
Oyez braves gens, bienvenue sur ce forum entièrement dédié aux Bretonniens, leurs puissants et nobles chevaliers et leurs valeureux roturiers. |
| | | Très-Saint Flouffe de la Baronnie de La Tour | |
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Baron Guilhem de La Tour Saint vivant

Nombre de messages: 1754 Age: 21 Localisation: Quelque part entre Paris et Colombes, en train de creuser un tunnel pour atteindre la Sainte Cave. Date d'inscription: 07/07/2007
 | Sujet: Très-Saint Flouffe de la Baronnie de La Tour Dim 28 Déc 2008 - 18:26 | |
| DE LA NOBLE & TRES-ANCIENNE BARONNIE DE LA TOUR, DE SA GLORIEUSE HISTOIRE, DE SES US & COUTUMES, DE SES BELLES TERRES & DE CEUX QUI Y VIVENTou plus sobrement TRES-SAINT FLOUFFE DE LA BARONNIE DE LA TOURavec privilège & approbation de Sa Seigneurie le Baron Guilhem,Baron bis, membre de la secte des utilisateurs d'Internet Explorer, capitaine de la Compagnie des Floodeurs de Choc du Roy, héros de la Guerre des Grillades, initiateur de la contre-charge, cofondateur de la CTPTBP, Roi des Pinailleurs, Prince des Troubadours et plussoyeur fou officiel du foroume, reconnu d'utilité publique (méfiez-vous des imitations). (Et avec plein d'images pour faire joli.) Les barons de La Tour sont toujours prêts à écouter les doléances de leurs vassaux.Un Petit Truc Pour Commencerou La Baronnie de La Tour en Sept Paragraphes Au sud du royaume de Bretonnie, dans le fier duché de Gasconnie, entre Auder et Sirthelle, s'étend la vaste baronnie de La Tour. C'est un fief prospère et puissant, mais ses terres sont sauvages et escarpées, parfois inhabitées sur de nombreuses lieues. Au coeur du domaine se trouve l'immense forêt de Sombrefeuille, la plus étendue de la région, à la fois présence familière et danger permanent. Etablie là il y a près de deux millénaires si l'on en croit les légendes, la noble et prestigieuse maison du baron Guilhem gouverne le pays avec justice et honneur depuis la forteresse de La Tour qui donna son nom au fief. La terre sèche et rocailleuse de La Tour n'est guère favorable aux cultures, et les récoltes de blé y sont pauvres ; quant à l'élevage, il est surtout le fait des bergers qui élirent domicile dans les contreforts des Voûtes, au sud du domaine. La production la plus considérable de la baronnie, tant quantitativement que qualitativement, est sans doute son vin, fort réputé et exporté à travers tout le duché. La baronnie compte peu de villes d'importance, et la garrigue gasconnienne s'y étend sur la plupart des terres qui ne sont pas couvertes par la vaste forêt de Sombrefeuille, laquelle abrite force bêtes sauvages, brigands, peaux-vertes et homme-bêtes. La région compte ainsi plus d'un danger, dont l'isolement n'est pas le moindre, c'est pourquoi la noblesse fit ériger de nombreux châteaux, souvent de petite taille, mais puissamment fortifiés, perchés au sommet d'éperons rocheux, à même de soutenir de rudes sièges, même tenus par une poignée d'hommes. L'histoire de La Tour remonte bien au-delà de l'unification du royaume, et la baronnie a passé par des siècles de guerres, d'invasions et de famines, mais sa puissance n'a fait que croître. Ses chevaliers sont réputés des plus turbulents, même parmi les Gasconniens, et sont aussi prompts à défendre avec valeur leur terre qu'à la mettre en danger par des entreprises inconsidérées. Les barons de La Tour parvinrent tant bien que mal à contrôler leurs vassaux au fil des siècles, n'hésitant jamais à s'en assurer la loyauté par les armes. Grâce aux formidables défenses de la forteresse de La Tour, qui de mémoire d'homme jamais ne tomba, ils dominent sans partage la région et ne craignent guère les mécontents. La noblesse de la baronnie, quoique turbulente, est également cultivée, sachant apprécier tant le fracas des armes que le chant et la poésie courtoise. La mesnie du baron est une cour brillante et raffinée, à tel point qu'elle est parfois pour cela raillée par des gens indélicats venus de duchés plus septentrionaux, qui sont, comme chacun sait, peu au fait des choses de l'esprit. Les chevaliers de La Tour ont également la réputation d'être relativement bienveillants envers la populace ; il ne faut bien sûr rien exagérer, mais cela semble assez véridique. Bien entendu, la noblesse soutient qu'il s'agit là d'une attitude pleine de grandeur et de générosité, sans le moindre rapport avec les nombreuses révoltes de serfs qui agitèrent la baronnie par le passé. L'actuel seigneur de La Tour est le jeune baron Guilhem, chevalier aussi vaillant qu'ambitieux, qui se tailla une réputation dans la région en menant d'audacieuses campagnes à la tête de ses vassaux. Il fut ainsi l'un des héros de la guerre sainte que livra le roi Louen de Couronne pour venir en aide à l'Empire lors de l'invasion des Nordiques adorateurs des Dieux Sombres, défit les hordes des morts à Malpertus, et remporta même une éclatante victoire sur le peuple-fée lors de la bataille de la Clairière aux Eperviers, à la frontière des bois enchantés d'Athel Loren. Les membres de