Voilà, ça fait déjà pas mal de temps que j'aimerais rédigé quelques articles consacrés aux campagnes napoléoniennes, mais le temps joue trop souvent contre moi. Malgré cet adversaire contre qui seul un nécromancien à ses chances, je vais tenter de commencer par une présentation générale de l'Europe en 1799, c'est à dire lors de l'arrivée de Bonaparte au pouvoir.
1/ La France (soyons chauvins!

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Vers la fin de 1799, elle apparait réellement comme la grande nation, celle dont les dimensions dépassent toutes les autres (sauf la Russie, mais cette dernière commence alors seulement depuis le XVIIIeme à se joindre au concert des grandes nations européennes), et dont les mouvements ont un contrecoup sur tous les Etats voisins, parfois même chez les peuples éloignés.
Les guerres de la Révolution lui ont offert des progrès foudroyants en Europe: annexion d'Avignon (1791), de la Savoie et Nice (1792-1793), de la Belgique autrichienne et de Liège, de la Rhénanie et de l'évêché de Bâle.
Elle s'est par ailleurs constitué un glacis protecteur formé de différentes républiques soeurs, nées de la poussée victorieuse des armées françaises: République batave (anciennes Provinces Unies), République Helvétique (Suisse) et en Italie les Républiques Cisalpines, de Gênes, Romaine et Parthénopéenne (Naples).
On comprend dès lors mieux que celle-ci se soit retrouvée en guerre contre presque toute l'Europe, les notions prônées par la jeune République n'aidant pas à la paix avec les souverains européens. En 1799, la France se retrouve ainsi en lutte contre la seconde coalition, constituée de l'Autriche, de l'Angleterre, de la Russie, et de la Turquie Ottomane. La situation n'est alors pas favorable pour les Bleus qui se trouvent casiment expulsés d'Italie, reculent en Suisse et en Hollande, tandis que le corps expéditionnaire d'Egypte de Bonaparte se retrouve "coincé" dans sa conquête depuis la destruction de la flotte par Nelson à Aboukir.
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"Créfieu messire, n'oubliez point que le monde est rond comme cul de pucelle!"