prêter main forte et le dragon fléchit sous la charge, mais point ne périt. Il se retira finalement en léchant ses blessures, et les chevaliers, trop fatigués pour le poursuivre, s'en tinrent là. Le baron promenna son regard sur le champ de bataille. Tous les guerriers du peuple fée étaient morts ou en fuite, sauf leur enchanteur qui errait d'un air hagard parmi les cadavres. Les heaumes d'argent et les lanciers survivants se retiraient, laissant au baron et à ses gens la maitrise du terrain, mais à quel prix!
Cependant la victoire était acquise. "Gloire à la Dame!"cria le baron Jean, et ce cris fut repris en coeur par ses chevaliers."
Voilà c'est fini: victoire mineure pour les ES-Breto. Le dragon ennemi s'en tire avec 1PV, sur une sauvegarde réussie au dernier tour.
C'est mon premier rapport je l'ai fait de tête, dites moi ce que vous en pensez.
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