la maison de La Falguière s'expliquent avec ceux de la famille de Rochenoire et les pucelles du château de La Tour comptent les points du haut des murailles.La Baronnie de La Tour avant l'Unification du Royaumeou C'Estoit Mieux AvantL'histoire de la fondation du domaine de La Tour, qui peut remonter à près de quatre millénaires, s'est depuis longtemps perdue dans les brumes d'une époque oubliée où les cavaliers bretonni vinrent de l'est et passèrent les hautes Montagnes Grises pour s'établir sur les terres auxquelles ils donnèrent leur nom. Le seul souvenir qui en subsiste est à chercher en d'anciennes légendes et chansons de geste, c'est à dire en une tradition orale tardivement couchée sur le parchemin. On peut tenter, en confrontant les différentes versions, de reconstituer un récit plausible de la fondation du fief, mais les érudits de La Tour eux-mêmes s'y perdent, tant les écrits qu'ils doivent consulter sont contradictoires, mêlés de légendes ou rédigés en une langue que l'on peine aujourd'hui à déchiffrer. On raconte le plus souvent que c'est le roi Hilmart qui mena ses cavaliers jusqu'à ce qui allait devenir La Tour. Les légendes ne parlent guère de son périple, sinon par de vagues allusions, aussi l'histoire de son peuple ne remonte-t-elle pas au-delà de la fondation du domaine. Certains prétendent qu'Hilmart et ses guerriers, à la recherche d'une terre à habiter et à cultiver, campèrent un soir à l'orée d'une profonde forêt, au pied d'un grand éperon rocheux qui dominait la vallée d'un large cours d'eau. Cette nuit-là, des lueurs dansèrent au sommet du rocher, et les hommes s'en étonnèrent. Le lendemain, Hilmart s'y rendit avec ses hommes, mais n'y trouva rien qui pût expliquer les feux de la veille ; cependant, en contemplant la vallée en contrebas et les terres alentours, il pensa avoir trouvé un pays digne de ses sujets, et décida de s'y établir, considérant les lumières nocturnes comme un signe. D'autres légendes parlent de rêves et de visions envoyés par les dieux qui lui auraient ordonné de bâtir là la forteresse de son peuple, et l'on ajoute parfois, pour faire bonne mesure, qu'il dut vaincre un dragon pour se rendre maître de la place. C'est cette dernière version qui donna naissance à l'ancien nom du promontoire sur lequel fut bâtie le château de La Tour, le Roc du Dragon. Et le roi parla à ses hommes : Armons-nous de nos épées, Laissons derrière nous nos chevaux Pour monter au sommet du roc Et voir quelle magie s'y trouve Qui fait la nuit les flammes danser. Bravement ils s'armèrent, Et suivirent Hilmart le Preux. Or en cette montagne grise Se terrait au fond de son antre Un dragon au souffle ardent. Mais le roi tira son épée, Il frappa fort et bellement, Ainsi tomba morte la bête. Et le roi parla à ses hommes : Ici je veux que soit mon peuple, Ici sera notre foyer, Et nul ne nous en chassera, Car en ce lieu victoire fut nôtre.Extrait de la Geste d'Hilmart, traduite de l'ancienne langue gasconnienne par Evroul de Salesbert. Dans les siècles qui suivirent, le village perché sur le Roc du Dragon s'agrandit et ses habitants y construisirent une puissante tour qui donna son nom à l'endroit. A cette tour originelle s'ajoutèrent peu à peu d'imposantes fortifications, jusqu'à ce que la petite ville devienne une véritable citadelle, la plus puissante de la région, alors que ses seigneurs étendaient toujours davantage leur domination sur les terres et les villages voisins. Les fermiers et les éleveurs défrichèrent les flancs escarpés de la vallée pour y établir des cultures en terrasse, et y plantèrent de vastes vignobles. Le fief restait cependant en grande partie sauvage, et mêmes les plus rudes cavaliers redoutaient de s'aventurer trop avant dans la forêt qui s'étendait à perte de vue au nord-est de La Tour, qu'ils nommèrent Sombrefeuille, repaire d'hommes-bêtes et de gobelins. Le cours d'eau, appelé la Salandre, ou le Gardon de La Tour, était navigable une partie de l'année, ce qui facilitait le commerce avec d'autres fiefs ; en été, cependant, son cours pouvait beaucoup diminuer, et les pluies d'automne le faisaient souvent déborder de son lit, aussi ne pouvait-on entièrement se fier à cette route capricieuse. Alors que La Tour devenait une des plus importantes places fortes de la région, la place vint à manquer entre ses murs, et de plus en plus de paysans et de marchands s'établirent au bord du Gardon, ce qui les rapprochait des espaces cultivés et d'une voie de communication somme toute plus sûre que les routes, faisant du petit embarcadère une nouvelle ville en contrebas de la première. Cette situation a perduré jusqu'à présent, et peu de paysans demeurent encore dans la Ville Haute, surtout habitée par la noblesse, tandis que la Ville Basse, aujourd'hui ceinte de murailles, est devenue le coeur du commerce de la baronnie. A l'époque de Gilles le Breton, la puissance de La Tour avait décliné, car les peaux-vertes, les hommes-bêtes et bien d'autres ennemis multipliaient leurs attaques sur la région. La forteresse des barons, quoique protégée par ses hautes tours et ses murs épais, était de plus en plus isolée d'un fief qu'elle peinait à présent à contrôler, et qui sombrait peu à peu dans l'anarchie. La Ville Basse de La Tour fut ravagée et sa population gagna la citadelle des barons, laquelle fut finalement encerclée et assaillie par une immense horde de peaux-vertes. Le seigneur de La Tour parvint à repousser l'ennemi au terme d'un siège terrible, quand il mena une sortie avec ses derniers chevaliers. Maintes chansons se font l'écho de cette formidable bataille, remportée de justesse et au prix de centaines de vies. Par la suite, le seigneur de La Tour reçut l'aide salutaire des armées du duc Lambard, puis des chevaliers de Gilles de Bastogne lui-même, qui contribuèrent à rétablir la paix à La Tour comme dans le reste de la Gasconnie. _________________ Connecte-toi à ma soirée MSN.| Spoiler: | | |  |
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Dernière édition par Baron Guilhem de La Tour le Dim 28 Déc 2008 - 23:50, édité 3 fois |
|  | | Baron Guilhem de La Tour Saint vivant

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 | Sujet: Re: Très-Saint Flouffe de la Baronnie de La Tour Dim 1 Fév 2009 - 15:57 | |
| De la Roture On dit souvent que le sort du bas peuple de La Tour est un peu moins misérable que dans d'autres régions du royaume ; cela n'est pas entièrement faux. Peut-être est-ce là un effet de la vie rude qu'ils mènent dans les terres sauvages et escarpées de la baronnie, mais il semble que les paysans y soient plus robustes et indépendants que dans les fiefs du nord. Bien des hameaux sont situés en des lieux isolés et difficiles d'accès, à flanc de vallée ou au sommet d'une crête rocheuse, et doivent souvent se passer de l'assistance de la noblesse pendant de nombreux mois, en particulier durant l'hiver. Les attaques de peaux-vertes ou d'hommes-bêtes en maraude ne sont pas rares dans les montagnes, aussi les habitants de ces villages doivent-ils être prêts à se défendre seuls la plupart du temps. Les paysans de La Tour sont fiers de ce qu'ils considèrent comme une certaine forme d'indépendance vis-à-vis de la noblesse et sont ainsi volontiers fanfarons, voire moqueurs à l'égard des roturiers des autres régions, qu'ils jugent un peu trop soumis et béats d'admiration devant leurs seigneurs et maîtres. Il est cependant bien entendu que de telles dispositions s'évanouissent à la vue d'un chevalier et que la populace de La Tour file doux devant la noblesse, comme il se doit. Les paysans de La Tour travaillent dans la joie et la bonne humeur.Les chevaliers de La Tour ont pourtant appris à se méfier du peuple qu'ils dominent. En effet, la baronnie a sans doute connu plus de révoltes de paysans que nulle autre seigneurie voisine, et ces révoltes furent souvent d'une grande violence ; aussi les barons de La Tour ont-ils au fil des siècles accordé quelques libertés à leurs sujets : des taxes furent supprimées, les habitants de certaines villes reçurent le droit d'élire des représentants pour participer à l'administration de leur cité, le pouvoir de guildes fut renforcé... autant d'avantages qui restent assez symboliques, car le pouvoir réel demeurera toujours entre les mains des nobles. Mais cela suffit à la roture, et les barons de La Tour en profitent habituellement en fins politiques, pour assurer le calme au sein de leur turbulent domaine. C'est bien entendu dans les quelques grandes villes que compte la baronnie que le peuple sait le mieux faire valoir ses revendications, lesquelles se font souvent à travers les guildes les plus puissantes. A l'inverse, le peuple des campagnes est habituellement on ne peut plus tranquille, bénéficiant de l'étroite surveillance des chevaliers. Les bergers des contreforts des Voûtes sont quant à eux les plus autonomes des roturiers de La Tour, mais ils s'intéressent peu à ce qui se passe « en bas », ne descendant que pour vendre leur laine, leur fromage ou leur viande, et ne causent guère d'ennuis. Une certaine liberté de ton est également concédée par les chevaliers aux paysans, en particulier lors de fêtes où le peuple, déguisé et masqué, parcourt les rues des cités et les chemins de campagne en un cortège délirant et grotesque ; en ces jours -qui fort heureusement restent rares-, il lui est permis de dire des nobles ce qu'il voudra et de crier à tue-tête les pires grossièretés. Ce genre de traditions choque habituellement les nobles étrangers au plus haut point, mais les seigneurs de La Tour semblent s'en amuser plus que s'en offusquer -une preuve de plus que les paysans sont après tout de grands enfants, sans doute. Ils savent en outre à quel point ces réjouissances sont nécessaires pour calmer les mécontents une ou deux fois l'an, en évitant les débordement le reste du temps. La Révolte du Hachoir et des Ciseaux La plus terrible révolte que connut jamais la baronnie de La Tour fut sans nul doute celle de l'année 854, dont on a gardé souvenir sous le nom de Révolte du Hachoir et des Ciseaux. Après un hiver difficile et de mauvaises récoltes, le baron Florimond, fameux pour son peu de soucis de la gueusaille, décida une nouvelle levée de taxes, accablant encore un peu plus le petit peuple de La Tour. Parmi les impôts les plus originaux, l'histoire, ou du moins la légende, a retenu celui sur le nombre de souliers de rechange, qui ne concerna bientôt plus aucun paysan, celui sur les poignées de porte ainsi que sur le nombre de chaises par foyer, et celui qui frappait les charcutiers en prélevant les deux tiers de chaque saucisson pour le bon usage du baron. Bientôt, la populace murmura, s'agita, et les chevaliers réagirent ainsi qu'ils en avaient l'habitude, en condamnant les récalcitrants à la hart. Mais cette fois-ci, les vieilles méthodes restèrent vaines, et les villes de la baronnie s'embrasèrent, sous l'impulsion des puissantes guildes des bouchers-charcutiers -dont on comprend la hargne- et des drapiers, d'où le nom qui fut par la suite donné à la jacquerie, d'après les blasons desdites guildes. A La Tour même, le peuple parvint à bouter le feu au palais de justice tant haï pour ses verdicts expéditifs ; à Orsière, les celliers qui contenaient le fruit des taxes furent pris d'assaut par les habitants qui les vidèrent en quelques heures ; à Grizac, les officiers seigneuriaux chargés de percevoir l'impôt furent précipités du sommet de la plus haute tour de la ville ; le pire fut atteint à Chambrège, où les jacques parvirent à prendre le contrôle de la cité entière au prix de sanglants combats de rues. Maître Gombault, le prévôt des marchands, qui se trouvait être également le maître de la guilde des bouchers-charcutiers chambrégeois, fit capturer messire Gauthier, le seigneur de la ville, et ordonna que l'on en retranchât à la hache les deux tiers, qu'il envoya à La Tour pour le bon usage du baron, en référence à l'impôt sur les saucissons. Les percepteurs d'impôts de Grizac sont invités à aller voir comme c'est joli en bas.Les villes furent bientôt rejointes par les campagnes et la guilde des vignerons, mais la répression y fut beaucoup plus efficace que dans les cités, et nombre de villageois décidèrent d'abandonner leurs chaumières pour s'en aller trouver refuge dans les forêts et les hauteurs, où les chevaliers ne pouvaient guère les suivre. Certains s'y risquèrent, et durent bien vite renoncer, quand ils ne périrent point dans des guets-apens. Apprenant que son domaine était à feu et à sang du fait de quelques gueux insolents, Florimond ordonna une nouvelle vague de répression qui ne fit qu'empirer la situation, si toutefois la chose était possible. Certains historiens pensent que c'est à cette période que fut inventé le célèbre jeu du Maraud Ailé, qui consiste à catapulter un paysan le plus près possible d'une cible donnée -un puits, par exemple. C'est alors que certains parmi les nobles, horrifiés par les consignes du baron, ou, plus probablement, désireux d'en finir au plus vite avec la révolte, voire d'affaiblir leur suzerain, déclarèrent qu'il fallait sans tarder accorder au peuple ce qu'il demandait. Certains allèrent jusqu'à combattre aux côtés des jacques, prenant la tête de la rébellion dans les montagnes. La révolte prit des allures de fronde des nobles, et plus d'un seigneur voisin de La Tour apporta son aide aux vassaux rebelles, quand d'autres encore pensèrent profiter de la crise pour se rendre maîtres de la baronnie. Après des mois d'une situation intenable, alors que la plupart de ses vassaux ne tenaient plus aucun compte de ses ordres et que les autres avaient ouvertement pris les armes contre lui, Florimond dut céder à l'avis de ses conseillers, et abrogea les décrets injustes et les taxes abusives, vida ses geôles des paysans emprisonnés et accorda à plusieurs villes une charte et des libertés et privilèges supplémentaires. Depuis, chaque année, il est d'usage de célébrer la fin de la révolte par une grande fête qui s'étend sur plusieurs jours, pendant lesquels le bon peuple de La Tour acclame son généreux baron, lui rendant grâces de ses bienfaits -et si le peuple n'est pas disposé à acclamer son seigneur, c'est également en cette période qu'éclatent traditionnellement les révoltes. Les réjouissances s'achèvent par un feu de joie au centre duquel est placé un mannequin grotesque dont les nobles disent ignorer la signification, mais dont chacun sait fort bien qu'il représente plus ou moins fidèlement le baron Florimond. Vint au milieu du festin messire le brave sénéchal de Montjoc, et dit au baron que de toutes parts du domaine venaient force nouvelles d'une moult grande et terrible émotion de manants contre les nobles chevaliers. Lors répondit le baron : « Peu me chaut, sire sénéchal. Branchez-les tous aux arbres, et qu'il n'y ait nul tronc en la forêt de Sombrefeuille qui n'ait un coquin pendu à sa ramure. », et se servit à boire.Extrait des Chroniques de La Tour pour l'année 854. _________________ Connecte-toi à ma soirée MSN.| Spoiler: | | |  |
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 | Sujet: Re: Très-Saint Flouffe de la Baronnie de La Tour Mar 7 Avr 2009 - 10:08 | |
| Quelques Villes d'Intérêt ou Petit Guide à l'Usage du Touriste
Chambrège, la Ville Franche Chambrège est une cité importante à l'échelle de la baronnie. Sans atteindre celles de La Tour, sa population est nombreuse et son industrie développée ; le commerce de la laine et des tissus en général y est particulièrement florissant. C'est cependant pour une tout autre raison que la ville est fameuse. Chambrège abrite en effet la populace la plus turbulente de toute la baronnie, de l'avis de chacun, Chambrégeois y compris (ils s'en font d'ailleurs une gloire et revendiquent le titre haut et fort). Le voyageur de passage sera frappé par l'aspect tortueux et souvent assez misérable des rues, qu'une noblesse indifférente laissa se développer de façon totalement anarchique. C'est bien entendu un avantage considérable pour les nombreux hors-la-loi et marginaux que compte la cité, lesquels peuvent vaquer à leurs activités dans une relative sérénité, ne craignant guère d'être arrêtés si d'aventure la milice (notoirement conciliante, et corrompue à divers degrés) leur donnait la chasse dans les venelles étroites. L'aristocratie chambrégeoise méprise le bas peuple et n'aime guère à s'aventurer sans une escorte bien armée hors du quartier noble de la ville, sorte de cité dans la cité, ceint de murailles et gardé par les gens d'armes de Suidebert de Chambrège, seigneur de la place. Ce dernier avait le choix entre deux attitudes éprouvées de longue date à l'égard de sa ville : ou bien régner par la terreur et l'oppression constante, ou bien laisser les Chambrégeois faire presque en toute chose selon leur bon plaisir, et se contenter d'intervenir dans les situations les plus critiques. Il a choisi la seconde solution, sans doute plus sage, et gouverne avec un savant mélange de laxisme, de manipulation et, quand c'est nécessaire, de brutalité. Les bas-fonds de Chambrège sont animés par force voleurs, trafiquants, escrocs et agitateurs divers poussant les miséreux à la révolte. Les rues des faubourgs mal famés sont infestées de mendiants simulant les plus pitoyables maladies, se plaçant un bandeau sur les yeux pour contrefaire les aveugles ou frottant leur peau d'herbe-aux-gueux pour lui donner un aspect ulcéré. Ici plus que nulle part dans la baronnie, le culte de Ranald est vivace, ainsi que d'autres encore moins avouables. Les quartiers les plus pauvres de la ville sont évités par toute personne sensée, et Suidebert n'aurait que peu de contrôle sur eux s'il ne savait collaborer à l'occasion avec les barons du crime qui y font la loi. Fort heureusement, de tels quartiers sont l'exception plutôt que la règle, et ils se trouvent dans les faubourgs, hors des puissantes murailles de la ville. Dans l'ensemble, grâce à l'habilité de Suidebert et à sa forte troupe d'hommes d'armes, l'ordre règne à peu près et les rues sont presque sûres. Néanmoins, certains ancêtres de l'actuel sire de Chambrège furent moins heureux, et durent contempler dans la plus totale impuissance leur cité sombrer dans l'anarchie. Les Chambrégeois sont en effet prompts à contester l'autorité de la noblesse, et il suffit que les plus riches et influents bourgeois prennent la tête d'une émeute pour que celle-ci dégénère en soulèvement. C'est lors de la fameuse Révolte du Hachoir et des Ciseaux que la cité fit le plus parler d'elle et gagna le plus gros de sa déplorable réputation (Note du Baron bis : Si vous avez oublié ce qui se passa alors à Chambrège, relisez, relisez donc  ). La ville se proclama libre et indépendante du baron de La Tour, sous la conduite du boucher-charcutier Gombault, et se dota d'un conseil de marchands et de notables issus de la roture en guise de gouvernement. Quand la révolte prit fin, Chambrège était toujours fermement tenue par les jacques, et ne fut reprise par la noblesse qu'après plusieurs jours de combats sanglants entre les murs de la cité, conclus par une mémorable charge de cavalerie dans la grand-rue de la ville et la pendaison de maître Gombault, instigateur du soulèvement.  Les gens d'armes du baron Florimond rétablissent la paix à Chambrège.Chambrège était alors en triste état, et prête à se révolter à nouveau tant la répression avait été rude. Le baron Florimond concéda alors une charte à la cité, lui accordant des libertés sans précédent dans la baronnie et le titre de ville franche. Ainsi, le seigneur de Chambrège est censé gouverner en étroite collaboration avec un conseil de représentants élus par le peuple, qui sont le plus souvent les maîtres d'une guilde locale. Les décisions importantes de Suidebert sont préalablement soumises au conseil, qui peut exprimer son désaccord, même s'il ne peut les empêcher. Les oppositions sont fréquentes, mais les deux parties sont bien malgré elles forcées de s'entendre : le conseil sait que Suidebert a pour lui de nombreux gens d'armes et le soutien du baron Guilhem, et Suidebert sait quant à lui qu'une mesure désapprouvée par le conseil sera systématiquement abhorrée par la populace, et donc difficile à mettre en œuvre sans heurts. Ce sage gouvernement assure à Chambrège une vie assez paisible, en dehors de quelques émeutes de temps en temps et d'une révolte sans trop de conséquences tous les deux ou trois ans. A moins d'avoir la malchance de tomber sur l'une de ces révoltes, le visiteur pourra profiter de la vie dense et distrayante de la ville, admirer les étoffes aux couleurs variées des élégantes échoppes des drapiers chambrégeois et faire d'agréables promenades à travers de pittoresques ruelles -en n'oubliant pas de regagner son auberge de bonne heure, on n'est jamais trop prudent. On ne manquera pas la visite (commentée sur demande et pour une somme modique par les anciens de la ville) de la Rue de la Charge, voie principale de Chambrège et haut lieu de l'histoire de la Révolte du Hachoir et des Ciseaux, ni la Place du Saucisson, qui vit le découpage à la hache de messire Gauthier par maître Gombault, ni surtout la Butte aux Pendus, rendez-vous privilégié des Chambrégeois (une exécution par jour, deux les jours de fête). Orsière, la Cité des Vignobles Orsière est une petite cité forte du sud de la baronnie, bâtie à flanc de colline et entourée de vignes. Si l'on oublie quelques fermes et hameaux isolés, c'est la seule présence humaine à des lieues à la ronde ; la ville est en outre loin de toute route aisément praticable, et le voyageur devra pour s'y rendre emprunter un chemin accidenté qui serpente à travers une garrigue rocailleuse et le plus souvent desséchée par un soleil de plomb. Cependant, Orsière est fameuse dans toute la baronnie de La Tour et même au-delà. Elle ne le doit à nulle autre chose qu'à son vin, qui de l'avis général vaut largement tous les efforts consentis par les marchands pour le transporter sur des sentiers de terre. Une fois passées les portes d'Orsière, le visiteur pourra se reposer de sa marche éreintante dans l'une des innombrables et réputées tavernes de la ville, où l'on déguste le vin local à l'ombre des troènes. S'il en a encore la force et qu'il se sent de taille à résister aux vapeurs d'alcool omniprésentes (une bouffée d'air à Orsière est un verre de vin ailleurs, affirme le dicton), il profitera d'une superbe vue (pour peu que l'on aime les paysages de vignobles) de la région du haut des murailles, visitera quelques caves (qui proposent des dégustations gratuites), et admirera la très célèbre statue du baron Bermond le Ripailleur, bienfaiteur vénéré d'Orsière, qui accorda à la ville de nombreux privilèges en récompense d'une contribution massive à sa cave. Le visiteur s'émerveillera également à la vue de l'étonnante Tour de la Bouteille, qui comme son nom l'indique a tout à fait la forme d'une bouteille -on prétend que l'architecte qui en dirigea les travaux était ivre. Selon la légende, elle annonce les années où le vin sera bon en émettant, le jour de la fête du dieu des vignes Galdan, un bruit analogue à celui d'une bouteille que l'on débouche avec énergie. L'érudit Grimbert, clerc du baron Gauvain, de passage à Orsière en 1054, émit l'hypothèse que ce bruit était dû à la dilatation des pierres par la chaleur ambiante ; il reconnut cependant publiquement qu'il s'était trompé après qu'une foule d'Orsiérois pris de boisson et scandalisés par ses théories eurent tenté de le brûler pour sorcellerie. Mais le haut lieu d'Orsière est indubitablement le grand temple du dieu Galdan, dieu que nous évoquions plus haut et dont nous allons dire davantage. Galdan est vénéré dans la baronnie de La Tour tout entière en tant que patron des vignerons et protecteur des buveurs de vin. Selon les légendes locales, il est le fils de Taal et de Rhya, c'est pourquoi il est souvent représenté à leurs côté sur des autels qui parsèment la campagne. Son aspect est celui d'un homme dans la force de l'âge, parfois légèrement bedonnant, toujours joyeux et rieur, barbu et portant une couronne de feuilles de vignes dans sa chevelure et un verre de vin ou une grappe de raisin à la main. Le temple d'Orsière est le plus grand qui lui soit consacré, et la ville est considérée comme le centre de son culte et placée sous son patronage ; son adoration, quoique très commune à La Tour, ce qu'il faut sans doute mettre en relation avec sa longue tradition vinicole, est peu répandue au-delà des frontières de la baronnie. Le clergé de Galdan est peu développé et assez informel, et les cérémonies qui lui sont adressées ressemblent plus à des beuveries qu'à autre chose. Il est d'usage dans tous les vignobles de la baronnie de lui offrir un peu de vin de l'année précédente au début des vendanges, pour s'assurer une production de qualité. La noblesse le vénère également comme dieu des festins et des divers plaisirs liés auxdits festins, y compris ceux qui se pratiquent plutôt après, quand on a l'esprit un peu embrouillé et que l'on ne se rappelle plus trop où se trouve sa chambre. Mais quittons Galdan et revenons-en à Orsière.  C'est à boire, à boire, à boire-euh ! C'est à boire qu'il nous faut !Orsière est en quelque sorte une très grande ferme, ou un très gros mas, au milieu d'un immense vignoble. Son isolement en fait une cible de choix pour des pillards, des seigneurs rivaux, des hommes-bêtes ou des peaux-vertes -en règle générale, tous ceux que les gigantesques réserves de vin de la cité peuvent intéresser. Bien que les environs, défrichés il y a bien des siècles pour y établir des vignobles, offrent peu de refuges aux bêtes sauvages et aux brigands, les gens d'armes du seigneur Briand d'Orsière patrouillent la région sans relâche, à l'affût de tout ce qui pourrait endommager les précieuses vignes de leur maître. Orsière elle-même est solidement fortifiée, et plus d'un assaut s'y est brisé. On admet cependant que les remparts de la ville n'y sont pas pour grand-chose, et que la force de la cité réside plutôt en ses vaillants défenseurs, que les seigneurs d'Orsière ont coutume d'encourager (certaines mauvaises langues disent d'abrutir) par de généreuses distributions de vins. La dernière attaque en date eut lieu en 1544, alors que le baron Guilhem guerroyait dans le lointain duché de Middenland, sous le haut commandement du roi Louen de Couronne. Orsière parvint à soutenir trois semaines durant l'assaut d'une horde d'hommes-bêtes avant que des renforts pussent enfin être dépêchés et briser le siège ; le départ du baron avait en effet privé son fief d'une bonne part de ses défenseurs, et les hommes-bêtes étaient alors plus nombreux que jamais. Le baron salua à son retour l'exploit de Briand d'Orsière, qui avait par sa valeur gardé sa ville presque intacte. On déplora seulement la perte de quelques centaines de barriques de vins, consommées par les défenseurs pour se donner du coeur à l'ouvrage, et la mort tragique du maître de la guilde locale de vignerons, qui se suicida en se noyant dans une cuve de vin vieux quand il apprit que ses vignes avaient été ravagées par les hommes-bêtes. Il existe une certaine rivalité entre les vignerons du domaine d'Orsière et ceux des côteaux de Sombrefeuille, l'autre grand vignoble de la baronnie, rivalité qui dégénère parfois lors des foires où les deux camps se retrouvent à vanter côte à côte les mérites de leurs productions respectives. Un décret édicté en 1326 par les conseillers du baron Tancrède établit un système complexe selon lequel les vignerons des deux origines ne doivent jamais être présents les mêmes jours à une foire et sont tenus de vendre leur vin en alternance. Au début, certains administrateurs zélés tentèrent d'y comprendre quelque chose, mais aujourd'hui, chacun l'ignore et suit la sage opinion selon laquelle il vaut mieux guérir en calmant les vignerons d'un bon coup de hampe de hallebarde sur le crâne que prévenir en appliquant un règlement qui s'étend sur des dizaines de pages (même écrit tout petit). _________________ Connecte-toi à ma soirée MSN.| Spoiler: | | |  |
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|  | | Baron Guilhem de La Tour Saint vivant

Nombre de messages: 1754 Age: 21 Localisation: Quelque part entre Paris et Colombes, en train de creuser un tunnel pour atteindre la Sainte Cave. Date d'inscription: 07/07/2007
 | Sujet: Re: Très-Saint Flouffe de la Baronnie de La Tour Mer 1 Juil 2009 - 17:35 | |
| L'Art de la Table La cour brillante et raffinée de La Tour ne se conçoit point sans son goût certain de la bonne chère, et la table du baron est renommée à des lieues à la ronde. Le Maître Queux et le Grand Echanson y sont des personnages importants et il n'est point de victoire qui n'y soit célébrée par quelque grand festin ; dès lors que l'on connaît l'inégalable vaillance des chevaliers de La Tour, on sait que ces victoires sont nombreuses, et qu'ainsi la vie d'un noble se répartira à peu près également entre la guerre et la ripaille. Les plaisirs de la table sont indisociables de l'art de vivre hédoniste de la cour du baron. Il est fréquent que les festins y durent tout le jour, s'accompagnant de chants, de musique et autres divertissements, d'abord du fait de ménestrels engagés pour l'occasion, puis de ceux des chevaliers qui se sentent en verve poétique quand arrive la fin du festin et que le vin de La Tour a coulé à flots. La forêt de Sombrefeuille constitue une inépuisable réserve pour les chasses de la noblesse et les tables des châteaux. Les lois de la baronnie ont toujours été des plus sévères pour qui s'aventure à braconner sur les terres de La Tour et il est interdit aux paysans d'étendre leurs cultures et de défricher trop avant sur la forêt, aussi les chevaliers disposent-ils d'un gibier considérable dont la chasse leur fournit à la fois distraction et ample provende. Le mauvais côté des choses est certes que la forêt de Sombrefeuille reste ainsi sauvage et que les pires bêtes fauves et hardes d'hommes-bêtes y peuvent prospérer en toute quiétude, malgré les fréquentes battues des chevaliers. Mais l'abondance de venaisons à la table du baron est à ce prix. Si le sol ingrat et rocheux de la région est souvent un obstacle aux cultures, il donne en revanche un excellent vin, exporté et vendu à grand prix dans les marchés et foires de Gasconnie. Outre ce vin (Note du Baron bis : Tiens, j'ai fait un jeu de mots sans même m'en apercevoir.), les tables de La Tour sont réputées pour leurs venaisons (que l'on prépare bien entendu au vin), leurs fromages et leur charcuterie (NdBb : Sans oublier leurs fameuses grillades, que le comte Dangorn de Castagne prise fort.) ; les cuisiniers de La Tour font aussi grand usage des herbes aromatiques qui abondent dans les fiefs méridionaux du royaume. Le paysage accidenté de la baronnie a poussé nombre de paysans à laisser l'élevage des bœufs aux duchés septentrionaux pour se consacrer à celui des moutons et des chèvres. Les avantages en sont nombreux : de tels troupeaux ne sont pas gênés par le relief montagneux et s'accomodent fort bien de la végétation sèche qui leur sert de nourriture ; bien mieux, leur viande étant méprisée par la noblesse, celle-ci n'en prélève qu'une faible part. Le haut prêtre de Shallya Rostaing d'Aigremont (à gauche, en rouge et blanc) tente de faire comprendre avec tact au baron Adelstan de La Tour (à droite, en habits bleus) qu'il s'est coiffé par mégarde d'un pâté de sanglier aux airelles.Bermond le Ripailleur Si nombre de seigneurs de La Tour doivent à leurs hauts faits d'armes d'avoir laissé une trace dans les annales de la baronnie, il en est un qui ne le doit qu'à son légendaire appétit. Le baron Bermond de La Tour était un véritable colosse, tant en longueur qu'en largeur, si bien qu'il ne put jamais porter que des pièces d'armures forgées sur mesures ; un cheval robuste, dit-on, s'épuisait en quelques heures sous son poids, et il pouvait sans peine soulever un tronc d'arbre à mains nues. Nul chevalier ne put jamais le vaincre à la bataille, mais c'est de ses exploits à table que les gens de La Tour ont gardé souvenir encore vivace plusieurs siècles après sa mort. Nombre de légendes courent la baronnie à son sujet : on raconte qu'il aurait un jour asséché les caves à vin des châteaux de tous ses vassaux à des lieues à la ronde, et, voyant cela, déclaré une guerre à un seigneur voisin pour se réapprovisionner au plus vite. On prétend encore que l'un de ses chevaliers ayant commis l'impair de lui servir un repas qu'il jugea insuffisant, Bermond se crut gravement insulté et l'occit en duel au milieu de la salle où se déroulait le festin, au moyen d'une broche à rôti. Le baron Bermond connut une fin tragique. Cédant enfin à ses mires qui s'alarmaient de son déplorable régime alimentaire, il accepta la mort dans l'âme de se mettre à la diète. Il mourut deux jours plus tard. « Lever matin, n'est poinct bon heur, Boire matin est le meilleur. » Baron Bermond de La Tour. La Garde de La Tour La Garde de La Tour est un corps de chevaliers d'élite chargés de protéger le baron et de l'escorter à la bataille. Les conditions pour y entrer sont extrêmement rigoureuses, et y appartenir est un immense honneur. Les chevaliers de la Garde sont souvent des nobles issus des grandes familles de la baronnie qui résident au château de La Tour et font partie de la cour du baron et de sa mesnie, mais la seule naissance ne suffit pas : il faut avoir fait montre de sa loyauté et de sa valeur au combat. Seul le baron peut décider de l'entrée d'un chevalier dans sa Garde, et il peut s'en servir pour récompenser à peu de frais un vassal méritant ; mais la plupart des barons de La Tour eurent la sagesse de n'y admettre que des braves parmi les braves, aussi les Chroniques de La Tour sont-elles jalonnées d'actions d'éclat accomplies par ses membres. Lors de son intronisation, le chevalier se rend dans la chapelle du Graal du château de La Tour et fait vœu de servir loyalement le baron et de donner sa vie s'il le faut pour protéger la sienne, en présence du baron lui-même, du Maître de la Garde et de quelques officiers ou membres éminents. Un chevalier peut à tout moment se retirer de la Garde, s'il se trouve en désaccord avec le baron, par exemple, ou s'il veut se lancer dans la quête du Graal. En raison de son mode de recrutement, les chevaliers de la Garde sont souvent dispersés à travers toute la baronnie, même si beaucoup résident en permanence à La Tour, siège de l'ordre et demeure du baron. Rassembler la Garde, ne serait-ce qu'en partie, est chose rare qui révèle souvent une situation de crise. A ce jour, la Garde de La Tour n'a plus été appelée à combattre dans son ensemble depuis la guerre contre les hordes des Dieux Sombres dans l'Empire, où elle suivit le baron Guilhem et fit mainte fois honneur à son blason. Ce sera tout pour cette fois. J'espère que ça vous a plu (et que vous avez réussi à tout lire). Si vous avez des commentaires à m'adresser (et ils seront les bienvenus), ce topic est à votre disposition (ne postez pas ici, s'il vous plaît, ça ferait brouillon  ). _________________ Connecte-toi à ma soirée MSN.| Spoiler: | | |  |
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